L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

Armées nationales


Les bataillons de grenadiers dans la campagne de 1809

 

Source : Alfred Umhey, « Les grenadiers autrichiens, 1805-1815 », in TRADITION Magazine n° 191

 


12/06/2018
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Les échelons : de quoi s'agit-il ?

Les échelons, c'est-à-dire les unités dépendant de chaque officier d'un rang de commandement déterminé, composant les armées de cette période, étaient tous organisés selon des règlements semblables. C'est pourquoi les appellations de ces échelons étaient les mêmes. La question se posant souvent aux débutants et parfois même aux joueurs expérimentés, voici une tentative de définition générale de tous les échelons rencontrés pendant les guerres napoléoniennes. Nous évoquerons superficiellement les échelons inférieurs au régiment (bataillon et compagnie) qui n'ont aucune existence dans L'ÂGE DES AIGLES. Les règles de niveau tactique et sub-tactique en traitent généralement avec clarté et compétence.

 

LE RÉGIMENT

Placé au niveau intermédiaire de la chaîne de commandement, le régiment était généralement l'échelon de base des forces armées nationales, composé d'une seule arme : infanterie, cavalerie ou artillerie. Il était aussi l'entité administrative la plus adaptée à la gestion des hommes et du matériel. Le recrutement et les approvisionnements étaient géré par les régiments. Chaque régiment était par exemple en garnison dans une ville, laquelle était le point de destination de tous les conscrits qui avaient reçu leur feuille de route. C'est là qu'ils étaient formés et en temps de guerre, qu'ils attendaient de partir rejoindre leur régiment, formant en attendant un bataillon dit "de dépôt", réservoir de troupes destinées à combler les pertes de leur unité. Dans les régiments de cavalerie, c'est également là qu'étaient stationnés les chevaux de remonte, la remonte étant la réserve de bêtes formées au combat qui attendaient de rejoindre, exactement comme les hommes. Dans les régiments d'artillerie, c'est là qu'étaient stockées les pièces de rechange, les chevaux d'attelage et les personnels formés au service des canons. En campagne, le régiment d'artillerie n'avait pas d'utilité, sinon administrative, car les compagnies d'artillerie ou batteries, opèraient et étaient affectées individuellement un peu partout dans l'armée.

 

Le chef de corps du régiment était en général un colonel. Avant la Révolution française, et dans la plupart des armées monarchiques européennes, le régiment était acheté par un noble qui prenait le titre de colonel, et qui en qualité de propriétaire, avait la charge de son entretien. Celui-ci espèrait ainsi obtenir des faveurs du monarque. Ce système permettait aux monarchies de faire des économies importantes sur l'entretien des troupes. Le colonel-propriétaire ne paraissant pour ainsi dire jamais au régiment, le commandement étant délégué à un lieutenant-colonel, appointé par le colonel-propriétaire pour gérer et commander sur le terrain. Certains régiments étaient mieux entretenus que d'autres, les colonels-propriétaires et les colonels étant plus ou moins généreux avec leur bien, les économies, détournements et malversations étant monnaie courante.

 

En France, à partir de la Révolution, le système fut aboli. Les régiments, baptisés du nom révolutionnaire de "demi-brigade", étaient propriété de la Nation, qui en confiait la gestion à des commissaires des guerres, officiers publics et payeurs du Trésor, qui détennaient les fonds nécessaires, ou estimés nécessaires, à l'entretien des troupes. Napoléon aura toujours des démélés avec ces gens-là, généralement avares, corrompus, escrocs et truands de tout acabit, n'hésitant pas à détourner sans vergogne les fonds publics. Plus d'un y perdra sa tête pendant la Révolution, ou sera fusillé sous l'Empire. Malgré tout, le système perdurera au détriment des pauvres troupiers. Ce qui expliquera la réputation des soldats français : chapardeurs et voleurs, malheureux en guenilles et crevant de faim, réduits à vivre sur le pays. Napoléon fondera du reste le ravitaillement de ses troupes sur la débrouillardise bien connue du soldat français, à défaut de pourvoir compter sur un système logisitique à la hauteur. Partout où passeront les armées françaises, les campagnes seront vidées de tout ce qui ce mange, y compris la viande sur pieds.

 

Les régiments français portaient sous l'Ancien Régime le nom de leur propriétaire, exception faite des "petits vieux", régiments les plus anciens appartenant au roi et portant des noms de provinces (Picardie, Navarre, Champagne, etc). La Révolution leur attribuera des numéros. En Grande-Bretagne, les régiments portaient un numéro et un nom de comté ou de "parrain", généralement un membre de la famille royale ou affilié, parfois le nom du fondateur du régiment (les Anglais sont attachés à la tradition et ces régiments existent toujours). Partout ailleurs, le régiment portait le nom de son colonel et parfois un numéro, mais généralement il n'était pas utilisé. C'est nous aujourd'hui qui utilisons ces numéros plus ou moins officieux, afin d'identifier plus facilement les régiments qui changeaient assez fréquemment de propriétaire et donc de nom. C'était l'un des inconvénients de cette identification nominative. La Russie donnait à ses régiments des noms de villes ou de provinces, et à de rares exceptions des noms de personnes ou d'institutions.

 

LES RÉGIMENTS D'INFANTERIE

Le régiment était constitué de bataillons, en nombre très variable selon le pays et l'année, généralement de 1 à 6. Par exemple, en Grande-Bretagne le régiment ne comprenait en général que deux bataillons, parfois un seul voire même jusqu'à 8. En France on en comptera 3 à 5. Le régiment était commandé au combat par un colonel, un lieutenant-colonel voire un major. Son effectif variait de 500 à 1500 hommes. Les manuels tactiques étaient fondés sur le bataillon et non sur le régiment. C'était le bataillon qui était la pierre angulaire de la manoeuvre sur le champ de bataille.

 

Les bataillons étaient composés de 3 à 10 compagnies. La compagnie était placée sous les ordre d'un capitaine et comprenait de 50 à 200 hommes. La tactique de manoeuvre des compagnies reposait principalement sur les évolutions destinées à délivrer un feu de salve aussi efficace que possible. Les compagnies étaient à leur tour subdivisées en échelons plus petits qui sortent largement du cadre de cet article. Dans la plupart des armées, l'association de deux compagnies était fréquente sur le terrain et était appelée "division", à ne pas confondre avec la division échelon constitutif du corps d'armée.

 

LES RÉGIMENTS DE CAVALERIE

Les régiments de cavalerie étaient organisés en escadrons. Un régiment pouvait en compter 2 à 10, dont l'effectif variait de 60 à 200 cavaliers. L'escadron était l'échelon de manoeuvre tactique de la cavlerie. Le régiment était commandé au combat par un colonel, un lieutenant-colonel voire un major comme dans l'infanterie. L'escadron était normalement commandé par un major ou commandant, et se décomposait en pelotons, dont nous ne parlerons pas, mais qui étaient les équivalents des compagnies dans l'infanterie. Dans la cavalerie aussi, l'association de deux escadrons était fréquente sur le terrain et était appelée "division", comme dans l'infanterie.

 

LES RÉGIMENTS D'ARTILLERIE

Dans l'artillerie, l'unité de manoeuvre tactique était la batterie à pied ou à cheval, qui alignait entre 2 et 12 pièces, organisées pour emploi en sections de 2 à 4. La batterie était servie par une compagnie de canonniers et déplacée par une compagnie du Train d'artillerie. Cette dernière était formée des hommes les moins bien entraînés, les plus robustes, courageux et calmes. Le service du train était particulièrement pénible, la manoeuvre d'un attelage demandant de la force physique et un grand courage pour affronter, souvent à l'arrêt, le bombardement de l'artillerie ennemie, privilégiant les cibles imposantes qu'étaient les caissons de munitions, dont l'explosion causait évidemment de nombreuse victimes. Pendant le temps où la compagnie était mise en batterie pour tirer, les hommes du train se tenaient à l'arrière et souvent, aidaient au service des pièces. En temps de paix, la compagnie du train était réduite à son encadrement. La compagnie d'artillerie au contraire était maintenue à plein effectif. Le but de cette réduction drastique des effectifs était de faire des économies de maintenance. Mobilisée, la compagnie du train était formée de conscrits et affectée à une compagnie d'artillerie pour en assurer le transport. L'usage était courant de désigner l'ensemble batterie + compagnie de canonniers + compagnie du Train par le terme de "compagnie d'artillerie".

 

Au début des guerres de la Révolution, la plupart des armées européennes conservaient la pratique de distribuer des sections de 2 pièces dans les régiments d'infanterie pour augmenter leur puissance de feu. Ces canons régimentaires devaient être manoeuvrables à bras, raison pour laquelle leur calibre était de 3 ou 4 livres. Mais la pratique française d'emploi de l'artillerie en batteries entières pour les regrouper en masse aux points critiques, démontra l'inanité des canons régimentaires. En 1809, l'emploi de l'artillerie en batteries sera universelle. Ce qui n'empêchera pas Napoléon de réintroduire les canons régimentaires pour la campagne de Russie ! L'augmentation du nombre des pièces disponibles le permettait et cette dotation n'impacta en rien celle des corps d'armée.

 

Napoléon utilisa aussi l'artillerie en grandes masses, les "Grandes batteries", capables de délivrer une puissance de feu énorme sur un objectif limité, telle la Grande batterie de Senarmont à Friedland ou celle de Drouot à Waterloo.

 

LES ÉCHELONS SUPÉRIEURS

 

La brigade - La brigade, placée sous les ordres d'un général de brigade, était formée de 2 ou 3 régiments, en général de la même arme. Les brigades devant opérer indépendamment se voyaient dotées d'une batterie d'artillerie. Certaines armées comme la Suède, en raison d'une mission particulière ou de la faiblesse des effectifs engagés, constituaient parfois des brigades rassemblant les 3 armes. La plupart du temps, l'infanterie composait la majorité de l'effectif. Leur mission était en général la reconnaissance ou l'avant-garde, mais pouvait parfois être une opération à mener de façon autonome.

 

La division - Dans la plupart des armées la division, placée sous le commandement d'un général de division, était l'unité de manoeuvre opératique de base. C'est à son niveau que les joueurs de L'ÂGE DES AIGLES doivent penser et réaliser leur plan de bataille. Elle regroupait deux à 4 brigades, généralement de la même arme, appuyées par une batterie d'artillerie. Mais les divisions interarmes étaient monnaie courante.

 

Le corps d'armée - La France fut la première à créer des corps d'armée permanents. Ces grandes unités étaient l'échelon de manoeuvre stratégique ordinaire de Napoléon. Commandés par des maréchaux, les corps d'armées regroupaient 2 à 4 divisions, dont une de cavalerie et une réserve d'artillerie de plusieurs batteries de calibre différents et complémentaires et notamment de 12. Chaque division était accompagnée d'une de ces batteries selon son arme. D'autres armées ne procédaient pas de la même manière. Par exemple les Autrichiens et les Russes préféraient constituer des corps d'infanterie et des corps de cavalerie séparés. Le corps français était une armée miniature capable d'opérer et de combattre seule pendant 24 heures, temps généralement suffisant pour permettre l'arrivée des renforts. Avant l'institution du corps, les armées étaient constituée d'un assemblage de divisions, plus ou moins nombreuses selon la mission.

L'armée - L'armée éatit placée sous les ordres d'un maréchal et constituée de plusieurs corps. Contrairement à toutes les autres nations, la Russie utilisait l'armée comme un échelon opératique regroupant plusieurs corps, et plusieurs armées étaient regroupées sous le commandement d'un généralissime, à Borodino par exemple.

 

La légion - La légion était un échelon supérieur mais d'une structure hybride. Elle pouvait être constituée de très diverses manières, regroupant une ou plusieurs armes réparties en bataillons et/ou régiments. La plupart du temps elle était un groupement de bataillons, escadrons et batteries. Les légions étaient en général recrutées parmi des étrangers qui cherchaient à combattre un ennemi commun avec leur nation d'accueil. Ces légions d'étrangers, formées de volontaires extranationaux qui adhèraient aux principes de 1789 et voulaient combattre aux côtés de l’armée française ou, dans le cas des Polonais par exemple ou des Hanovriens, continuer la lutte contre les puissances qui se s'étaient partagées leur pays. Appararurent ainsi, les légions batave, helvétique, germanique, belge, liégeoise, polonaise, grecque, italique. Mais elles ne resteront pas toujours constituées de leurs nationaux. La légion irlandaise par exemple, constituée en 1803, sera renforcée par 1.800 Polonais en 1806, puis de prisonniers de guerre de nationalités diverses à partir de 1809. Autre exemple : en 1803, le royaume de Hanovre fut envahi par les troupes françaises. L’armée hanovrienne fut dissoute mais de nombreux hanovriens voulaient continuer la lutte contre Napoléon et émigrèrent en Angleterre. Ils furent regroupés en une Légion allemande du Roi (la King's German Legion ou K.G.L.). À sa création, elle comprenait quatre bataillons d’infanterie, deux régiments de dragons et cinq batteries d’artillerie. Ces effectifs continuèrent à augmenter par la suite jusqu'à atteindre leur maximum en 1812, avec 18.000 hommes répartis en deux régiments de dragons, trois de hussards, huit bataillons d'infanterie de ligne, deux d'infanterie légère et six batteries d'artillerie. La K.G.L. était une unité d'élite.

 

Les articles consacrés aux armées nationales reviendront sur le sujet et examineront en détail les structures et tactiques des différentes armes.

 


08/04/2018
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Organisation de l'armée

1806

     Le duché de Brunswick était un allié très proche de la Prusse, si proche que le duc, qui était un remarquable général, fut chargé du commandement en chef de l'armée prussienne.

     L'armée brunswickoise alignait à ce moment 2 régiments d'infanterie et 1 régiment de dragons. Ces unités étaient organisées sur le modèle prussien.

     Le duc fut tué à la bataille d'Auerstadt. Au cours de l'effondrement de l'armée prussienne qui s'ensuivit, les terres du duché furent envahies et incorporées au nouveau royaume de Westphalie. Le prince héritier Frédéric-Guillaume, dût chercher refuge en Autriche.

 

1809

     Frédéric-Guillaume, le « duc noir », vit une opportunité de récupérer ses terres quand l'Autriche mobilisa en vue d'entrer en guerre contre la France. Au début de 1809, il leva une « légion noire » en Bohême, qui comprenait :

 

1 régiment d'infanterie

1 régiment de hussards

1 escadron de uhlans

1 compagnie de carabiniers

2 pièces de 6

2 obusiers de 7

 

Le régiment d'infanterie comprenait 3 bataillons, 1 léger et 2 de ligne. Chaque bataillon comprenait 4 compagnies de 120 hommes en moyenne. La compagnie de carabiniers avait un effectif de 150 hommes. Le régiment de hussards comprenait 4 escadrons de 135 hommes environ. L'escadron de uhlans était à 80 hommes.

     Avec cette troupe, il envahit la Saxe et occupa temporairement Dresde. Le duc envisageait d'inciter les états d'Allemagne centrale à se rebeller contre la France, mais il dût se retirer précipitamment par où il était venu, jusqu'en Bohême. Quand l'Autriche fut forcée de négocier des conditions de paix, le duc se dirigea vers la côte de la mer du Nord, espérant soulever la Hesse et le Brunswick à son passage. Mais il n'y parvint pas, aucune révolte ne prit forme, et il résolut alors de quitter les territoire des alliés de la France pour chercher refuge en Angleterre. C'est ainsi qu'en août, lui et ses hommes voguèrent vers l'Île de Wight à bord des vaisseaux de la Royal Navy.

     La Légion noire fut réorganisée en :

 

1 régiment d'infanterie légère

1 régiment de hussards

 

Le régiment d'infanterie légère comprenait 2 bataillons, chacun à 6 compagnies d'environ 80 hommes. Le régiment de hussards  comprenait 6 escadrons.

     L'infanterie fut envoyée en Espagne en 1810, ses compagnies affectées à l'armée britannique, d'abord dans la division légère puis dans la 7e division avec laquelle elle combattit jusqu'en 1814.

     Le régiment de hussards fut quant à lui adjoint à l'armée de Murray, sur la côte est de la Péninsule.

 

1813

     En fin d'année, le Brunswick était libéré par les armées alliés. Le duc reprit immédiatement possession de son duché, où il commença à recruter une nouvelle armée à partir des vétérans brunswickois de l'armée française, rentrés chez eux. Cette armée alignait :

1 brigade de 3 bataillons d'infanterie légère

1 brigade de 3 bataillons d'infanterie de ligne

1 brigade de 5 bataillons d'infanterie de Landwehr

1 régiment de hussards

1 batterie à pied de 9

1 batterie à cheval de 6

 

1814

     Cette armée rejoignit les armées alliées en 1814 mais trop tard pour prendre part aux opérations. Plus tard dans l'année, les vétérans d'Espagne rejoignirent le duc et furent organisés en un bataillon de la Garde et un bataillon d'avant-garde. Tous les bataillons d'infanterie comptaient 4 compagnies de 140 hommes chacune.

 

1815

     Les Brunswickois furent assignés en tant que contingent allié, et placé dans la réserve générale de l'armée anglo-alliée des Pays-Bas, stationnée en Belgique sous les ordres du duc de Wellington. Ce contingent comprenait :

 

Bataillon de la Garde

Bataillon d'avant-garde

3 bataillons d'infanterie légère(672 hommes chacun)

3 bataillons d'infanterie de ligne (672 hommes chacun)

1 régiment de hussards (690 hommes)

1 escadron de uhlans (232 hommes)

1 batterie à pied de 9

1 batterie à cheval de 6

 

     Ils combattirent fort bien aux Quatre-Bras, où le duc trouva la mort, puis à Waterloo sous les ordres du colonel Wachholtz.

 


26/05/2018
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Organisation de l'armée

 

Pendant les guerres napoléoniennes, la Russie était, comme elle l'est aujourd'hui, une énigme politique, militaire et géographique. Elle était le dernier fief du féodalisme en Europe. La masse du peuple était composée de serfs illettrés, que les propriétaires traitaient en général comme des animaux. Le tsar de Russie, Alexandre Ier, était monté sur le trône en mars 1801 après avoir fait assassiner de son père, Paul Ier. Alexandre était autant une énigme que son pays. Désigné par Talleyrand comme le seul homme civilisé d'une nation de barbares, il assumait le rôle de « conscience de l'Europe ».

 

Sur la scène internationale, la Russie était inconstante. Au cours de la guerre de Sept Ans, au siècle précédent, elle avait subitement changé de camp. Ce fût le salut de Frédéric II alors qu'il était à bout de souffle. La Russie devait changer de camp à deux reprises pendant le règne de Napoléon. Sa politique étrangère sera toujours dictée par son désir de s'étendre vers le nord-ouest en Finlande, vers l'ouest en Pologne et vers le sud-ouest dans les Balkans. Cela avait déjà conduit à l'inimitié avec la Suède, la Prusse, l'Autriche et la Turquie.

 

La République française devait son existence aux événements qui s'étaient produits en Pologne en 1792. Saisissant l'occasion offerte par la confusion de la Révolution française, la Prusse et la Russie s'entendirent sur une partition secrète de la Pologne sans l'approbation de l'Autriche. La Russie s'y tailla la part du lion. Ce qui provoqua une confrontation à trois, rendant impossible un effort suffisant pour restaurer les Bourbons alors que les armées républicaines étaient faibles. L'amertume soulevée par cet événement va saper les relations entre ces puissances pendant des décennies.

 

Paul Ier avait initié une réforme complète de l'armée russe. En admiranteur de Frédéric II, il prit l'armée prussienne pour modèle. Ses réformes seront poursuivies par Alexander et complétées pour 1805.

 

1805

La Russie a été persuadée par l'Angleterre de rejoindre la Troisième Coalition, principalement parce que les Français menaçaient ses aspirations en Méditerranée. A cette époque, l'armée russe se composait de :

 

GARDE

3 régiments de grenadiers

1 bataillon de Jägers

2 régiments de cuirassiers

1 régiment de hussards

1 régiment de cosaques

1 escadron de hussards

1 bataillon d'artillerie à pied

1 compagnie d'artillerie à cheval

1 bataillon de garnison

1 compagnie de pionniers

 

LIGNE

13 régiments de grenadiers

83 régiments de mousquetaires

20 régiments Jägers (six autres seront levés en 1805)

6 régiments de cuirassiers

30 régiments de dragons

4 régiments uhlans

9 régiments de hussards

9 régiments d'artillerie à pied

2 bataillons d'artillerie à cheval

2 régiments de pionniers

1 régiment de pontonniers

 

HORS-LIGNE

99 bataillons de garnison

2 bataillons grecs

Cosaques

 

INFANTERIE

 

L'infanterie de ligne comprenait les régiments de mousquetaires, de grenadiers et de Jägers. Les régiments de la garde étaient tous de grenadiers, à l'exception du bataillon de Jägers. À quelques exceptions près, les régiments de mousquetaires et de grenadiers portaient le nom de la ville ou de la province où ils étaient levés. Les régiments de Jägers étaient numérotés de un à vingt.

 

En temps de paix, les régiments d’infanterie étaient affectés à un organe administratif régional appelé inspection. Il y avait un total de 14 inspections. Chacune avait la charge de trois à dix régiments. Les régiments d'infanterie russes avaient une structure remarquablement uniforme. Presque tous les régiments avaient deux bataillons à quatre compagnies, elles-mêmes composées de deux pelotons.

 

 

 

L'effectif du bataillon de ligne était de 738 hommes, tandis que celle des bataillons de la Garde était de 764 hommes. Il y avait deux exceptions à la règle :

1. Le régiment des Leibgrenadiers avait trois bataillons.

2. Le régiment des grenadiers de la garde Preobrazhenski avait quatre bataillons.

 

CAVALERIE

 

Les régiments de cavalerie lourde (cuirassiers et dragons) avaient chacun cinq escadrons et un dépôt d'un demi-escadron ou compagnie. L'effectif de l'escadron était d'environ 150 hommes. Les régiments de cavalerie légère (hussards et uhlans) étaient subdivisés en deux bataillons de cinq escadrons chacun. Le dépôt était un escadron à plein effectif. L'effectif de l'escadron était d'environ 120 hommes. Le régiment des uhlans du grand-duc Constantin, malgré son nom, n'était pas armé de lances.

 

ARTILLERIE

 

L'armée russe était abondamment équipée en artillerie, en particulier dans les calibres les plus lourds. Une particularité de cette armée était la licorne, un obusier à trajectoire basse.

 

Artillerie à pied

Chacun des neuf régiments d'artillerie à pied (deux autres seront créés en 1805) comprenait deux bataillons. Chaque bataillon avait dix batteries lourdes (ou compagnies) et deux batteries légères. Chaque batterie lourde était équipée de 4 licornes de 20 lb, 4 canons de 6 lb, 4 canons de 12 lb, 2 licornes de 3 lb. Chaque batterie légère était équipée de 4 licornes de 12 lb et 8 canons de 6 lb.

 

Artillerie à cheval

Les Russes étaient déjà des innovateurs dans cette branche avant la guerre de Sept Ans. Chacun des deux bataillons d’artillerie à cheval était composé de cinq compagnies, chacune équipée de 6 canons de 12 lb et 6 canons de 6 lb.

 

Pontoniers

Le régiment de pontonniers était formé de huit compagnies.

 

Pionniers

Chacun des deux régiment se composait de deux bataillons à 1 compagnie de sapeurs and mineurs et 3 compagnies de pionniers.

 

TROUPES HORS-LIGNE

 

Bataillons de garnison

Chaque bataillon était composé de quatre compagnies de mousquetaires. 48 de ces bataillons restaient indépendants, tandis que le reste était assemblé en régiments de deux à quatre bataillons. Le bataillon de garnison de la Garde comprenait trois compagnies.

 

Cosaques

Ces troupes étaient recrutées parmi les peuples qui habitaient une zone frontalière le long de la partie sud de la Russie. En contrepartie de la terre et d'une certaine autonomie, les Cosaques devaient assurer leur propre défense contre les Turcs. En 1805, ils furent organisés en sept voiskos, ou régions : Don, Mer Noire, Sibérie, Orenbourg, Oural, Astrakan et Bug.

 

Chaque voisko avait son ataman ou chef. Les cosaques fournissaient principalement des unités de cavalerie légère irrégulières appelées sotnias. Cependant, plusieurs unités régulières existaient :

1. Le régiment des Cosaques de Tchougouiev ;

2. Une sotnia de l'Oural, appelé Leib Sotnia, était attaché à la Garde ;

3. Le régiment des Cosaques de la Garde était originaire de la région du Don.

 

Cosaques du Don - Un nombre inconnu de régiments, y compris un régiment d'ataman, ont été recrutés dans cette région avec deux batteries d'artillerie à cheval.

Cosaques de la mer Noire - Dix régiments à cheval et dix régiments à pied, chacun de cinq sotnias.

Cosaques d'Astrakan - Pas de force fixe.

Cosaques d'Orenbourg - Un gros régiment de cavalerie.

Cosaques de l'Oural - Dix régiments chacun de cinq sotnias.

Cosaques du Bug - Trois régiments, chacun de cinq sotnias et un régiment de Kalmouks à cinq sotnias.

 

Une sotnia variait en effectif de 100 à 150 hommes.

 

ÉCHELONS SUPÉRIEURS

 

Comme c'était la pratique dans la majeure partie de l'Europe à cette époque, il n'y avait pas de structure formelle supérieure au régiment. Une armée était formée d'un certain nombre de régiments. À partir de ces unités, le commandant en chef déterminait l'organisation des divisions en se fondant sur la taille de l’armée, la nature de sa mission et les qualités de ses généraux. Cette structure était généralement temporaire.

 

1806 - 1807

 

Le désastre d'Austerlitz contraignit l'armée russe à restructurer son système militaire. Les inspections furent supprimées (à l'exception de celles du Caucase, d'Orenbourg et de Sibérie) et remplacées par une affectation en divisions permanentes. À l'origine, 13 divisions furent formées. En général chacune rassemblait :

 

1 régiment de grenadiers

1 régiment de Jägers

4 régiments de mousquetaires

2 régiments de cavalerie lourde

1 régiment de cavalerie légère

2 batteries lourdes

3 batteries légères

1 batterie d'artillerie à cheval

 

En outre, l'artillerie fut transformée. Des brigades à peu près équivalentes aux anciens bataillons, furent formées. Elles étaient numérotées de 1 à 18. En dehors de la désignation, il y avait les brigades de Géorgie, de Sibérie et du Caucase. La composition de la brigade pouvait varier, mais en général était la suivante :

 

1 à 2 batteries lourdes

2 à 3 batteries légères

1 batterie d'artillerie à cheval

 

Huit des brigades avaient une compagnie de pontoniers. Trois brigades de réserve furent formées pour Saint-Pétersbourg, Kiev et Moscou. Deux de ces brigades contenaient six batteries lourdes, tandis que l'autre contenait trois batteries lourdes et deux compagnies de pontonniers. Un troisième bataillon sera ajouté aux régiments de sapeurs-pionniers.

 

GARDE

Le régiment des Jägers de la Garde fut renforcé pour devenir un régiment à deux bataillons.

 

INFANTERIE

Au début de 1806, neuf nouveaux régiments de mousquetaires avaient été levés et, plus tard dans l'année, dix autres furent ajoutés. Le nombre de divisions a été porté à dix-huit.

 

CAVALERIE

La cavalerie était également renforcée. Six nouveaux régiments de dragons, les uhlans « Grand-duc Constantin », qui reçoivent la lance, et un nouveau régiment de hussards sont formés.

 

UNITÉS DE GARNISON

Avec la formation d’un nouveau bataillon, les régiments étaient numérotés de 1 à 22.

 

MILICE

La Russie fait ses premiers pas en vue d'organiser une milice. L'armée s'en remet aux nobles en leur qualité de propriétaires de leurs serfs. Les bataillons sont formés autour de cadres pris parmi les soldats à la retraite, mais ils sont mal armés. Sept conscriptions sont formées, dont trois mobilisées en février 1807. Les bataillons seront prêts mais n'auront jamais l'occasion de participerà l'action et seront dissous peu après. La plupart des autres unités de la milice subiront le même sort, à l'exception d'un bataillon de milice impériale, levé sur les terres du Tsar et ajouté à la garde impériale.

 

1807

 

En préparation d'une nouvelle campagne, d'autres unités sont formées :

a. Deux nouvelles divisions (19e et 20e) du Caucase ;

b. Des régiments de Jägers (27 à 32) ;

c. Un régiment de hussards et un régiment de uhlans ;

d. Deux brigades d'artillerie (19e et 20e) de Géorgie et du Caucase ;

e. À la fin de l'année, les 21e et 22e brigades et plus tard encore, la 23e brigade de Sibérie ;

f. Au cours de l'année, le bataillon de la milice de la garde est devenu le régiment finlandais (Jägers) à deux bataillons et une demi-compagnie d'artillerie, attachée à cette unité, entre dans le bataillon d'artillerie de la garde.

 

ARTILLERIE

Chaque brigade se compose désormais de 6 batteries lourdes (exception : la 19e et la 20e de Sibérie n'avaient pas d'artillerie lourde), 2 batteries légères, 1 batterie à cheval et 1 compagnie de pontonniers.

 

LA DIVISION

 

Bien que la structure des divisions différa quelque peu entre les unités, la division type comprenait une brigade de cavalerie, trois brigades d'infanterie, de l'artillerie et des Cosaques. La brigade de cavalerie alignait deux régiments de cavalerie lourde et un régiment de cavalerie légère. Les deux régiments lourds (cinq escadrons chacun) étaient soit deux régiments de dragons, soit un régiment de dragons et un régiment de cuirassiers. Le régiment de cavalerie légère était habituellement un régiment de hussards. Les brigades d'infanterie comprenaient un régiment de grenadiers, quatre à cinq régiments de mousquetaires et un à deux régiments de Jägers. L'artillerie se composait de deux batteries lourdes, de deux à trois batteries légères et d'une batterie d'artillerie à cheval. Il y avait généralement une compagnie de pionniers attachée à l'artillerie. Le contingent de Cosaques était généralement de deux régiments. La structure de la division n'était en aucun cas fixée après le début de la campagne. Fréquemment, les régiments de Jägers, les régiments de cavalerie légère et l’artillerie à cheval étaient détachés pour former des unités d'avant-garde indépendantes.

 

1808

 

Il n'y eu que des changements mineurs cette année-là. Les 23e et 24e divisions furent levées à Orenbourg et en Sibérie, et un nouveau régiment d'infanterie à partir d'unités tirées de la garnison de Dantzig. Le régiment des mousquetaires de Rostov fut rebaptisé « comte Arakcheyev » en l'honneur d'un confident du Tsar. Ces sera le seul homme ainsi honoré. Le régiment des Cosaques de Tchougouiev est converti en régiment de uhlans.

 

1809

 

GARDE

Deux régiments de ligne (Leib Grenadiers et Mousquetaires de Kexholm) sont affectés en permanence à la 1re Division (la Garde).

 

INFANTERIE

Deux nouvelles divisions, les 25e et 26e sont formées. La structure divisionnaire était fixée à trois brigades de deux régiments chacune. Cette organisation réglementaire sera respectée pour les divisions 1 à 23 mais les suivantes seront un peu plus faibles.

 

CAVALERIE

Le régiment de Uhlans Grand-duc Constantin est affecté à la cavalerie de la Garde. Ses dix escadrons sont utilisés pour former deux régiments à cinq escadrons chacun, un de uhlans et un de dragons.

 

TROUPES DE GARNISON

Deux nouveaux régiments de garnison sont formés à partir des bataillons existants, ce qui donne un total de 64 régiments de garnison. L'artillerie de garnison fut formée de neuf conscriptions de six à neuf compagnies chacune, soit un total de 69 compagnies. Une quatrième compagnie est jointe au bataillon de garnison de la Garde.

 

COSAQUES

Les Cosaques de Crimée sont formés en quatre régiments de cinq sotnias chacun plus deux batteries d'artillerie à cheval. Les Cosaques de Sibérie fournissent dix régiments de cavalerie et deux batteries d'artillerie à cheval.

 

1810-1811

 

En juin 1810, l'armée russe comprend :

 

GARDE

3 régiments d'infanterie

(chacun à 3 bataillons sauf un qui en avait 4, avec 764 hommes par bataillon)

1 régiment de Jägers

1 bataillon de Jägers de Finlande

2 régiments de cuirassiers

1 régiment de dragons

1 régiment de hussards

1 régiment de uhlan (escadrons à 159 hommes)

1 régiment de Cosaques

1 bataillon d'artillerie

1 compagnie d'artillerie à cheval

1 bataillon de garnison

 

INFANTERIE

13 régiments de grenadiers

96 régiments d'infanterie

(à 3 bataillons de 738 hommes chacun)

32 régiments de Jägers

 

CAVALERIE

6 régiments de cuirassiers

36 régiments de dragons

11 régiments de hussards (escadrons à 151 hommes)

5 régiments de uhlans

 

ARTILLERIE

25 brigades dont :

16 à 6 companies

7 à 5 companies

2 à 4 companies

(chaque compagnie comptant 240 hommes)

2 régiments de pionniers

 

GARDE

À la fin de 1811, le régiment de Lituanie (deux bataillons) est formé à partir du quatrième bataillon du régiment Preobrajenski (maintenant trois bataillons). L’artillerie de la Garde devient une brigade composée d’une batterie à cheval, de deux batteries lourdes et de deux batteries légères.

 

INFANTERIE

Cette période est marquée par une réorganisation à grande échelle des régiments d’infanterie. Chaque régiment comprend désormais trois bataillons à quatre compagnies chacun. Chaque compagnie est subdivisée en deux sections.

 

Les régiments de grenadiers (y compris la Garde) passent à trois bataillons de fusiliers, chaque bataillon comprenant une compagnie de grenadiers et trois compagnies de fusiliers. La compagnie de grenadiers est composée d'un peloton de grenadiers et d'un peloton de tirailleurs, bien que dans la pratique, il n'y ait guère de différence réelle entre ces deux pelotons. Le régiment d'Arakcheyev devient régiment de grenadiers.

 

Les régiments de mousquetaires sont renommés régiments d'infanterie et organisés selon les mêmes lignes que les régiments de grenadiers, sauf que le terme mousquetaires a remplacé celui de fusiliers.

 

Les régiments de Jägers se composent de trois bataillons de Jägers avec chaque bataillon comprenant une compagnie de Jägers-grenadiers et trois compagnies de Jägers. La compagnie de Jägers-grenadiers se compose d'un peloton Jägers-grenadiers et d'un peloton de Jägers-carabiniers. Le nombre des régiments de Jägers est porté à 50 en transformant quatorze régiments d'infanterie en régiments de Jägers et en levant de nouveaux régiments. En 1811, dix nouveaux régiments d'infanterie et trois régiments de Jägers sont formés en convertissant des régiments de garnison. 

 

À l'exception des régiments de la Garde, les deuxièmes bataillons de tous les régiments d'infanterie étaient désignés comme dépôt du régiment et ne servaient normalement pas sur le terrain. Les compagnies de grenadiers de ces bataillons étaient regroupées en bataillons de « Grenadiers réunis », chaque bataillon étant composé de quatre compagnies. Ces bataillons étaient généralement embrigadés dans des formations de réserve.

 

La 27e division est formée et encore plus tard en 1811, les 28e et 29e divisions sont créées à partir des garnisons d'Orenbourg et de Sibérie.

 

CAVALERIE

En 1810, les régiments de cavalerie sont regroupés en huit divisions de cavalerie indépendantes, 2 divisions de cuirassiers et une division de cavalerie de la Garde. En 1811, deux nouveaux régiments de cuirassiers sont formés.

 

ARTILLERIE

En 1811, l'artillerie à pied est organisée en 26 brigades. En général, chacune comprend 1 batterie lourde, 2 batteries légères, 6 batteries de réserve, 4 compagnies de dépôt. Les compagnies à cheval et les pontonniers deviennent indépendants. Ceux-ci opèrent désormais en compagnies indépendantes.

 

TROUPES DE GARNISON

En 1810, 105 bataillons de garnison sont répartis dans 25 divisions, dont quatorze à six régiments d’infanterie, deux régiments de cavalerie lourde et un de cavalerie légère. Trois divisions avaient huit régiments d'infanterie et pas de cavalerie. À l'exception de la division de la Garde, les autres étaient organisées de la même manière mais avec moins de régiments. Ces divisions furent distribuées entre trois armées, cinq divisions et trois divisions restant indépendantes.

 

En 1811, 52 bataillons de garnison sont dissous. Les meilleures de ces unités forment dix nouveaux régiments d'infanterie et trois régiments de Jägers. 26 régiments demeurent. Ils comprennent maintenant jusqu'à six bataillons chacun. Les autres unités dissoutes sont utilisées pour créer 46 nouvelles compagnies des forces intérieures et jointes aux 46 du corps des forces gouvernorales forment 46 demi-bataillons. De ces bataillons, huit conscriptions se composent de deux à quatre brigades chacune. Chaque brigade est composée de deux à trois demi-bataillons. Les fonctions de garnison sont dorénavant confiées à 35 unités d'invalides mobilisées.

 

COSAQUES

Deux nouveaux régiments sont levés, l'un chez les Kalmouks et l'autre chez les Bashkirs.

 

INFANTERIE DE MARINE

Quatre régiments sont levés en 1811. Les trois premiers entrent dans la 25e division, le quatrième dans la 28ème division.

 

1812

 

La Russie finit par trouver sa participation au système continental ruineuse pour son économie et elle s'en retire en 1811. C'est ce que prévoyait l'Angleterre depuis 1807. Cette action équivalait à une déclaration de guerre. Malheureusement, la Russie était toujours engagée dans une de ses guerres perpétuelles avec la Turquie, qui mobilisait des forces considérables dans le Sud. A cette époque, son armée alignait les unités suivantes :

 

14 régiments de grenadiers

96 régiments d'infanterie

50 régiments de Jägers

97 bataillons de garnison

8 régiments de cuirassiers

36 régiments de dragons

5 régiments de uhlans

11 régiments de hussards

Total : 498 battalions et 409 escadrons.

 

ÉCHELONS SUPÉRIEURS

Au début de 1812, le commandant en chef des armées Barclay de Tolly décida l'abandon du concept de divisions mixtes, en vogue à l'époque, pour lui substituer une structure similaire au modèle français. Le corps d'armée faisait son entrée. Au début de la campagne, le concept du corps n’est que vaguement observé. En général, chaque corps contenait les unités suivantes :

 

2 divisions d'infanterie

1 division ou brigade de cavalerie

2 brigades d'artillerie à pied

1 batterie d'artillerie à cheval.

 

L’identification des division changea conformément à la réorganisation de 1812. La division de la Garde ne figurait plus parmi les divisions de ligne, libérant ainsi le numéro 1. Les divisions de grenadiers étaient désormais désignées 1ère et 2e, l’ancienne 2e division devenant la 11e. L'ancienne 11e division était à son tour fractionnée. Les 23e et 24e divisions sont combinées pour devenir la 23e division. La 25e division devient la 24e, etc.

 

Au cours de l'année, de nouvelles divisions sont ajoutées à l'ordre de bataille. Trois divisions de grenadiers réunis sont constituées à partir des compagnies de grenadiers du 2e bataillon (dépôt) des régiments d'infanterie. Les dépôts des 6 régiments d'une division d'infanterie contribuent à former 1 compagnie pour créer 2 bataillons, chacun à 3 compagnies. Ces bataillons seront ensuite affectés aux brigades des divisions des grenadiers réunis. Il convient de noter que ces hommes représentaient simplement les meilleurs hommes disponibles dans les dépôts à l’époque et étaient donc appelés "grenadiers".

 

Plus tard, le reste de ces dépôts, bataillons de garnison et troupes intérieures ont été utilisés pour créer davantage de divisions. Peu après l'invasion française, le nombre des divisions d'infanterie est passé à 36 et celui de cavalerie à 12. Ces nouvelles divisions ont été utilisées pour former deux corps de réserve et pour servir de garnisons. À la fin de 1812, le nombre des divisions d'infanterie sera de 47. Une division typique, la 32e, était composée des bataillons de dépôt des 1ère, 11e et 23e divisions. Chaque bataillon comptait environ 300 hommes.

 

GARDE

Deux nouvelles unités d'infanterie seront ajoutées en cours d'année :

a. Les équipages de la Garde, unité à l'imitation des Marins de la Garde de Napoléon. Une demi-compagnie d'artillerie lui était attachée.

b. Sapeurs, unité à quatre compagnies dont deux de mineurs et deux de sapeurs.

c. Une quatrième compagnie est ajoutée au bataillon de garnison.

 

INFANTERIE

Chaque division d'infanterie aligne maintenant trois brigades dont deux d'infanterie et une troisième de Jägers. Les régiments de grenadiers sont rassemblés dans deux divisions de grenadiers à trois brigades similaires chacune. Toutes les brigades sont généralement à deux régiments. Deux autres régiments de grenadiers qui étaient laissés sans affectation seront ensuite intégrés à la Garde.

 

CAVALERIE

La cavalerie est réorganisée en 2 divisions de cuirassiers, 8 divisions de cavalerie (contenant quatre régiments de dragons et deux de hussards ou uhlans), et 4 régiments de dragons non affectés aux divisions.

 

Les régiments de cavalerie avaient été quelque peu réorganisés. Les régiments lourds comprenaient désormais quatre escadrons de campagne et un escadron de dépôt, les régiments de cavalerie légère huit escadrons de campagne et deux escadrons de dépôt. Mais cette mesure ne durera pas, car au cours de l'année, la constitution des régiments de cavalerie de ligne sera fixée à six escadrons de campagne et un escadron de dépôt.

 

Dix-huit régiments de dragons seront transformés en d'autres types de cavalerie. Le reste sera organisé en quatre divisions de quatre régiments, chacune laissant deux régiments sans affectation. Ces deux dernières unités sont restées indépendantes. Les autres régiments de dragons ont été convertis comme suit :

2 régiments sont devenus des cuirassiers ;

1 régiment est devenu des hussards ;

7 régiments sont devenus des uhlans ;

8 régiments deviennent chasseurs à cheval. Cette conversion était une renaissance d'un type de cavalerie qui avait disparu. Ces troupes étaient organisées en deux divisions à quatre régiments chacune qui opéraient en tant que corps.

 

ARTILLERIE

L'artillerie était désormais organisée en 27 brigades de campagne et 10 brigades de réserve. Chaque brigade de campagne contenait une ou deux batteries lourdes et généralement deux batteries légères.

 

La restructuration de l'artillerie laissait :

44 batteries lourdes à huit canons de 12 lb, quatre licornes de 18 lb ;

58 batteries légères à huit canons de 6 lb, quatre licornes de 9 lb ;

22 batteries à cheval composées de douze canons de 6 lb.

 

Chaque compagnie d'artillerie comprenait 220 hommes.

  

COSAQUES

Les Cosaques du Kamtchatka sont transformés en un régiment à cheval et un régiment à pied. Les Cosaques d'Ukraine forment quatre régiments de huit sotnias chacun.

 

MILICE (OPOLTCHENIE)

En juillet 1812, une levée en masse est décrétée. Elle conduit à la formation d'un grand nombre d'unités de milices mal habillées et armées, provenant des régions suivantes :

 

Moscou : 3 régiments de Jägers, 5 régiments de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval, 1 régiment de hussards (qui passera dans la ligne en 1813)

Twer : 5 régiments de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval

Jaroslav : 5 régiments de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval

Riazan : 2 régiments de Jägers, 4 régiments de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval

Toula : 2 régiments de Jägers, 4 régiments de Cosaques à pied, 2 régiments de Cosaques à cheval

Kaluga : 1 régiments de Jägers, 6 régiments de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval

Vladimir : 6 régiments de Cosaques à pied

St. Petersbourg : 15 régiments de Cosaques à pied

Novgorod : 12 régiments de Cosaques à pied

Njegorod : 5 régiments de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval

Kostroma : 4 régiments et 1 bataillon de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval

Simbirsk : 4 régiments de Cosaques à pied, 1 régiment de Cosaques à cheval

Don : 26 régiment de Cosaques à cheval, 1/2 batterie d'artillerie à cheval

Orenbourg : 24 régiments de Cosaques à cheval

Petite Russie : 9 régiments de Cosaques à cheval

 

Kherson : 1 escadron de Skarjinsky

Vologda : Cosaques et tirailleurs volontaires

Olonetz : idem

 

TROUPES DE GARNISON

Quatre nouvelles compagnies d'artillerie de garnison sont créées dans la nouvelle conscription du Danube en territoire acquis des Turcs.

 

LA LÉGION RUSSO-ALLEMANDE

Lorsque le duché d'Oldenburg fut saisi par Napoléon en 1810, le duc Pierre s'enfuit en Russie puisque que sa femme était une sœur du tsar. Là, il commença la formation d'une Légion recrutée parmi des Allemands ayant fui la domination française et des prisonniers de guerre de nationalités variées pris en Russie. Elle se composait de :

 

7 bataillons d'infanterie,

1 bataillon de Jägers,

2 régiments de hussards,

2 batteries à cheval.

 

Toutes les unités étaient organisées sur le modèle russe.

 

1813

 

GARDE

L'infanterie était maintenant organisée en deux divisions :

 

1ère division

1ère brigade : régiments Preobrajenski et Semenovski

2e brigade: régiments Ismailovski, Jägers (garde de la vie) et Équipages

 

2ème division

1ère brigade : régiments Lituanie et Leib Grenadiers

2e brigade: régiments des grenadiers de Pavlov, Finlande (Jägers) et Sapeurs

 

Les trois premiers régiments de chacune de ces divisions furent qualifiés de « lourds ». Un régiment de cuirassiers de la garde devint Gardes du Corps.Trois batteries d'artillerie rejoignirent la Garde, une lourde, une légère et une à cheval.

 

INFANTERIE

Deux régiments de grenadiers entrèrent dans la garde (Leib et Pavlov) et deux nouveaux régiments d'infanterie furent convertis en grenadiers pour les remplacer.

 

COSAQUES

Les Cosaques Don levèrent une troisième batterie à cheval.

 

1814

 

GARDE

Le régiment des chasseurs à cheval est formé à Versailles après l'abdication de Napoléon. Deux nouvelles batteries d'artillerie à cheval sont ajoutées.

 

INFANTERIE

Six régiments de Jägers devinrent des « Jägers-Grenadiers » formant trois brigades. Les régiments de grenadiers étaient répartis en trois divisions de trois brigades chacune. L'une de ces brigades était un régiment de Jägers-grenadiers.

 

CAVALERIE

Trois corps de cavalerie furent formés formés, composés chacun de quatre régiments uhlans et d'un régiment de cuirassiers. Les régiments de hussards étaient organisés en trois divisions.

 

ARTILLERIE

L'artillerie à pied comptait désormais 28 brigades avec une brigade assignée à chaque division d'infanterie. En outre, il y avait 22 batteries à cheval et onze batteries légères indépendantes. Des batteries lourdes étaient stationnées en Géorgie et une lourde et une légère sur la frontière d’Orenbourg. Les pontoniers comprenaient 24 compagnies dont huit seulement étaient équipées de ponts.

 

MILICE

Presque toutes les unités ont été dissoutes en octobre.

 

1815

 

GARDE

Un nouvel escadron de cosaques de la mer Noire est levé.

 

 


05/08/2018
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Organisation de l'armée

La Russie mise à part, l'Autriche-Hongrie dispose de l'armée la plus importante capable de s'opposer sérieusement à l'armée française. Issue d'un empire multi-national, parlant plus de cinquante langues, avec une population nombreuse, elle alignait des contingents tirés de toutes les provinces de son vaste territoire, principalement slaves. L'allemand y était la langue vernaculaire. Ses soldats, surnommés « Kaiserliks »par les français, étaient braves et pleins de ressources, toujours capablesd'un retour offensif même après une défaite. Si leur meilleur général était l'archiduc Charles, ils souffraient de défauts rédhibitoires :

 

1. un commandement médiocre, sinon mauvais, pour la raison que les officiers de haut rang étaient choisis selon leur naissance et non en considération de leur talent ; de plus, leurs moindres décisions devaient être approuvées par le Conseil Aulique, sorte de grand-état-major des forces armées, système aberrant, surtout face à des adversaires aussi rapides que les Français. La lenteur autrichienne en était devenue proverbiale ;

 

2. un sens de l'économie poussé à l'extrême ; la démobilisation était couramment suivie d'un arrêt pur et simple du paiement des arriérés de solde ; l'entraînement réduit au minimum et la plupart du temps complètement supendu ; la mobilisation retardée et ralentie par souci d'économies sur le temps de service ;

 

3. des tactiques surannées, datant du siècle de Frédéric ; des formations rigides, manoeuvrant mal et trop lentement ; des trains de bagages immenses pour ravitailler une armée qui avait l'interdiction de se nourrir sur le terrain ; une stratégie de cordon, voulant tout défendre et ne protégeant rien.

 

Toutefois, la cavalerie autrichienne était de haute qualité et passait pour la meilleure d'Europe, tant par l'excellence de ses montures, que par la discipline et la science équestre de ses cavaliers. Exception dans l'armée : ils étaient parfaitement entraînés.

 

1801-1804

Pendant cette période de paix relative, l'armée austro-hongroise alignait :

 

- 60 régiments d'infanterie de ligne

- 17 régiments frontaliers ou Grenzer

- 1 régiment de chasseurs à pied

- 21 bataillons de grenadiers

- 3 régiments de garnison

- 12 régiments de hussards

- 6 régiments de dragons

- 6 régiments de chevau-légers

- 8 régiments de cuirassiers

- 3 régiments de uhlans

 

L'infanterie

           

 

Les régiments étaient identifiés d'une part selon leur ordre numérique d'ancienneté, d'autre part, avec le nom de leur colonel-propriétaire. Traditionnellement, le colonel-propriétaire était membre de la noblesse, et si cette charge était honorifique, elle était accompagnée d'une pension. Cette charge n'était jamais héréditaire et cessait avec la mort de son titulaire. D'où les fréquents changements de nom des régiments. La seule exception concernait l'empereur, toujours colonel-propriétaire du premier régiment de chaque arme. Celà ne conférait aucun statut particulier à l'unité. En pratique, le commandement effectif du régiment était assuré par un lieutenant-colonel.

 

Chaque régiment était recruté dans une zone déterminée dans chacune des régions de l'empire, parmi les habitants de cette zone. Il en résultait que le régiment épousait les caractéristiques particulières de ses recrues, en particulier la langue. L'empire comptant pas moins de 15 langues, l’allemand est la seule langue de commandement, même si les officiers doivent être polyglottes afin d’être compris de leurs hommes.

 

Ceux des régiments recrutés dans les province d'Autriche, de Bohême, de Moravie et de Silésie, étaient « allemands » ; leur effectif était différents de celui des régiments hongrois.

 

Les régiments issus des provinces se répartissaient comme suit :

 

 

Les effectifs réglementaires des compagnies sur pied de guerre étaient les suivants :

 

 

Les compagnies de grenadiers restaient casernées avec leur régiment en temps de paix. En temps de guerre, elles étaient regroupées par 4, 5 ou 6 compagnies dans des bataillons de grenadiers. Ces bataillons constituaient des divisions de réserve.

 

Les régiments de garnison numérotés comme les autres ne comprenaient que 2 bataillons. 2 étaient stationnés en Italie et 1 au Luxembourg. Ils seront rapatriés avec la perte de ces provinces.

 

La montagneuse province du Tyrol jouissait d'un statut spécial dans l'empire. Les Tyroliens étaient un peuple courageux et indépendant. Comme il était impossible de leur imposer un système de conscription, il fut convenu que les Tyroliens assureraient eux-mêmes la défense de leur province. Des unités de milice étaient donc levée à proportion des besoins. En outre, un régiment d'infanterie de ligne et l'unique régiment de chasseurs à piedde l'armée austro-hongroise, portant le n°64, étaient recrutés parmi les volontaires tyroliens. L'effectif réglementaire des compagnies de ces deux unités était moindre que les autres, puisque de 120 hommes seulement sans compagnie de grenadiers.

 

Les chasseurs à pied et les frontaliers assuraient le rôle d'infanterie légère.

 

Les régiments frontaliers comprenaient 2 ou 3 bataillons sur pied de guerre permanent. En campagne, ils rejoignaient l'armée, et leurs postes aux frontières étaient assurés par des régiments de réserve recrutés parmi les hommes les plus jeunes et les plus âgés. Les régiments frontaliers n'avaient pas de grenadiers, mais formaient une compagnie de Serezaners de 100 hommes, toujours musulmans, assurant des missions de courriers et de police militaire. Chaque compagnie disposait d'un

groupe de tireurs d'élite armés d'un fusil à canon rayé.

 

Les régiments frontaliers étaient considérés comme impropres au service en ligne de bataille, car incapables de se plier aux réglements de service et indisciplinés. Toutefois ils étaient unanimement reconnus comme excellant dans le rôle d'infanterie légère, aptes aux coups de main et aux embuscades. Leur courage et leur cruauté étaient bien connus, et leur conféraient une inquiétante réputation.

 

Les régiments frontaliers étaient issus de 4 provinces, dans les proportions et les effectifs suivants :

 

 

 

Le bataillon des Tchaikistes, fort de 1.200 hommes, était recruté parmi les populations vivant sur les rives des tributaires du Danube. Ils devaient fournir des canonnières avec leurs équipages et fournissaient leur expertise aux opérations de franchissement.

  

La cavalerie

La cavalerie autrichienne était d'une excellente qualité, bien montée, bien enraînée et respectée dans toute l'Europe, dont elle avait la réputation d'être la meilleure. La plupart des unités étaient recrutées en Hongrie, où les bons cavaliers et les excellents chevaux ne manquaient pas.

 

Les dragons et les cuirassiers formaient la cavalerie lourde. Chaque régiment était organisé comme suit :

 

 

Le régiment comptait 1.200 hommes en 8 escadrons de 150 hommes.

 

La cavalerie légère regroupait les hussards, les chevau-légers et les uhlans. Les régiments comptaient 1.580 hommes en 10 escadrons de 158 hommes. Les régiments de hussards étaient tous hongrois puisqu'ils formaient également leur cavalerie nationale.  Les régiments de uhlans provenaient de Galicie, ancienne province polonaise. Comme leurs homologues de l''infanterie, les régiments portaient un numéro de séniorité dans leur arme, et le nom de leur colonel-propriétaire. 

   

L'Insurrectio

La contribution de la Hongrie et des territoires qui lui étaient assimilés était faible par rapport à sa population. Les Magyars ou Hongrois, étaient sujets de la Couronne hongroise. Mais les territoires militaires frontaliers faisaient également partie des terres de la Couronne hongroise. Par conséquent, les Croates, les Serbes et les Roumains nés dans ces territoires, étaient assimilés aux Hongrois (à cette époque, le nationalisme n'existait pas), bien que dans les faits, ils n'étaient que des Grenzer, des sujets militarisés de ces terres.

 

La Hongrie répugnait à envoyer une trop grande part de ses hommes à l'étranger, laissant dépeuplées son territoire. Elle devenait une proie tentante pour les Turcs. Afin de contribuer à la défense des frontières, les princes de l'Église, les barons royaux et les barons héréditaires (propriétaires fonciers), devaient lever leurs propres troupes, ou Insurrectio. Les hommes appelés étaient organisés en bataillons d'infanterie et régiments de hussards. Par convention, la Hongrie devait fournir un certain nombre d'unités quand l'Autriche était en danger ; mais ils n'étaient pas destinés à combattre loin des frontières de la Hongrie.

 

Le processus de mobilisation était lent et compliqué, et suivi d'une période nécessaire à l'équipement et à l'entraînement sommaire des recrues. Les campagnes napoléoniennes se caractérisant par leur vitesse, l'Insurrectio était prête quand la guerre prenait fin. Elle ne fût donc jamais d'une grande utilité.

   

L'artillerie

Chacun des 4 régiments d'artillerie était organisé en 4 bataillons, chacun à 4 compagnies. Ce qui faisait au total 64 compagnies. Il n'existait aucun rapport structurel entre ces compagnies et les unités tactiques utilisées sur le terrain. Ces compagnies étaient des unités administratives en temps de paix ; en temps de guerre, elles étaient réparties selon les besoins, chacune avec un détachement d'ouvriers. En principe, chaque pièce était servie par 5 artilleurs et 8 à 10 ouvriers, les obusiers recevant en plus un bombardier.

 

La plupart des pièces étaient attachées directement aux régiments d'infanterie et aux brigades de cavaleire. Chaque bataillon recevait 2 pièces. Les pièces de 3 étaient attibuées aux troupes d'Italie, aux Grenzer et du Tyrol. Les pièces de 6 allaient au reste. L'artilleire de réserve disposait des pièces de 12, mais aussi de pièces de 6 et d'obusiers de 7. Au total, 391 pièces étaient attribuées aux bataillons d'infanterie de ligne.

 

Les pièces restantes étaient réparties comme suit :

- Pièces à cheval : 104

- Obusiers à cheval : 56

- Pièces de réserve : 462

   

Grandes unités

Il n'y avait pas d'unités permanentes au-dessus du régiment. On attribuait un nombre jugé adéquat de régiments d'infanterie et de cavalerie à un théâtre d'opérations, plus une quantité proportionnelle de pièces d'artillerie. Le général en chef  était relativement libre de les répartir entre ses brigdades et divisions temporaires.

 

Cette pratique présentait de sérieux inconvénients. Comme il n'existait pas d'échelons supérieurs permanents, il n'y avait pas non plus d'état-majors expérimentés et rompus au service. Une carence qui handicapait sévèrement les capacités stratégiques et tactiques de l'armée.

 

Sur le champ de bataille, les unités se déployaient généralement sur 3 lignes, mélangeant selon la situation, les régiments d'infanterie et de cavalerie. L'infanterie se plaçait au centre, la cavalerie sur les ailes et en arrière, l'artillerie saupoudrée un peu partout. Ce dispositif était évidemment très vulnérable en terrain accidenté, et pouvait facilement être tourné.

 

1805

L'Autriche nourrissait un profond ressentiment contre la France, après les pertes de territoires qu'elle avait supporté à la fin des campagnes d'Italie ; elle avait bien l'intention de récupérer les fertiles plaines italiennes qu'elle avait perdu. Le comble fut atteint avec le couronnement de Napoléon sur le trône d'Italie, qui eut lieu à Milan. Cette nouvelle situation menaçait les possessions autrichiennes au-delà de l'Adige, et poussa l'empire à se joindre à la 3e Coalition aux côtés de l'Angleterre, de la Russie, de Naples et de la Suède. Opposé à cette attitude et l'ayant fait savoir, l'archiduc Charles tomba en disgrace et fut remplacé par un certain général Mack à la tête de l'armée. Ce dernier  engagea une série de réformes concernant principalement l'infanterie.

 

 

Le nombre des compagnies par bataillon fut réduit de 6 à 4, les compagnies libérées permettant de former de nouveaux bataillons. Celles du 1er bataillon furent appelées « vélites-grenadiers », et jointes aux deux compagnies régimentaires  de grenadiers, formèrent un entier bataillon de grenadiers. Ce bataillon combattait dorénavant avec son régiment. Les compagnies surnuméaires du 2e bataillon et celles du 3e formèrent un 4e bataillon. En temps de guerre, le dépôt formait un 6e bataillon (le 5e étant le bataillon de grenadiers) qui ne faisait pas campagne avec son régiment. Il était plutôt affecté à des missions de garnison ou rejoignait les unités de réserve.

 

L'artillerie attachée se formait en une batterie de 6 pièces. Les pièces de 3 allaient aux régiments d'Italie, du Tyrol et de Grenzer, tout le reste recevant des pièces de 6.

 

Les régiments de Grenzer furent légèrement réformés par l'adjonction d'un bataillon supplémentaire ; ils n'avaient pas de grenadiers.

 

Cette réforme n'eut pas le temps d'être mise en oeuvre partout ; certains régiments, en Italie en particulier, firent la campagne en conservant leur ancienne organisation.

 

1806-1808 et les réformes de l'archiduc Charles

Avec la perte de nouveaux territoires en Italie et au Tyrol, un certain nombre de régiments durent être redéployés en Galicie. Le régiment de chasseurs tyroliens fut licencié et ses hommes, avec ceux des régiments d'infanterie du Tyrol, furent regroupés au sein de 7 bataillons de chasseurs indépendants. En 1809, ces nouvelles unités furent complétées et 2 nouveaux bataillons créés. Ces bataillons stationnèrent en Bohême, en Moravie et en Autriche.

 

La disgrâce de Mack après la désastreuse campagne de 1805, eurent pour conséquence le retour au commandement suprême de l'archiduc Charles. Il engagea immédiatement une série de réformes profondes, qui allaient modifier définitivement les structures de l'armée. Elles tendaient à tirer profit des dures leçons infligées par l'armée française, pour s'inspirer de ses concepts novateurs, puis les adapter à la mentalité autrichienne.

 

En premier lieu, les réformes de Mack furent abandonnées ; les régiments retrouvèrent leur organisation d'avant 1805. Les nouvelles réformes s'attachaient à 4 domaines :

 

1. Introduction du corps d'armée permanent, chaque corps se voyant assigner des régiments groupés en divisions  permanentes. Le corps recevait un état-major permanent, et pouvait maintenant opérer comme échelon autonome. Les corps étaient à peu près équivalents en effectifs, et dotés d'une proportion équilibrée d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie. De tels corps demandaient à leurs généraux préparation, expérience, indépendance et flexibilité. Toutefois, le temps manqua pour y parvenir, et de nombreux généraux resteront attachés à leurs anciens concepts quand débutera la campagne de 1809. Ils seront handicapés par une mentalité rigide, et persisteront à faire preuve d'un manque total d'initiative, ce qui, à leur décharge, leur avait toujours été demandé. Le Conseil aulique demeurait une instance contraignante qui voulait continuer à tout diriger de loin

 

2.La pratique de l'attachement de pièces d'artillerie aux régiments fut abandonnée, sauf pour les régiments frontaliers. L'armée avait souffert du feu de l'artillerie française. Alors que les batteries autrichiennes étaient éparpillées entre les régiments, les Français étaient capables de concentrer rapidement des masses d'artillerie pour écraser leurs adversaires. L'artillerie autrichienne était incapable de faire de même, ou de délivrer des feux de contre-batterie. Charles regroupa les pièces régimentaires en batteries, affectées aux divisions d'infanterie à la manière française. Les pièces à cheval et de position (batteries de 12), furent regroupées en batteries à cheval assignées aux formations de cavalerie pour les premières, en batterie de réserve pour les secondes.

 

3. L'infanterie légère était méprisée et tenue pour peu efficace, cette attitude résultant du fait que cette mission était traditionnellement dévolue aux Grenzer, regardés comme sujets de seconde zone. Malgré ce préjugé, Charles prit des mesures pour doter l'armée de troupes légères régulières. Les bataillons de chasseurs (Jäger) furent créés pour remplacer les Grenzer, plus efficaces dans leur rôle de garde-frontières. En outre, il fut envisagé de faire appel aux corps francs (Freikorps) issus de la Landwehr.

 

4.La dernière et la plus controversée des réformes présentées par Charles, était la levée d'armées de prmière et de seconde réserve. Composées pour la première d'une Landwehr qui restait à créer, et pour la seconde de corps francs, ces forces auraient été sérieusement entraînées pendant la paix sur la base de périodes d'instruction obligatoire. L'empereur rejeta cette idée, au motif que l'armée était composée de professionnels généralement engagés à vie, et responsables devant lui. Il n'en aurait pas été de même avec des civils n'effectuant que des périodes de réserve. En outre, la noblesse craignait qu'en armant et en entraînant la population, elle aurait eu les moyens de fomenter avec succès des rebellions contre l'ordre social établi.

  

1809

Le piège espagnol se refermait sur l'armée française qui subissait de mourdes pertes. Des troupes de plus en plus nombreuses furent transférées d'Allemagne en Espagne. Les échecs français dans la Péninsule incitèrent le parti de la guerre à tenter une nouvelle fois de récupérer les territoires perdus. Ce parti, animé par l'impératrice, avait beaucoup de sympathisants dans sa propre famille et dans toutes les familles qui avaient perdu leurs propriétés foncières italiennes. Leur opinion était de profiter de la faiblesse de la France pour l'attaquer par surprise, obtenir des appuis auprès des princes allemands et obtenir une victoire décisive rapide. L'archiduc Charles ne partageait pas l'optimisme et l'enthousiasme des va-t'en-guerre de la cour. Il estimait que la réorganisation et la montée en puissance de l'armée n'étaient pas suffisantes, et conseillait d'attendre le moment favorable. L'empereur était d'un avis différent qui l'emporta. Charles accepta toutefois de rester au commandement suprême de l'armée.

 

L'infanterie

Comme nous l'avons déjà dit, l'infanterie retrouva son organisation d'avant 1805.

 

 

 

L'effectif moyen d'une compagnie de fusiliers était d'environ 160 hommes.

 

Ne subsistaient plus que 2 régiments de garnison. Ils étaient organisés comme les régiments de ligne, mais n'avaient que 2 bataillons et pas de grenadiers. L'effectif réglementaire des bataillons était fixé à 1.114 hommes. Leur mission consistait à occuper les forteresses de la côte adriatique.

 

Chaque bataillon de chasseurs comportait 6 compagnies et un dépôt, pour un effectif réglementaire de 1.084 hommes. En réalité, la compagnie ne comptait généralement sur le terrain 120 hommes au plus. Les hommes des deux premiers rangs étaient armés d'une carabine légère et très précise avec une réserve de 60 coups ; les hommes du 3e rang et les sous-officiers étaient armés d'un fusil rayé avec une réserve de 100 coups.

 

Les régiments frontaliers étaient à 2 bataillons de campagne plus un de réserve. L'organisation de ces bataillons était la même que dans la ligne, mais ils n'avaient pas de grenadiers et disposaient de 4 canons de 3 régimentaires.

 

L'archiduc Charles ordonna l'abandon des vieilles tactiques linéaires. Dorénavant, les bataillons utiliseraient la formation dite « bataillon-masse », « division-masse » ou carré. Le bataillon-masse était une colonne compacte de compagnies, entraînées à faire face à la cavalerie en s'arrêtant, les hommes des rangs intérieurs se pressant vers le centre, les rangs extérieurs faisant face vers l'extérieur. On obtenait un bloc solide et irrégulier de baïonnettes. Cette tactique avait très bien fonctionné contre les Turcs, et n'exigeait pas autant d'entraînement que la formation du carré classique.

 

Chaque bataillon formait 3 divisions de 2 compagnies chacune. Si nécessaire, chaque division pouvait opérer comme une unité tactique indépendante. Dans ce cas, chacune était amenée à former sa propre « masse » de la même façon que le « bataillon-masse ».

 

L'artillerie

Les pièces ex-régimentaires furent organisées en batteries de 8 pièces de 3 ou de 6. Quelques unes reçurent des pièces de montagne en vue d'opérer dans les Alpes.

 

Les pièces de 12 réunies par 4 avec 2 obusiers de 7, formèrent des batteries dites « de position » destinées aux réserves des corps d'armée.

 

Les batteries à cheval comprenaient 4 canons de 6 et 2 obusiers de 7.

 

Les artilleurs dont l'entraînement était insuffisant, étaient remplacés par des ouvrier d'artillerie. En temps de paix le corps des ouvriers d'artillerie comprenait 8 compagnies, mais elles furent renforcées à 40 en 1809. Chaque compagnie pouvait servir 3 batteries en moyenne.

 

En 1809 l'armée disposait de 120 batteries. En théorie, chaque corps recevait 2 batteries de 12, 1 batterie de 6 à pied et une batterie de 6 à cheval.

 

Les corps techniques

 

Le bataillon des pontonniers comprenait 6 compagnies de 128 hommes. Il était équipé du matériel de franchissement.

 

Le corps des mineurs était constitué de 5 compagnies de 120 hommes. Sa mission était l'attaque et la défense des places et toutes les techniques de la guerre de siège.

 

Le corps des sapeurs était constitué de 3 compagnies de 256 hommes. Il participait avec le corps de mineurs à l'attaque et à la défense des places.

 

Le corps des pionniers comprenait 9 divisions de 398 hommes. Il aménageait les positions de campagne et les emplacements d'artillerie.

 

L'Insurrectio

Les effectifs totaux des Insurrectio sont inconnus. Par contre, les unités qui furent mobilisées pour la campagne de 1809 et qui participèrent plus ou moins aux opérations, sont les suivantes :

 

- Insurrectio hongroise : 18,5 bataillons d'infanterie et 16 régiments de hussards ;

- Insurrectio croate : 10 bataillons d'infanterie et 12 escadrons de cavalerie ;

- Insurrectio slavique : 5.000 hommes ;

- Insurrectio de Sienbergen : 4 régiments d'infanterie à 1.750 hommes chacun environ et 1 régiment de cavalerie à 1.500 hommes.

 

Forces de seconde ligne

 

Landwehr

La Landwehr fut créée le 8 juin 1808. selon les estimations, elle devait fournir 230.000 hommes. Son rôle n'était pas de participer aux opérations militaires, mais de se livrer à des actions de guerilla et à garnir les forteresses, libérant de ces missions les troupes régulières. Tous les hommes âgés de 18 à 45 ans étaient mobilisables. La Landwehr recevait 21 jours d'entraînement par an. Chaque fois que nécessaire, une fraction de ses unités pouvaient être mobilisées pour une durée limitée au temps des hostilités.

 

Chaque province était constituée de plusieurs districts, chaque district devant fournir de 2 à 5 bataillons. Les bataillons étaient identifiés par le nom de leur lieu d'origine, et comprenait en principe 6 compagnies.

 

En 1809, la Landwehr autrichienne était ainsi constituée :

 

- Basse-Autriche : 19 bataillons en 2 brigades ;

- Haute-Autriche : 15 bataillons en 2 brigades (mais cette province sera envahie avant la mobilisation complète) ;

- Autriche intérieure : 36 bataillons (Steiermark : 13 bataillons à 800-1000 homme chacun ; Carinthie : 5 bataillons à 750-800 hommes chacun ; Carniole : 10 bataillons à 700-900 hommes chacun ; Salzbourg : 4 bataillons ; Adriatique : 2 bataillons ;

Gorlice : 2 bataillons) ;

- Sudètes : 84 bataillons (Bohême : 55 bataillons en 7 brigades ; Moravie et Silésie : 12 bataillons en 2 brigades).

 

Volontaires et corps francs

Les volontaires et les corps francs étaient levés parmi les membres de la Landwehr les plus motivés pour défendre le pays. Levées pour la durée de la campagne, ces unités étaient en tous points semblables à la Landwehr quant à l'oganisation et à l'identification. Dans quelques cas, ce sont des unités complètes de la Landwehr qui se donnèrent le titre de volontaires ou corps francs.

 

Les unités suivantes ont été recensées :

 

- Volontaires de Vienne :

C'est l'unité la plus connue en raison de leur belle conduite à Ebelsberg et à Aspern-Essling. Ils étaient constitués de 6 bataillons articulés en 2 brigades, 1 compagnies de carabiniers et 2 escadrons.

 

- Légion de l'Archiduc Charles :

Levée en Bohême, elle comprenait 6 bataillons. Le 1er, levé parmi les étudiants de l'université de Prague, était une unité de chasseurs. Les bataillons furent assignés individuelement dans les corps de l'armée régulière.

 

Volontaires d'Autriche Intérieure :

Le district fournit 4 bataillons, dont un (celui de Salzbourg) était un bataillon de chasseurs.

 

Volontaires de Moravie et Silésie :

Le district leva 2 bataillons.

 

Corps franc dalmate :

Les Grenzer retraités du service formèrent 1 bataillon.

 

Volontaires de Bukovine :

La Bukovine produisit 1 bataillon, 2 escadrons de cavalerie légère albanais, 1 escadron de chasseurs à cheval et 1 escadron noble.

 

Freikorps Lobkowitz :

Cette unité de chasseurs est mentionnée mais je n'ai aucune précision la concernant.

 

Volontaires de Siebenberg :

2 bataillons et 4 escadrons, ces derniers à 150 hommes chacun.

 

Corps franc silésien de vob Schill :

1 bataillon et 1 escadron, ce dernier à 240 hommes.

 

Bataillon franc de Moravie :

Formé de 2 bataillons de landwehr.

 

Corps franc de carneville :

2 bataillon et un détachement de hussards (66 hommes).

 

Chasseurs de montagne d'Arad :

Cette unité est mentionnée mais je n'ai aucune précision la concernant.

 

Légions de cavalerie franques et de Bayreuth :

3 escadrons de uhlans.

 

Régiment des dragons bohêmiens :

Unité d'un millier d'hommes environ levée à l'automne 1809.

 

1813-1814

Depuis 1809, un certain nombre de changements c'étaient produits.

 

Infanterie

 

 

Les régiments avaient maintenant 6 bataillons 'environ 1000 hommes, et 2 compagnies de grenadiers. La Landwehr avait été incorporée aux régiments d'infanterie. Ils étaient levés dans les districts de recrutement de leur régiment de rattachement. D'ordinaire, seuls les 3 premiers bataillons du régiment étaient assignés à l'armée levée pour une campagne. Les autres étaient employés aux missions de garnisons, de siègle ou de sécurité des frontières. Les compagnies de greandiers étaient, comme par le passé, réunies en 19 bataillons indépendants.

 

Cavalerie

 

Les régiments de cavalerie lourde (cuirassiers et dragons) étaient organisés en 6 escadrons dont 2 de dépôt, qui n'étaient pas mobilisés. L'effectif réglementaire de l'escadron était de 144 hommes.

 

Les régiments de cavalerie légère (hussards, chevau-légers et uhlans) comprenaient 8 escadrons, dont 2 de dépôt. L'effectif réglementaire de l'escadron était de 180 hommes. Un 4e régiment de uhlans sera levé à la fin de l'année 1813.

 

Artillerie

 

En 1813, les batteries de campagne furent réorganisées sur le modèle des batterie de position (ou de réserve), de sorte que toutes les batteries comptaient maintenant 4 pièces de campagne et 2 obusiers.

 

Deux batteries de 18 firent leur apparition dans l'arsenal de siège.

 

En octobre 1813, l'artillerie autrichienne alignait 97 batteries et 660 pièces.

 


07/06/2018
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Organisation de l'armée

Par Confédération du Rhin, nous entendons les États dont les unités durent généralement être amalgamées pour constituer des unités combattantes. Leurs ressources humaines étant insuffisantes, leur contribution était adaptée à leurs capacités. Voici la liste de ces États :

 

Grand-duché de Francfort ;

Grand-duché de Wurzbourg ;

Duché de Mecklembourg-Schwerin ;

Duché de Mecklembourg-Strelitz ;

Duché d'Anhalt-Bernbourg ;

Duché d'Anhalt-Dessau ;

Duché d'Anhalt-Kothen ;

Duché d'Arenberg ;

Duché de Saxe-Cobourg ;

Duché de Saxe-Gotha ;

Duché de Saxe-Hildburghausen ;

Duché de Saxe-Meiningen ;

Duché de Saxe-Weimar ;

Principauté de Hohenzollern-Hechingen ;

Principauté de Hohenzollern-Sigmaringen ;

Principauté d'Isenbourg-Birstein ;

Principauté de la Leyen ;

Principauté de Liechtenstein ;

Principauté de Lippe-Detmold ;

Principauté de Reuss-Ebersdorf ;

Principauté de Reuss-Greiz

Principauté de Reuss-Lobenstein ;

Principauté de Reuss-Schleiz ;

Principauté de Salm-Salm (Salm-Salm et Salm-Kirbourg) ;

Principauté de Schaumbourg-Lippe ;

Principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt ;

Principauté de Schwarzbourg-Sondernshausen ;

Principauté de Waldeck.

 

1806

 

Francfort

1 bataillon d'infanterie de ligne à 9 compagnies de 134 hommes,

1 détachement de 20 hussards.

 

Collège des princes

– Nassau-Usingen,

– Arenberg,

– Nassau-Weilburg,

– Salm-Salm,

– Salm-Kyrburg,

– Hohenzollern-Sigmaringen,

– Hohenzollern-Hechingen,

– Isenbourg-Birstein,

– Liechtenstein,

– La Leyen,

s'engagent ensemble à fournir un contingent de 4.000 hommes.

 

Wurzbourg

s'engage à fournir un contingent de 2.000 hommes.

 

Saxe-Weimar, de Saxe-Gotha, de Saxe-Meiningen, de Saxe-Hilburghausen, de Saxe-Coburg

s'engagent ensemble à fournir un contingent de 2.000 hommes.

 

1807

Les ducs d'Anhalt-Bernburg, d'Anhalt-Dessau et d'Anhalt-Coethen fournissent 700 hommes.

Le prince de Waldeck fournit 400 hommes.

Les princes de Lippe-Detmold et de Schaumburg-Lippe fournissent 650 hommes.

Les princes de Schwarzbourg-Rudolstadt et de Schwarzbourg-Sondershausen fournissent également 650 hommes.

Les quatre princes de Reuss-Greitz, Reuss-Ebersdorf, Reuss-Schleitz et Reuss-Lobenstein fournissent ensemble 400 hommes.

 

Le 4e régiment de la Confédération est formé avec :

1 bataillon d'infanterie légère (Saxe-Weimar) à 4 compagnies de 78 hommes et

1 bataillon d'infanterie de ligne à 4 compagnies de mousquetaires dont 3 de Saxe-Gotha et 1 de Saxe-Meiningen, toutes de 122 hommes.

 

1808

Le duc de Mecklembourg-Strelitz entre dans le Collège des princes et doit fournir 400 hommes.

 

Le duc de Mecklembourg-Schwerin entre lui aussi dans le Collège des princes et doit fournir 1.900 hommes.

Il dispose en outre de :

1 bataillon de grenadiers de la Garde à 2 compagnies de 160 hommes ;

1 escadron de gardes à cheval à 120 hommes.

 

Pour l'Espagne est constitué un régiment d'infanterie (qui deviendra le 3e régiment de la Confédération) organisé come suit :

1 bataillon d'infanterie de ligne (Francfort) à 6 compagnies de 142 hommes.

1 bataillon d'infanterie de ligne comprenant

         1ère compagnie (Schwartzbourg-Sondershausen) de 100 hommes ;

         2e compagnie (Schwartzbourg-Rudolstadt) de 120 hommes ;

         3e compagnie (Lippe-Detmold) de 150 hommes ;

         4e compagnie (Lippe-Buckebourg) : 150 hommes ;

         5e compagnie (Reuss) de 150 hommes ;

         6e compagnie (Waldeck) de 130 hommes.

 

Wurzbourg

1 régiment de mousquetaires à 2 bataillons de 4 compagnies à 120 hommes ;

1 régiment de dragons puis chevau-légers à 2 escadrons de 165 hommes

1 compagnie d'artillerie à pied à 6 pièces de 6.

 

1809

 

Duchés saxons

 

4e régiment d'infanterie des Princes (duchés saxons) à 3 bataillons organisés comme suit :

         1er bataillon : 1 compagnie de grenadiers (Saxe-Hildburghausen) à 130 hommes;

                                4 compagnies de mousquetaires (Saxe-Gotha) à 120 hommes ;

                                1 compagnie de chasseurs (Saxe-Cobourg) à 200 hommes.

         2e bataillon : 1 compagnie de grenadiers (Saxe-Gotha) à 130 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Saxe-Hildburghausen) à 120 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Saxe-Meiningen) à 150 hommes ;

                               1 compagnie de chasseurs (Saxe-Cobourg) à 200 hommes.

         3e bataillon : 5 compagnies de carabiniers (Saxe-Weimar) à 120 hommes ;

                               1 compagnie de carabiniers (Saxe-Hildburghausen) à 120 hommes.

         1 compagnie de sapeurs (Saxe-Cobourg) à 140 hommes.

 

5e régiment d'infanterie des Princes (Anhalt-Lippe) à 3 bataillons organisés comme suit :

         1er bataillon : 6 compagnies de mousquetaires (Lippe) à 120 hommes ;

         2e bataillon :  2 compagnies de mousquetaires (Anhalt-Dessau) à 175 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Anhalt-Köthen) à 110 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Anhalt-Bernberg) à 120 hommes ;

         3e bataillon : 2 compagnies de mousquetaires (Lippe-Detmold) à 150 hommes ;

                               1 compagnie de mousquetaires (Schaumbourg-Lippe) à 150 hommes ;.

 

6e régiment d'infanterie des Princes (Schwarzbourg-Reuss-Waldeck) à 2 bataillons organisés comme suit :

         1er bataillon : 4 compagnies de mousquetaires (Schwarzbourg-Sondernshausen) à 100 hommes ;

                                2 compagnies de mousquetaires (Schwarzbourg-Rudolstadt) à 120 hommes.

         2e bataillon : 3 compagnies de mousquetaires (Reuss) à 150 hommes ;

                               3 compagnies de mousquetaires (Waldeck) à 120 hommes.

 

Mecklembourg-Schwerin

8e régiment d'infanterie de la Confédération à 3 bataillons dont 2 à 6 compagnies et 1 à 4 compagnies, toutes à 120 hommes ;

1 compagnie d'artillerie à pied à 6 pièces de 6.

 

Mecklembourg-Strelitz

1 bataillon de mousquetaires à 4 compagnies de 100 hommes.

 

1810-1811

Le 7e régiment de la Confédération (Wurzbourg) est réduit à 1 bataillon.

 

1812

Francfort

Un nouveau 3e régiment de la Confédération à 3 bataillons de 6 compagnies à 130 hommes est formé.

 

Wurzbourg

Un nouveau 7e régiment de la Confédération à 4 bataillons de 6 compagnies à 137 hommes est formé.

 

1813

Au retour de Russie où ils ont beaucoup souffert, les 4e, 5e et 6e régiments de la Confédération sont amalgamés en un seul.

 

Anhalt

1 régiment de chevau-légers à 2 escadrons de 130 hommes.

 

Erfurt

3 bataillons à 6 compagnies de 130 hommes.

 

Francfort

2 bataillons d'infanterie à 6 compagnies de 130 hommes.

 

Mecklembourg-Schwerin

1 régiment de hussards à 4 escadrons de 125 hommes.

 

Saxe-Gotha et Saxe-Gotha-Altenburg

1 bataillon (dit de marche de Thuringe) à 4 compagnies de 107 hommes.

 

Wurzbourg

Le 7e régiment de la Confédération est réduit à un seul bataillon et un nouveau est formé (qui prend symboliquement le n°5).

 

Note :

Les 1er et 2e régiments de la Confédération sont ceux de Nassau,

Le 3e régiment de la Confédération est celui de Francfort,

Le 7e régiment de la Confédération est celui de Wurzbourg,

 

1814

Les princes rejoignent les Alliés avec un enthousiasme mitigé. C'est pourquoi leurs unités seront affectées aux sièges et aux garnisons.

 

Francfort

3 bataillons d'infanterie à 6 compagnies ;

3 bataillons de Landwehr à 5 compagnies ;

2 compagnies de chasseurs (toutes les compagnies sont à 130 hommes).

1 escadron de chasseurs à cheval de 150 hommes.

 

Lippe-Detmold

1 bataillon de mousquetaires à 150 hommes.

 

Mecklembourg-Schwerin et Strelitz

1 régiment de chasseurs à 3 bataillons de 6 compagnies à 130 hommes ;

1 régiment de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes ;

1 compagnie d'artillerie à pied de 6.

 

Saxe-Cobourg, Saxe-Meiningen et saxe-Hildburghausen

1 bataillon de chasseurs volontaires à 6 compagnies de 120 hommes.

 

Saxe-Weimar

1 bataillon de chasseurs volontaires à 6 compagnies de 120 hommes.

 

Schaumbourg-Lippe

2 compagnies de mousquetaires à 150 hommes.

 

Waldeck

3 compagnies de mousquetaires à 120 hommes.

 

1815

 

Unités amalgamées

1 régiment à 4 bataillons (Reuss, Francfort, Isembourg, Fulda) de 4 compagnies ;

1 régiment ainsi composé :

         2 bataillons de mousquetaires (Saxe-Weimar) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Anhalt-Dessau) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Anhalt-Bernbourg).

1 régiment ainsi composé :

         2 bataillons de mousquetaires (Saxe-Gotha) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Schwarzbourg).

1 régiment ainsi composé :

         2 bataillons de mousquetaires (Lippe) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Waldeck).

 

Mecklembourg-Schwerin-Strelitz

2 régiments de mousquetaires à 3 bataillons,

1 régiment de hussard à 4 escadrons de 125 hommes,

1 demi-compagnie d'artillerie à pied de 6.

 

Saxe-Cobourg, Saxe-Gotha, Saxe-Hildburghausen, Saxe-Meiningen et Saxe-Weimar

1 régiment de mousquetaires à 4 bataillons,

1 bataillon de chasseurs.

 

Les bataillons de mousquetaires sont à 4 compagnies de 160 hommes.

Les bataillons de chasseurs sont à 4 compagnies de 120 hommes.

 


17/05/2018
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Organisation de l'armée

1808

La contribution du duché d'Oldenbourg à la Confédération du Rhin n'est levée qu'en 1808, le duc Pierre étant parvenu jusque là à l'éviter.

Le contingent consiste en :

1 bataillon d'infanterie de ligne à 6 compagnies de 133 hommes.

 

1811

Le duché d'Oldenbourg est incorporé à la France. Le territoire est partagé entre les départements des Bouches-du-Weser et de la Sarre.

Les états hanséatiques sont également incorporés et leurs territoires partagés entre les départements des Bouches-de-l'Elbe (Hambourg & Lübeck) et des Bouches-du-Weser (Brême).

Ils lèvent trois régiments prenant rang dans l'armée française :

Hambourg & Lübeck : 127e régiment d'infanterie de ligne ;

Brême : 128e régiment d'infanterie de ligne ;

Oldenbourg : 129e régiment d'infanterie de ligne.

Chaque régiment est à 2 bataillons de 6 compagnies de 133 hommes sauf le 129e qui est à 3 bataillons.

 

1812

Les rescapés de la campagne de Russie sont appelés à reformer les 127e et 128e régiments, le 129e étant dissous.

 

1813-1815

Le duché passe dans le camps des Alliés et lève

1 régiment à 2 bataillons, le 1er d'infanterie régulière, le 2e de Landwehr, chacun à 4 compagnies de 200 hommes.

Une Légion hanséatique est levée par Hambourg & Lübeck passées dans le camp des Alliés, et composée de :

1 régiment d'infanterie de ligne à 3 bataillons de 4 compagnies à 200 hommes,

8 escadrons de uhlans à 200 hommes,

2 batteries de 6.

 

1814

Les villes hanséatiques lèvent :

 

Hambourg

2 bataillons d'infanterie de ligne à 4 compagnies de 200 hommes,

1 compagnie de chasseurs à 103 hommes,

6 escadrons à 200 hommes,

2 batteries de 6,

Garde civile (Hamburger Bürgermilitär)

10 bataillons

1 bataillon de chasseurs à 4 compagnies de 125 hommes,

2 compagnies d'artillerie à pied de 6.

 

Lübeck

1 bataillon d'infanterie de ligne,

2 escadrons à 200 hommes,

Garde civile (Lübecker Bürgergarde)

4 bataillons de la à 4 compagnies à 200 hommes, 2 bataillons n'ayant que 2 compagnies,

5 bataillons de Landsturm à 3 compagnies de 184 hommes.

 

Brême

1 bataillon d'infanterie à 4 compagnies de 200 hommes

1 compagnie de chasseurs à 120 hommes (Freiwillige Bremische Jäger-Korps),

1 escadron à 200 hommes.

 


15/05/2018
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Organisation de l'armée

Le duché de Berg est créé en novembre 1808. Son territoire est constitué des anciens territoires prussiens de Kleve & Wesel, et des possessions bavaroises d'Ansbach et Berg. Le trône en est initialement donné à Murat.

 

1806

L'armée de Berg commence avec 1 régiment d'infanterie, levé en avril à Berg avec des locaux et des ressortissants français. Il comprend 4 bataillons à 8 compagnies chacun. L'effectif réglementaire de la compagnie est fixé à 100 hommes. Ce régiment est opérationnel fin 1806.

  

1808

Avec la formalisation du duché et l'expansion de ses terres, l'armée est renforcée par l'incorporation d'unités d'États voisins. Ces unités comprennent le 11e régiment d'infanterie bavarois, un bataillon d'infanterie et un détachement de hussards d'Orange-Nassau. En octobre 1808, l'armée comprend :

 

3 régiments d'infanterie

1 régiment de chevau-legers

1 bataillon d'artillerie

1 unité de gendarmes

 

Infanterie

Chaque régiment comprend 3 bataillons de campagne et 1 bataillon de dépôt. L'organisation suit le nouveau modèle français. Le bataillon de campagne est donc à 6 compagnies de 120 hommes chacune dont 1 de grenadiers. Le bataillon de dépôt n'a que 4 compagnies.

 

Cavalerie

Le régiment de chevau-légers comprend 4 escadrons organisés selon le modèle français, savoir 160 hommes, la 1ère compagnie du 1er escadron étant une compagnie d'élite.

 

En février 1808, 3 escadrons du régiment sont envoyés en Espagne. Ils deviendront le 1er régiment de chevau-léger-lanciers.

 

Artillerie

Le bataillon d'artillerie comprend :

 

1 compagnie à cheval de 6

1 compagnie à pied de 6

1 compagnie du train

1 compagnies de mineurs, sapeurs et pontonniers

 

1809

Le régiment de chevau-légers-lanciers devient un régiment de lanciers en récompense de ses brillants étas de service. Il est doté de la lance, arme dont il était dépourvu jusque là, malgré son titre.

 

1812

Le nombre de régiments d'infanterie passe à 4 en réduisant le nombre des bataillons à 2.

Un 2e régiment de lanciers à 3 escadrons est également levé. Chacun de ses escadrons comprend 250 hommes.

Le contingent de Berg sera engagé en Russie où  il sera virtuellement annihilé. Très peu de survivants rentreront chez eux.

 

1813

2 régiments d'infanterie et 1 régiment de lanciers sont graduellement reconstruits à Berg. L'infanterie sera utilisée à des misions de garnison et ne participera pas à la campagne. En revanche, le régiment de lanciers sera pratiquement détruit à Possendorf, et ses rescapés seront présents à Leipzig.

 

1814-1815

Le duché de Berg est occupé par l'armée prussienne en 1813. En avril 1814, il devient une province prussienne. Les 2 régiments d'infanterie sont réorganisés sur le modèle prussien savoir

 

1 bataillon de fusiliers

2 bataillons de mousquetaires

2 compagnies de grenadiers

 

Les bataillons sont à 4 compagnies et chaque compagnie est à 135 hommes. Les régiments sont incorporés dans l'armée prussienne sous les numéros  28 et 29.

Le régiment de lanciers devient le 11e hussards prussiens, moins un de ses escadrons qui est versé au 5e uhlans de création nouvelle.

 


07/07/2018
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Organisation de l'armée

La Bade fut contrainte à faire la paix avec la france en juillet 1796, acte qui sera ratifié à la Paix de Paris. Comme compensation aux territoires perdus sur la rive droite du Rhin, la Bade obtint des parcelles du Saint Empire Romain, situées sur la rive gauche. En outre, son souverain, le margrave Charles Frédéric Ier de Bade, est élevé au statut de prince-électeur en 1803.

 

En conséquence de ces modifications territoriales, l'armée badoise fut réorganisée comme suit :

 

Infanterie :

Leib Infanterie Regiment Kurfurst ;

Infanterie Regiment Markgraf Louis ;

Infanterie Regiment Kurprinz ;

Garnison Regiment von Lindenheim.

 

 

 

 

 

Bataillon de grenadiers von Stetten à 4 compagnies de 170 hommes ;

Bataillon de chasseurs von Bekke à 2 compagnies de 170 hommes.

 

Cavalerie :

Compagnie des Gardes du Corps à 60 hommes ;

1 peloton de hussards à 48 hommes ;

1 régiment de dragons à 4 escadrons de 120 hommes.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6.

 

1806

L'armée badoise accroît ses effectifs et ses unités prennent de nouveaux noms.

 

Infanterie

Leib Grenadier Garde Bataillon à 5 compagnies de 170 hommes ;

Leib Infanterie Regiment Großherzog ;

Infanterie Regiment Erbgroßherzog ;

Infanterie Regiment Markgraf Louis ;

Infanterie Regiment von Harrant ;

Garnison Regiment von Olizy ;

Garnison Regiment von Roder ;

Garnison Regiment von Biedenfeld.

 

Cavalerie

Compagnie des Gardes du Corps à 60 hommes ;

1 régiment de hussards à 4 escadrons de 120 hommes ;

1 régiment de dragons à 4 escadrons de 120 hommes.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6 ;

1 compagnie à cheval à 6 pièces de 6.

 

1806-1807

Le régiment d'infanterie badois conserve ses 2 bataillons à 4 compagnies, mais son effectif est maintenant de 1300 hommes.

Le bataillon de chasseurs Lingg (ex-von Bekke) passe à 5 compagnies de 120 hommes.

 

1808

 

Le régiment d'infanterie badois adopte le modèle français :

 

 

 

 

1809

 

Infanterie

4 régiments d'infanterie ;

1 bataillon de grenadiers de la Garde à 5 compagnies de 150 hommes ;

1 bataillon de chasseurs à pied à 5 compagnies de 150 hommes ;

3 régiments de garnison servant de dépôts aux régiments d'infanterie.

 

Cavalerie

Compagnie des Gardes du Corps à 60 hommes ;

Régiment de hussards à 4 escadrons de 120 hommes ;

Régiment de dragons légers à 4 escadrons de 120 hommes.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6 ;

1 compagnie à cheval à 6 pièces de 6.

 

1813

Du contingent badois de 7.600 hommes envoyé en Russie, seuls revinrent 1.500 hommes. Ils furent employés comme cadres pour lever à la hâte de nouveaux régiments.

 

Infanterie

Leicht Infanterie Regiment n° 1 von Stockhorn ;

Leicht Infanterie Regiment n° 2 von Hochberg ;

Leicht Infanterie Regiment n° 3 Großherzog ;

Leicht Infanterie Regiment n° 4 von Neuenstein.

 

 

Leib Grenadier Garde Bataillon à 6 compagnies de 150 hommes ;

Jäger Bataillon à 5 compagnies de 150 hommes ;

Les régiments de garnison sont supprimés.

 

Cavalerie

Régiment de dragons légers n° 1 von Freystedt à 4 escadrons de 120 hommes ;

Régiment de dragons légers n° 2 von Genson à 5 escadrons de 120 hommes ;

Régiment de chasseurs à cheval volontaires à 4 escadrons de 120 hommes.

La compagnie de Gardes du Corps et le régiment de hussards sont licenciés.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6 ;

1 compagnie à cheval à 6 pièces de 6.

 

1814

Après Leipzig, la Bade fut envahie par les Coalisés et forcée de se joindre à eux le 20 novembre 1813. À cette date, 8 nouveaux bataillons de Landwehr et un second régiment de chasseurs à cheval furent levés. Mais seuls le Leib Grenadier Garde Bataillon et la compagnie d'artillerie à cheval, affectés à la Garde alliée, prirent une part active à la campagne.

 

 

 

 


23/05/2018
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Organisation de l'armée

1795

 

Infanterie

7 demi-brigades d'infantrie de ligne à 3 bataillons de 9 compagnies dont 1 de grenadiers à 83 hommes et 1 batterie à pied de 6 pièces de 4 ;

4 bataillons de chaseurs de 7 compagnies dont 1 de carabiniers à 60 hommes ;

5 régiments étrangers à 2 bataillons de 6 compagnies à 103 hommes.

 

Cavalerie

2 régiments de cavalerie lourde à 4 escadrons ;

1 régiment de dragons légers à 4 escadrons ;

2 régiment de hussards à 2 escadrons ;

Les escadrons sont à 110 hommes.

 

1805

 

Infanterie

Les demi-brigades d'infantrie de ligne deviennent régiments. Leur structure reste inchangée.

Création d'un bataillon de grenadiers de la Garde à 8 compagnies (prélevées dans chaque régiment d'infantrie de ligne).

 

Artillerie

4 batteries d'artillerie à pied à 6 pièces de 8 ;

2 batteries d'artillerie à cheval à 6 pièces de 4.

Troupes coloniales (colonie du Cap et Indes orientales)

1 bataillon étranger d'infantrie (Waldeck) à 7 compagnies dont 1 de grenadiers à 60 hommes ;

1 bataillon étranger de chasseurs (Jägers) à 4 compagnies de 50 hommes ;

2 batteries d'artillerie à pied à 6 pièces de 8 ;

Contigent de la milice locale des Indes orientales à 200 hommes ;

2 équipages de marins français à 120 hommes chacun ;

Contingent de cavalerie boer à 400 hommes.

 

1806-1808

L'armée batave devient armée royale hollandaise.

 

Infanterie

9 régiments d'infantrie de ligne (dont 1 de grenadiers de la Garde) ;

2 régiment de chasseurs à pied (dont 1 de la Garde) ;

Les régiments sont à 4 bataillons de 6 compagnies à 120 hommes.

 

Cavalerie

2 régiments de cuirassiers, dont 1 (Gardes du Corps) à 4 escadrons et 1 à 3 escadrons ;

2 régiments de hussards, dont 1 (de la Garde) à 4 escadrons et 1 à 3 escadrons ;

1 régiment de grenadiers à cheval à 2 escadrons.

Les escadrons restent à 160 hommes.

 

Artillerie

3 bataillons de 7 compagnies à pied ;

1 brigade d'artillerie à cheval à 2 compagnies (dont une de la Garde) ;

3 compagnies d'artillerie côtière ;

1 compagnie de mineurs-sapeurs à 120 hommes ;

1 compagnie de pontonniers à 120 hommes ;

1 compagnie du train ;

1 bataillon d'artisans à 2 compagnies de 120 hommes.

Les batteries à pied sont à 6 pièces de 8, les batteries à cheval à 6 pièces de 4.

 

1809

L'artillerie est réorganisée comme suit :

21 compagnies d'artillerie à pied ;

4 puis 3 compagnies d'artillerie à cheval ;

Le bataillon d'artisans passe à 5 compagnies ;

2 compagnie du génie à 120 hommes ;

1 bataillon du train à 4 compagnies.

 

1810-1814

Le royaume de Hollande n'existe plus. Ses troupes sont absorbées par l'armée française.

 

1814

 

Troupes métropolitaines - Infanterie

20 bataillons d'infanterie de ligne ;

7 bataillons de chasseurs ;

20 bataillons de milice.

Les bataillons sont à 6 compagnies de 116 hommes.

 

Troupes métropolitaines - Cavalerie

1 régiment de chevau-légers ;

1 régiment de hussards.

Les régiments sont à 4 escadrons de 100 hommes.

 

Troupes métropolitaines - Artillerie

4 batteries d'artillerie à pied de 6 et 9 ;

2 batteries d'artillerie à cheval.

 

Troupes coloniales - Indes orientales

1 régiment européen d'infanterie de ligne à 2 bataillons de 6 compagnies ;

6 bataillons indigènes d'infanterie de ligne à 6 compagnies ;

6 bataillons indigènes de garnison à 6 compagnies ;

1 régiment de hussards à 2 escadrons européen et 1 escadron indigène ;

9 batteries d'artillerie à pied dont 2 indigènes ;

1 batterie d'artillerie à cheval ;

1 bataillon de pionniers à 5 compagnies dont 1 européenne.

 

Troupes coloniales - Indes occidentales

2 bataillons de chasseurs ;

3 batteries d'artillerie à pied.

 

1815

L'armée devient armée royale néerlandaise.

 

Infanterie

14 régiments d'infanterie de ligne ;

4 régiments étrangers d'infanterie ;

8 régiments d'infanterie coloniale (Indes orientales) ;

1 régiment de dépôt des troupes coloniales ;

6 bataillons de chasseurs ;

2 bataillons de chasseurs coloniaux (Indes occidentales) ;

1 bataillon de garnison ;

45 bataillons de milice.

Les régiments sont à 1 bataillon, parfois 2.

Les compagnies sont à 116 hommes.

 

Cavalerie

3 régiments de carabiniers ;

2 régiments de hussards ;

2 régiments de dragons légers.

Les régiments sont à 4 escadrons de 103 hommes.

 

Artillerie

6 batteries à pied de 6 pièces de 9 ;

1 batterie à cheval de 8 pièces de 6.

 


13/05/2018
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Organisation de l'armée

1803

Création d'une Garde présidentielle (qui deviendra royale l'année suivante) comprenant :

1 bataillon de grenadiers à 8 compagnies de 100 hommes ;

1 bataillon de chasseurs à 8 compagnies de 100 hommes ;

1 escadron de grenadiers à cheval à 60 hommes ;

1 escadron de chasseurs à cheval à 60 hommes ;

1 compagnie d'artillerie à cheval ;

1 compagnie du train d'artillerie.

 

1806

L'armée comprend :

 

Garde royale

1 régiment de grenadiers à pied à 2 bataillons de grenadiers à 4 compagnies de 200 hommes et 1 bataillon de vélites à 5 compagnies de 170 hommes ;

1 régiment de chasseurs à pied à 2 bataillons de chasseurs à 4 compagnies de 200 hommes et 1 bataillon de vélites à 5 compagnies de 170 hommes ;

1 régiment de dragons à 2 escadrons de 2 compagnies à 60 hommes ;

5 compagnies de Gardes d'honneur à cheval de 100 hommes chacune ;

1 batterie d'artillerie à cheval.

 

Infanterie

Toutes les compagnies sont à 120 hommes.

6 régiments d'infanterie de ligne à 2 bataillons de guerre à 8 compagnies et 1 bataillon de dépôt à 4 compagnies ;

1 régiment d'infanterie de ligne dalmate à 4 bataillons de 8 compagnies ;

3 régiments d'infanterie légère à 2 bataillons de guerre à 8 compagnies et 1 bataillon de dépôt à 4 compagnies ;

1 régiment d'infanterie légère dalmate (esclavons) à 2 bataillons de 8 compagnies ;

1 bataillon de chasseurs d'Istrie (dalmate) à 8 compagnies de 100 hommes.

 

Cavalerie

2 régiments de dragons à 4 escadrons de 160 hommes ;

2 régiments de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes.

 

Artillerie

1 régiment d'artillerie à pied à 11 batteries de 6 et 3 batteries de 12 ;

1 régiment d'artillerie à cheval à 6 batteries de 4 ;

1 bataillon de sapeurs à 8 compagnies.

 

1808

Les régiments d'infanterie passent à 3 bataillons de 6 compagnies plus un bataillon de dépôt à 4 compagnies.

 

Sont créés :

1 régiment d'infanterie de ligne ;

Le bataillon de la Garde civique de Venise à 9 compagnies de 140 hommes.

 

1809

Le bataillon de chasseurs d'Istrie est dissous pour mutinerie.

 

En plus des unités existantes, sont créés :

1 régiment d'infanterie légère ;

1 régiment d'infanterie coloniale ;

5 régiments d'infanterie de réserve départementale ;

1 régiment de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes ;

3 régiments de gendarmes à 8 compagnies ;

1 bataillon du train ;

1 bataillon de sapeurs à 8 compagnies.

 

1810

 

Garde royale

Le bataillon des chasseurs devient bataillon des carabiniers ;

Le bataillon des vélites-chasseurs devient bataillon des vélites-carabiniers ;

Sont créés :

1 régiment de conscrits à 2 puis 4 bataillons à 5 compagnies ;

1 batterie de 12.

 

Infanterie

Les régiments passent de 3 à 4 bataillons à 6 compagnies plus un bataillon de dépôt.

Le bataillon de chasseurs d'Istrie est reformé et incorporé au 3e régiment d'infanterie légère français.

 

Cavalerie

1 nouveau régiment de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes est créé.

 

1812

 

Garde royale

Les 2 bataillons de vélites sont réunis en un régiment.

Sont créés :

1 compagnie de Gardes d'honneur à cheval de 60 hommes ;

2 compagnies du train.

 

Infanterie

Le régiment d'infanterie légère dalmate passe de 3 à 4 bataillons de 6 compagnies ;

Le bataillon de la Garde civique de Venise devient un régiment à 2 bataillons.

Sont créés :

1 régiment d'infanterie légère ;

Le bataillon de la Garde civique de Milan ;

1 bataillon de vétérans à 3 compagnies.

 

Artillerie

1 bataillon du train des équipages.

 

1813

4 nouveaux régiment d'infanterie de ligne sont créés.

 

1814

Le régiment des grenadiers de la Garde est dissous.

 

 


06/05/2018
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Organisation de l'armée

1806

 

Garde royale

- 1 régiment de grenadiers à pied à 2 bataillons de 8 compagnies à 120 hommes ;

- 1 régiment de vélites-grenadiers à 2 bataillons de 8 compagnies à 120 hommes chacun ;

- 1 régiment de marins ;

- 1 escadron de gardes du corps à 160 hommes ;

- 2 escadrons de vélites à 160 hommes chacun ;

- 1 compagnie d'artillerie à pied à 6 pièces de 8# ;

- 1 compagnie d'artillerie à cheval à 6 pièces de 4#.

 

Infanterie

- 6 régiments d'infanterie de ligne (n°1, 2, 4-7) à 3 bataillons de 8 compagnies à 120 hommes ;

- 2 régiments d'infanterie légère à 3 bataillons de 8 compagnies à 120 hommes ;

- Légion corse (infanterie légère) à 3 bataillons de 8 compagnies à 120 hommes.

 

Cavalerie

- 2 régiments de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes ;

- 1 régiment de chevau-légers (ex-1er lanciers de Berg) à 3 escadrons de 160 hommes.

 

Artillerie

- 1 régiment d'artillerie à pied à 12 compagnies de 6 pièces de 8# ;

- 2 compagnies à cheval à 6 pièces de 4#.

 

1809

 

Garde royale

- Création d'un régiment de voltigeurs à 2 bataillons à 6 compagnies de 120 hommes ;

- Création de 2 escadrons de gardes d'honneur à 160 hommes chacun ;

- Création de 2 escadrons de gardes du corps à cheval à 160 hommes chacun ;

- Création d'un bataillon de vétérans.

 

Infanterie

Les régiments d'infanterie sont à 4 bataillons à 6 compagnies de 120 hommes.

- Création de 2 régiments d'infanterie de ligne ;

- Création d'un 4e régiment d'infanterie légère.

 

Cavalerie

- Un régiments de chasseurs à cheval devient régiment de chevau-légers.

 

Artillerie

- Le régiment d'artillerie à pied augmente à 20 compagnies ;

- Création d'un bataillon du train d'artillerie comprenant 1 compagnie d'artificiers et 3 compagnies d'armuriers ;

- Création d'un bataillon de sappeurs & mineurs ;

- Création d'un régiment d'artillerie côtière à 12 compagnies.

 

Services auxiliaires

- Création de 3 légions de gendarmerie regroupant 7 escadrons et 14 compagnies ;

- Création d'un bataillon de marins ;

- Création d'un bataillon de matelots.

 

1811

 

Garde royale

- Le régiment de voltigeurs devient 2e régiment de vélites-grenadiers ;

- Les escadrons de gardes du corps à cheval deviennent un régiment à 2 escadrons de 160 hommes ;

- Les escadrons de vélites à cheval devienent un régiment à 2 escadrons de 160 hommes ;

- Création d'un régiment de chevau-légers à 2 escadrons de 160 hommes ;

- Création d'un escadron de gendarmes d'élite à 160 hommes ;

- Création d'un bataillon du génie ;

- Création d'un bataillon de vétérans.

 

Artillerie

- Création de 2 compagnies à cheval ;

- Le bataillon du train d'artillerie passe à 5 compagnie d'artificiers.

 

1813

 

Garde royale

- Le régiment de vélites à cheval devient un régiment de hussards ;

- Le régiment de chevau-légers devient un régiment de lanciers à 3 escadrons de 160 hommes.

 

Infanterie

- Licenciement du 4e régiment d'infanterie légère.

 

Cavalerie

- Création d'un 4e régiment de chasseurs à cheval.

 

1814

Infanterie

- Recréation du 4e régiment d'infanterie légère.

 

Cavalerie

- Tous les régiments deviennent régiments de chevau-légers.

 

1815

Garde royale

- Tous les régiments de cavalerie sont à 4 escadrons ;

- Création d'un régiment de cuirassiers à 4 escadrons.

 


26/04/2018
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Organisation de l'armée

La Westphalie, constituée avec les territoires de Hesse-Cassel, de Bunswick et de Hanovre, est fondée en 1807 et dissoute en 1814.

 

1808

 

Garde royale

Gardes du corps, escadron à 150 hommes

Grenadiers à pied, bataillon à 640 hommes en 8 compagnies de 80 hommes

Chasseurs à pied, bataillon à 640 hommes en 8 compagnies de 80 hommes

Chasseurs-carabiniers, bataillon à 400 hommes en 4 compagnies

Chevau-légers-lanciers, régiment à 400 hommes en 3 escadrons

 

Infanterie

6 régiments d'infanterie de ligne (n°1 à 6) à 2 bataillons chacun en 6 compagnies de 120 hommes (4 de fusiliers, une de grenadiers et une de voltigeurs)

1 bataillon d'infanterie légère à 6 compagnies de 120 hommes (4 de chasseurs, une de carbiniers et une de voltigeurs)

8 compagnies départementales à 50 hommes chacune

8 compagnies de vétérans à 50 hommes chacune

 

Cavalerie

1 régiment de cuirassiers à 4 escadrons de 80 hommes (1 compagnie d'élite)

1 régiment de chevau-légers à 4 escadrons de 80 hommes (1 compagnie d'élite)

2 escadrons de gendarmes d'élite à 80 hommes

 

Artillerie

1 régiment d'artillerie à 3 batteries à pied de 6 canons et 2 obusiers

1 compagnie du Train

 

1809

 

Infanterie

Création des 7e et 8e régiments d'infanterie de ligne

Création du 2e bataillon d'infanterie légère

Création de 8 bataillon de milice

 

Cavalerie

Création du 2e régiment de cuirassiers

 

1810

Cavalerie

Création de 2 régiments de hussards

 

1811

Infanterie

L'effectif des compagnies d'infanterie de ligne passe à 140 hommes

Les 2e et 7e régiments d'infanterie de ligne reçoivent un 3e bataillon

Création du 3e bataillon d'infanterie légère

 

1812

 

Garde royale

Création du régiment des Gardes de la reine à pied

Les chasseurs-carabiniers passent à 6 compagnies de 103 hommes

Création d'une batterie à cheval

 

Infanterie

Chaque régiment d'infanterie reçoit 2 pièces d'accompagnement de 6#

Création du 9e régiment d'infanterie de ligne

Création du 4e bataillon d'infanterie légère

 

Cavalerie

L'effectif des régiments de cuirassiers passe à 700 hommes (175 par escadron)

Création du 2e régiment de chevau-légers

 

Artillerie

Création de la 4e batterie à pied

Création d'une batterie à cheval

Création d'une compagnie de sapeurs

Création de 4 compagnies du Train supplémentaires

Création d'une compangie d'ouvriers

 

1813

Garde royale

Création d'un régiment de hussards à 4 escadrons de 150 hommes (1 compagnie d'élite)

 


25/04/2018
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Organisation de l'armée

1797

Le royaume de Pologne est divisé pour la troisième fois entre l'Autriche, la Prusse et la Russie. De nombreux Polonais s'exilent en France et dans les républiques italiennes. Ils s'y organisent rapidement en unités de mercenaires.

 

Le général Dombrowski propose à la république Cisalpine de solder une légion polonaise. Cette première légion est très vite levée en janvier. Elle est suivie d'une seconde légion formée en mai. Chacune de ces deux légions comprend 3 bataillons d'infanterie, chacun à 10 compagnies de 125 hommes. Trois compagnies d'artillerie sont constituées en une réserve attachée aux deux légions. La 1ère légion est dissoute avec la république Cisalpine en 1800, quand les Autrichiens l'envahissent. À ce moment, Bonaparte est en Égypte. La 2e légion est capturée en 1799 à Mantoue à l'issue du siège et dissoute elle aussi.

 

1799

Les survivants des deux légions cisalpines sont recrutés au retour de Bonaparte d'Égypte, pour former deux nouvelles légions :

 

A - Légion du Danube

- 4 bataillons d'infanterie, chacun à 10 compagnies de 125 hommes ;

- 1 régiment de lanciers à 4 escadrons de 232 hommes ;

- 1 batterie d'artillerie à cheval de 4#.

-

B - Légion italique

- 7 bataillons d'infanterie, chacun à 8 compagnies de 130 hommes ;

- 5 batterie d'artillerie à pied de 4#.

 

À la paix de Lunéville en 1801, ces légions sont dissoutes et converties en 3 demi-brigades à 3 bataillons, chacun à 8 compagnies de 130 hommes. La 1ère servira sous la nouvelle république Cisalpine, les 2e et 3e feront partie de l'expédition Leclerc à Saint-Domingue où elles seront très vite anéanties par la fièvre jaune quand les soldats ne seront pas capturés par les Anglais.

 

1806

La Légion du Nord est levée en octobre à Juliers (Westphalie), avec des Polonais ayant déserté les armées prussienne et autrichienne pour chercher refuge et engagement en France. Elle comprend 4 régiments d'infanterie à 3 bataillons, chacun à 6 compagnies de 130 hommes.

 

1807 (à partir de ce moment, tous les bataillons sont à 6 compagnies de 130 hommes et les escadrons à 160 hommes, sauf indication contraire)

En janvier, Dombrowski lève une nouvelle légion, la Légion de Dombrowski, comprenant :

- 8 régiments d'infanterie à un seul bataillon ;

- 2 régiments de chasseurs à cheval à 4 escadrons ;

- 1 batterie d'artillerie à pied de 8#.

 

L'ensemble est organisé en une division à 2 brigades de 4 régiments d'infanterie et 1 régiment de chasseurs à cheval. Son effectif théorique aurait du être de 9.152 hommes, mais en opérations il ne sera que de 7.762 hommes.

 

La division dispose également de l'appui d'un régiment de lanciers à 3 escadrons et d'une Levée Noble comprenant 3 régiments de volontaires à 4 escadrons.

 

Au mois de mars, 2 légions supplémentaires et 10 bataillons autonomes sont formés :

 

1° 1ère Légion

- 2 régiments d'infanterie à 4 bataillons ;

- 2 régiments de lanciers à 4 escadrons ;

- 2 batterie d'artillerie à pied de 8# ;

- 1 batterie à cheval de 4#.

 

2° 2e Légion

- 2 régiments d'infanterie de la Légion de Varsovie à 4 bataillons ;

- 2 régiments d'infanterie de la Légion de Kalisch à 4 bataillons ;

- 4 régiments de lanciers à 4 escadrons ;

- Quelques éléments d'artillerie Polonais et Français (nombre et nature inconnus).

 

3°10 nouveaux bataillons d'infanterie, dont 3 partent renforcer le corps français assiégeant Graudenz. Les 6 autres restent en garnison à Varsovie.

 

1808

Résultat du traité de Tilsit, le royaume de Pologne renaît sous le nom de Grand-duché de Varsovie. L'armée polonaise est fondée et placée sous les ordres du prince Poniatowski. Elle comprend alors :

 

1re division

- 1er, 2e, 3e et 4e régiments d'infanterie à 3 bataillons ;

- 1er lanciers et 2e chasseurs à cheval à 4 escadrons ;

- 3 batteries d'artillerie à pied de 8# ;

- 1 compagnie de sapeurs à 60 hommes ;

- 1 compagnie du train des équipages.

 

2e division

- 5e (ex-Légion du Nord), 6e, 7e et 8e régiments d'infanterie à 3 bataillons ;

- 3e lanciers et 4e chasseurs à cheval à 4 escadrons ;

- 3 batteries d'artillerie à pied de 8# ;

- 1 compagnie de sapeurs à 60 hommes ;

- 1 compagnie du train des équipages.

 

3e division

- 9e, 10e, 11e et 12e régiments d'infanterie à 3 bataillons ;

- 5e chasseurs à cheval et 6e lanciers à 4 escadronse ;

- 3 batteries d'artillerie à pied de 8# ;

- 1 compagnie de sapeurs à 60 hommes ;

- 1 compagnie du train des équipages.

 

Troupes à la suite

- 7e cuirassiers à 4 escadrons ;

- 1 batterie d'artillerie à cheval de 4#, levée par le comte Wladimir Potocki ;

- 3 bataillons de la Garde nationale.

 

L'ancienne Légion italique est renommée Légion de la Vistule et réorganisée comme suit :

- 3 régiments d'infanterie à 3 bataillons ;

- 1 régiment de lanciers à 4 escadrons.

 

Une seconde Légion de la Vistule est levée et comprend 3 régiments d'infanterie à 3 bataillons. Elle rejoint la première en Espagne pour n'en former qu'une seule qui comprend alors 4 régiments d'infanterie à 3 bataillons, un régiment de lanciers à 4 escadrons et une batterie à pied de 6#.

 

1809

Une seconde batterie d'artillerie à cheval de 4#, est levée aussi par un riche particulier, Roman Soltyk.

 

1810

En mars, l'armée polonaise comprend :

- 17 régiments d'infanterie à 3 bataillons, chacun à 6 compagnies de 140 hommes chacun ;

- 16 régiments de cavalerie à 4 escadrons ;

- 1 régiment d'artillerie à pied à 8 batteries de 6# ;

- 1 régiment d'artillerie à cheval à 2 batteries de 3# ;

- 1 bataillon du génie à 5 compagnies de sapeurs et une de pontonniers à 126 hommes chacune ;

- 1 compagnie d'ouvriers à 130 hommes ;

- 8 compagnies de garnison à 345 hommes chacune.

 

1812

En juin, l'armée polonaise comprend :

- 20 régiments d'infanterie à 3 bataillons, chacun à 6 compagnies de 140 hommes ;

- 18 régiments de cavalerie à 4 escadrons répartis comme suit :

- 3 régiments de chasseurs à cheval ;

- 2 régiments de hussards ;

- 1 régiment de cuirassiers à 2 escadrons ;

- 12 régiments de lanciers ;

- 1 régiment d'artillerie à pied à 8 batteries de 6# ;

- 1 régiment d'artillerie à cheval à 2 batteries de 3# ;

- 1 bataillon du génie à 5 compagnies de sapeurs et une de pontonniers à 126 hommes chacune ;

- 1 compagnie d'artificiers ;

- 1 compagnie de gendarmes polonais à 158 hommes ;

- 1 compagnie de gendarmes lithuaniens à 107 hommes.

 

1813

La Pologne est à nouveau envahie par les Russes et le Grand-duché disparaît. Nombreux sont les soldats polonais qui choisissent de rester dans l'armée française. Un nouveau VIIIe Corps de la Grande Armée commandé par le maréchal-prince Poniatowski est formé. Il comprend :

- 8 régiments d'infanterie à 2 bataillons, chacun à 6 compagnies de 126 hommes chacune ;

- 8 régiments de cavalerie à 3 ou 2 escadrons, chacun à 140 hommes, répartis comme suit :

- 1 régiment de chasseurs à cheval ;

- 1 régiment de hussards ;

- 1 régiment cuirassiers ;

- 4 régiments de lanciers ;

- 1 régiment de Krakus.

- 4 batteries d'artillerie à pied de 6# ;

- 1 batterie d'artillerie de réserve de 12#.

- 1 compagnie de sapeurs à 126 hommes.

 


22/04/2018
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Organisation de l'armée

La Bavière, gouvernée par les Wittelsbach, avait traditionnellement pratiqué une politique diplomatique d'équilibre entre la France, l'Autriche et la Prusse. Au cours des guerres précédentes, elle s'était alliée alternativement à l'une de ces trois nations. Cependant, vers la fin du XVIIIe siècle, les relations avec l'Autriche s'étaient tendues à cause du projet de l'Autriche d'échanger ses possessions belges contre la Bavière. Pour éviter cela, la Bavière avait formé une alliance avec la France et la Prusse.

 

L'armée bavaroise avait subi des réformes importantes dans la dernière partie des années 1700. Celles-ci avaient été confiées au comte Rumford (un Américain). Les efforts pour reconstruire et moderniser l'armée se poursuivirent au début des années 1800 sous la direction de l'électeur Maximilien-Joseph. À cette époque, l'infanterie était modelée sur l'armée prussienne.

 

1805

La Bavière refuse de rejoindre la 3e Coalition contre la France, et, en fait, signe un traité secret d'alliance avec la France. À ce moment, ses forces disponibles étaient :

 

12 régiments d'infanterie

6 bataillons d'infanterie légère

 

2 régiments de dragons

4 régiments de chevau-légers

 

1 régiment d'artillerie

 

Infanterie

L'infanterie de ligne et les bataillons légers étaient identifiés à la fois par le nom de leur propriétaire et par leur numéro séquentiel.

 

 

Cavalerie

Chaque régiment comprenait 6 escadrons d'environ 100 hommes chacun, bien que l'effectif théorique ait été de 180. Pour la campagne de 1805 en l'occurrence, seulement 4 escadrons par régiment furent mobilisés, soit un effectif régimentaire de 400 hommes. Les 2 autres escadrons servaient de dépôt.

 

Artillerie

Le régiment d'artillerie était composé de 3 bataillons pour un total de 11 compagnies d'artillerie et 1 compagnie d'ouvriers, soit au total 1.837 hommes. Les calibres de campagne employés étaient le 12, le 6, le 4 et le 3 avec des obusiers de 7. Il n'y avait pas de batteries à cheval à cette époque. Pour la campagne contre l'Autriche, la Bavière engagea 4 batteries de campagne, chacune à 2 pièces de 12, 8 pièces de 6 et 2 obusiers. Quand Vienne fut occupée, la Bavière obtint 2 batteries à cheval autrichiennes qui furent rééquipées en batteries à pied de 6 pieces de 6. À la fin de 1805, un bataillon de transport fut créé, comprenant de 8 compagnies totalisait environ 1.000 hommes.

 

1806-1808

Avec le traité de Pressbourg, mettant fin à la guerre de la Troisième Coalition, la Bavière reçoit des territoires supplémentaires, y compris le Tyrol et le Vorarlberg, pris à l'Autriche. Cependant, la Bavière doit également céder Wurzburg et d'autres territoires du nord, pour créer le duché de Berg. Cela entraîne la perte des 11e et 12e régiments d'infanterie, ce dernier licencié pour mutinerie. La force des compagnies d'infanterie est augmentée à 185 hommes. La Bavière rejoint la Confédération du Rhin le 12 juillet 1806. En récompense de son adhésion au parti de Napoléon, Maximilien-Joseph est élevé au rang de roi.

  

En 1807, le 11e régiment d'infanterie est reformé, et un bataillon de chasseurs tyroliens est levé. Celui-ci reçoit le n°7, organisé en 5 compagnies, pour un effectif total de 888 hommes. Mais cet effectif théorique ne sera jamais atteint, en raison de l'impopularité de la Bavière au Tyrol. De plus, 2 corps de sécurité de montagne sont créés dans les régions alpines. Chacun contenait environ 1.000 chasseurs et 25 cavaliers. Une réserve de 6.000 hommes et 150 cavaliers est également organisée.

 

Un arrêté royal du 3 avril 1807 institue une garde nationale. Chaque cité et chaque ville doivent former des compagnies de 60 hommes. Quatre compagnies dont une désignée comme grenadiers forment un bataillon.

 

1809

Dans la perspective d'une reprise des hostilités avec l'Autriche, la Bavière devait faire face à deux problèmes :

a) défendre sa frontière avec l'Autriche et tenir jusqu'à l'arrivée du gros des forces françaises ;

b) défendre le Tyrol et y maintenir l'ordre, la province étant stratégiquement importante, et sur le point de se révolter contre la Bavière. En outre, le Tyrol contrôlait les communications avec l'Italie et menaçait le flanc d'une avance française en direction de la vallée du Danube.

 

La contribution de la Bavière à la Confédération du Rhin sera fixée à 30.000 hommes. En plus des garnisons, elle mettra en service 32.525 hommes en 34 bataillons, 26,5 escadrons et 13 batteries avec 78 pièces.

 

L'armée bavaroise consistait alors en :

 

13 régiments d'infanterie de ligne

6 bataillons d'infanterie légère (y compris les chasseurs tyroliens)

8 compagnies de garnison

 

2 régiments de dragons

4 régiments de chevau-légers

 

1 régiment d'artillerie

1 bataillon du train d'artillerie

 

Infanterie de ligne

Les hommes de la garde nationale furent triés pour fournir 6 (plus tard 12) bataillons de réserve, destinés à augmenter les effectifs des régiments d'infanterie de ligne. Chaque bataillon avait 4 compagnies de 135 hommes. Les bataillons de ligne et légers furent réorganisés comme décrit ci-dessous. Les régiments de ligne étaient numérotés de 1 à 14 (le numéro 12 vaquant) et les bataillons légers de 1 à 7.

 

 

Infanterie légère

Les bataillons légers étaient numérotés de 1 à 7, et étaient également connus sous le nom de leurs propriétaires. Quatre compagnies de fusiliers, une de grenadiers et une de Schutzen (élite) constituaient un bataillon de campagne. Pour la gestion administrative, une compagnie de dépôt était également considérée comme faisant partie du bataillon. L'effectif d'une compagnie était également de 150 hommes.

 

 

Cavalerie

Tous les régiments avaient quatre escadrons de campagne et deux escadrons de dépôt. L'effectif d'un escadron en campagne était d'environ 120 hommes.

 

Artillerie

Le régiment d'artillerie était divisé en 3 bataillons, chacun composé de :

 

1 batterie à cheval

2 batteries à pied

1 batterie de 12

 

Chaque batterie contenait 4 pieces de campagne et 2 obusiers, sauf celle de 12 qui disposait de 12 pièces. Un dépôt fut créé dans chaque bataillon.

 

Troupes auxiliaires

Au cours de la campagne, de nouvelles unités durent être levées, la situation dans le Tyrol se détériorant, et les unités de ligne envoyées loin à l'est. Ces nouvelles unités étaient :

 

1 bataillon de chasseurs volontaires (Freiwillige Jäger)

1 corps de fusiliers de montagne (équivalant à un bataillon), augmenté à 7.500 hommes par 3 bataillons supplémentaires

2 compagnies de pontonniers, chacune de 73 hommes.

 

Les Jäger et fusiliers de montagne étaient organisés comme l'infanterie légère.

 

1811-1812

En 1811, plusieurs changements eurent lieu dans l'armée.

 

Infanterie

Les 7e et 11e régiments d'infanterie furent dissous et un nouveau 14e régiment prit le numéro 13. La structure régimentaire était maintenant de 2 bataillons de campagne (chacun à 6 compagnies comme en 1809) et d'un dépôt de 4 compagnies. Les bataillons légers étaient également à 6 compagnies. L'effectif d'une compagnie était d'environ 150 hommes. Les chasseurs Tyroliens furent dissous. Enfin, 5 compagnies de garnison furent levées.

 

Cavalerie

Les 2 régiments de dragons furent convertis en chevau-legers, ce qui donna un total de 6 régiments. L'effectif régimentaire était de 1.068 hommes et 875 chevaux.

 

Artillerie

L'artillerie fut réformée en un Corps Royal d'Artillerie composé d'une brigade d'artillerie, d'un bataillon de transport et d'une compagnie d'ouvriers. La brigade d'artillerie comprenait 4 bataillons de 5 compagnies (1 à cheval et 4 à pied), 1 compagnie de réserve et 1 compagnie de sécurité (de 50 hommes) chargée de protéger les pièces.

 

1813

Après le désastre de Russie, la Bavière prit immédiatement des mesures pour reconstruire son armée.

 

Infanterie

Les dépôts et les 2e bataillons furent utilisés pour reconstruire les 1er bataillons des régiments de ligne. Les bataillons d'infanterie légère n'avaient plus que 3 compagnies, la première formée avec les meilleurs soldats survivants. La garde nationale fut rappelée pour constituter des bataillons à 4 compagnies de 165 hommes chacune.

 

Cavalerie

Les régiments n'avaient que 2 escadrons de 100 hommes chacun. Un nouveau régiment de cavalerie nationale (2 escadrons de 136 hommes) fut levé et renommé plus tard 7e chevau-légers.

 

Artillerie

Le régiment d'artillerie fut reconstitué à 20 compagnies, avec des hommes anciennement libérés des obligations militaires.

 

Changement d'alliance

Pendant l'armistice (du 4 juin au 20 juillet), le contingent bavarois quitta l'armée française, puisque la Bavière planifiait secrètement de changer de camp. Les Bavarois rentrèrent chez eux pour être remis en état. Un contingent autrichien les rejoignit. L'armée ne participera pas aux combats de la campagne de 1813, y compris Leipzig.

 

De nouveaux bataillons, de Landwehr cette fois, furent levés et incorporés dans les régiments de ligne. Ces bataillons comptaient 4 compagnies d'environ 120 hommes chacune.

 

L'artillerie fut une fois de plus réorganisée pour produire 4 batteries à cheval, 4 batteries à pied et 4 batteries de 12. En réserve, 2 batteries de 12, 1 batterie de 6 obusiers lourds et un train de pont.

 

En décembre, 3 nouvelles unités seront créées :

 

1 régiment de hussards (n°1)

1 régiment de chasseurs à cheval volontaires

1 régiment de uhlans à 8 escadrons de 125 hommes chacun.

 

À l'origine, les hussards et les chasseurs n'avaient chacun que 4 escadrons, mais furent augmentés plus tard à 6.

 

Enfin, un parc de siège sera formé comprenant 4 pièces de 24, 8 de 18, 12 de 12, 6 de 10, 4 de 7, 4 obusiers de 60 et 4 de 30.

 

1814

De nouvelles unités firent leur apparitions, mais aucune après l'abdication de Napoléon :

 

14e régiment d'infanterie de ligne

Régiment des grenadiers de la Garde royale

 

Le régiment des grenadiers fut organisé en 3 bataillons à 6 compagnies chacun, à partir des compagnies de grenadiers des régiments de ligne. Celles-ci seront remplacées dans les bataillons par une 5e compagnie de fusiliers.

 

Avec la récupération de Wurzbourg, le 12e régiment de ligne fut rétabli.

 

1815

De 1813 à 1815, l'organisation des unités de l'armée restera celle de 1809. Mais avec le retour de l'île d'Elbe et les 100 Jours, le risque d'être impliquée dans une nouvelle guerre amena la Bavière à mobiliser, mais l'opération ne sera pas achevée avant Waterloo. Néanmoins, de nouvelles unités avaient été formées :

 

1 régiment de ligne (n°15)

2 régiments de chasseurs à cheval

1 régiment de hussards (n°2)

1 régiment de cuirassiers

1 régiment de gardes du Corps (à cheval)

 

Tous les régiments de cavalerie étaient passés à 6 escadrons.

 


28/06/2018
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