L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

Armées nationales


Corps auxiliaire danois, mi-août 1813

Commandant-en-chef : Prince Frederick de Hesse

Chef d'état-major : Bardenfleth

 

1ère brigade : von Munnich

1/, 2/, 3/, 4/Régiment d'infanterie d'Oldenbourg (4 bns)

3/,4/Régiment d’infanterie du Holstein (2 bns)

 

2e brigade : von der Schulenburg

1/compagnie de chasseurs et 2/Régiment d’infanterie de la reine (2 bns et 1 cie)

1/, 2/Régiment d’infanterie du Schleswig (2 bns)

2/Régiment de chasseurs de Selland (1 bn)

 

3ème brigade : von Castonier

1/, 2/Régiment d’infanterie Fynske (2 bns)

1/, 2/, 3/, 4/Régiment d’infanterie Jyske (4 bns)

 

4ème brigade : von Waldeck

2/Régiment de chasseurs du Schleswig (1 bn)

1/, 2/Régiment de tireurs d'élite du Holstein (1 bn)

Leib Jagers de la princesse Louise (1 bn)

Compagnie de grenadiers des chasseurs d'Altona

 

Brigade de cavalerie : Englested

1/, 2/, 3/, 4/Régiment de dragons légers Jyske (4 esc)

1/, 2/, 3/, 4/Régiment de dragons légers Fynske (4 esc)

1/, 2/, 3/, 4/Régiment de cavalerie lourde du Holstein (4 esc)

2/, 6/Régiment de hussards du Holstein (2 esc)

Régiment de hussards de Selland (1 esc)

 

Brigade d'artillerie : von Stuckow

 

Brigade du génie :von Kreiger

 


24/09/2018
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Les bataillons de grenadiers dans la campagne de 1809

 

Source : Alfred Umhey, « Les grenadiers autrichiens, 1805-1815 », in TRADITION Magazine n° 191

 


12/06/2018
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Les Caçadores dans l'armée de Wellington : Sk ou pas Sk ?

Vendredi 24 août 2018. Publié par Rees M. Taylor, reesmtaylor@gmail.com
Dans les règles, la ligne portugaise est régulière et les unités légères, les Caçadores, sont E et Sk si elles font partie de la Loyal Lusitanian Legion. Comme souvent les brigades portugaises comprennent un mélange des deux, par exemple à Albuera, la brigade portugaise de la 2e division comptait 4 bataillons de ligne classés R, environ 2355 hommes, et un détachement de la Loyal Lusitanian Legion, environ 572 hommes. Cela donne environ 8 bases, mais la brigade est considérée comme Sk ou non ? Comment tout cela fonctionne en pratique ?

 

 

Ven 24 août 2018. Publié par Rees M. Taylor, reesmtaylor@gmail.com

 

Bill, il semblerait logique que les brigades portugaises incorporant des troupes légères soient capables de tirailler. En passant, je ne connais aucune occasion où les Caçadores ont été formés en brigades entières d'infanterie légère. Sauf erreur de ma part, après 1807 l'infanterie légère portugaise de brigade était composée d'infanterie de la Loyal Lusitanian Legion opérant contre les Français indépendamment des Britanniques de 1808/09.

 

 

Ven 24 août 2018. Publié par Wilbur Gray, hmgs1@outlook.com
Pas de Sk pour l'ensemble des Portugais, même si, historiquement parlant, je pense qu'il est possible de prétendre qu'après une période de formation et d'expérience aux côtés des Britanniques, la ligne possédait également une capacité de tirailleurs. Je n’aurais aucun problème à vous voir jouer de cette façon.

Ven 24 août 2018. Publié par Drew JARMAN, braunschweig_woffenbuttel
Je dirais que si une brigade portugaise n’a pas de Caçadores organiques, elle n’aura pas de capacité Sk. Il y avait en théorie assez de bataillons légers pour chaque brigade de ligne, mais toutes les brigades n'en ont pas reçu un. Les 1er et 7e bataillons étaient intégrés dans la Light Division. Beaucoup de brigades portugaises ont été en outre affectées à des missions de garnison, ne combattant jamais sur le terrain. Il était rare qu'elles parviennent à recruter suffisamment d'hommes pour étoffer leur 2e bataillon. Tout comme la plupart des régiments de cavalerie portugais dépourvus de chevaux, et restant en garnison à pied. En parlant de la Loyal Lusitanian Legion, alors que théoriquement forte de trois bataillons, le 3e était historiquement très faible car il était constamment utilisé comme dépôt pour maintenir les deux autres bataillons à effectif opérationnel. C’était d’ailleurs le cas du 3/95th Rifles, qui avait du mal à déployer plus de 300 hommes sur le terrain, étant utilisé lui aussi comme dépôt pour maintenir les deux autres bataillons à effectif opérationnel.

Samedi 25 août 2018. Publié par Bill Gray, hmgs1b
Cela se résume vraiment à savoir si les bataillons de ligne ont été suffisamment formés pour posséder la fonction Sk, TELLE QU'ELLE EST DÉFINIE PAR LES RÈGLES. Comme les bataillons de ligne n'avaient pas de compagnie légère organique, ma pensée est que cette fonction n'était pas une priorité, et puisque la majorité d'une brigade ne pouvait pas tirailler, une brigade dans le jeu ne le peut pas non plus. D'un autre côté, mon hypothèse reste inutilisable car je n'ai pas encore été en mesure de la vérifier ; donc si vous pensez le contraire, vous avez ma bénédiction pour procéder en conséquence (comme si vous en aviez déjà eu besoin).

Sam 25 août 2018. Publié par Phil Callcott, armatwom
"… puisque la majorité d'une brigade ne pouvait pas tirailler, une brigade dans le jeu ne le peut pas non plus". Les bataillons de ligne portugais avaient sept compagnies, cinq du centre, une de grenadiers et une légère, les donnant capable de tirailler à 14,29%. Une brigade d'infanterie portugaise "standard" (mais pas toutes) avait quatre bataillons de ligne et un bataillon de Cacadores entraînés et équipés comme tirailleurs (plus tard avec des fusils) en plus des compagnies légères des bataillons qui fournissaient plus de 25% de fantassins capables de tirailler. En 1812, Wellington considérait les bataillons de ligne portugais comme égaux aux britanniques. En comparaison, une brigade d’infanterie de ligne française avait 16,67% de voltigeurs.

Sam 25 août 2018. Publié par hazelbark2005
Je conviens qu'en 1811 les brigades portugaises devraient certainement être traitées comme capables de tirailler. Et je pourrais probablement le plaider à partir de Talavera incluse.

Sam 25 août 2018. Publié par Drew JARMAN, braunschweig_woffenbuttel
Je doute qu'ils soient tout juste R, alors qu'ils sont encore conscrits à Talavera. J'opterais pour R Sk en 1809, et seulement s'il y a un bataillon de Caçadores organique.

Sam 25 août 2018. Publié par Drew JARMAN braunschweig_woffenbuttel
Les bataillons de ligne portugais n'avaient pas de compagnie légère. Ils avaient sept compagnies, dont une de grenadiers.

 

Sam 25 août 2018. Publié par Bill Gray, hmgs1b
C’est ce que je pensais, mais je vérifierai car ma mémoire n’est pas aussi bonne qu’elle l’était. En outre, pendant cette période, en particulier avec l’armée française, le fait qu’une unité ne soit pas désignée « légère » ou similaire, ne signifie pas nécessairement qu’elle ne répond pas à la définition de ADA pour tirailler. Voici une idée qui a failli être introduite dans les règles, mais que j'ai abandonnée en raison de la complexité qu'elle engendre. Peut-être devrais-je la reconsidérer, mais voici l'exemple qui l'explique :
Supposons qu'une brigade portugaise compte quatre bataillons de ligne (huit bases) et un bataillon de Cacadores (deux bases) pour un total de dix bases. Le joueur aurait la possibilité de jouer à la brigade avec 10 bases non Sk ... OU ... rejeter les deux bases de Cacadores et jouer la brigade à 8 bases Sk.

Sam 25 août 2018. Publié par Phil Callcott, armatwom
Salut Drew,
Ma source, Hawthornthwaite, dit qu'avant la réorganisation par les Britanniques, les 1er bataillons portugais comptaient six compagnies du centre plus une compagnie de grenadiers. Les 2e bataillons remplaçaient la  compagnie de grenadiers par une compagnie légère. Donc, une compagnie sur 14 pourrait théoriquement tirailler, mais étant donné l'état atroce de l'armée portugaise à cette époque, cela restait théorique. Après la réorganisation, un bataillon comptait quatre compagnies du centre et une compagnie de grenadiers, et les brigades étaient composées de 4 bataillons de ligne et 1 de Caçadores. Quant à savoir si elle pouvait tirailler, cela dépend du moment et de la manière dont l'infanterie portugaise était organisée. Avant la réorganisation, aucune chance, et il sera probablement plus réaliste de la considérer comme Irr. Après la réorganisation et jusqu'en 1811, une brigade avec des Caçadores organiques pourrait être soit C, soit R Sk. Après 1811, une brigade avec des Caçadores organiques serait au moins R Sk, peut-être E Sk. Sans les Caçadores, toujours R et éventuellement E, mais jamais Sk.

Sam 25 août 2018. Publié par Phil Callcott, armatwom
Bonjour Bill,
Donc, une brigade portugaise à 5 bataillons avec 20% d'hommes formés en infanterie légère ne compte pas comme capable de tirailler, à moins d'être réduite d'1/5e de sa force ? Considérant qu'une brigade française à 5 bataillons de ligne dont 17% des hommes forment 5 compagnies légères sur un total de 30 (un sixième) compte comme Sk et garde toutes ses bases ? Pour en revenir à BOFF, un régiment (bataillon) de la Guerre civile américaine sur deux rangs envoyait généralement deux de ses dix compagnies en tirailleurs, soit 20%. Les Britanniques étaient initialement à court de tirailleurs contre les Français, car une seule des dix compagnies d'un bataillon était "légère", soit 10%. D'où la pratique britannique consistant à placer des compagnies de fusiliers ou des bataillons légers dans les brigades pour en renforcer les tirailleurs, ce qui explique probablement pourquoi Beresford a opté pour un ratio de 4-1 et a formé et entraîné les Caçadores selon le manuel des Rifles, en se dispensant de compagnies légères de bataillons. En 1812, les Portugais représentaient environ 50% de l'infanterie de Wellington et étaient comparables à leurs homologues britanniques à tous égards, y compris pour tirailler.

Sam 25 août 2018. Publié par Wilbur Gray, hmgs1b

Non, car comme le souligne le Dr Hew Strachen et d’autres, 100% des brigades françaises pouvaient tirailler indépendamment de la désignation de leur compagnie. Les Français étaient à l’avant-garde de l'entraînement des tirailleurs. Là encore, la façon dont ADA le définit (principalement selon l'Instruction Davout) la rend commune à tous les soldats, et pas seulement aux voltigeurs. Toute l’infanterie de ligne portugaise pouvait aussi tirailler, mais simplement pas de la même manière ou au même niveau d'efficacité que les Français, selon les normes ADA. Ainsi, ils ne sont pas traités comme des tirailleurs. Mais, fractionnez les bataillons de Caçadores et vous aurez une compagnie capable de tirailler dans chaque bataillon, alors pourquoi pas ?

Dim 26 août 2018. Publié par "Rees M Taylor" reesmtaylor@gmail.com

Chers tous, je suis heureux d'avoir vu les réponses de tout le monde à ma question et les informations détaillées fournies, et je remercie tous les intervenants. Personnellement, je tends vers la solution d'une brigade portugaise avec des Caçadores attachés ou, dans mon exemple, le bataillon Loyal Lusitanian ayant une capacité à tirailler comme les autres bataillons de Caçadores. Je ne m'offusquerais pas non plus si des brigades portugaises sans les bataillons légers étaient considérées comme incapables de tirailler. Et je parle des réformes post-Beresford 1809-1814 pour l'armée d'Espagne en particulier. Cela dit, sur la stricte comparaison entre les lignes portugaise et britannique face à la redoutable infanterie légère française, on a un argument convaincant.

 

 

 


29/08/2018
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Les échelons : de quoi s'agit-il ?

Les échelons, c'est-à-dire les unités dépendant de chaque officier d'un rang de commandement déterminé, composant les armées de cette période, étaient tous organisés selon des règlements semblables. C'est pourquoi les appellations de ces échelons étaient les mêmes. La question se posant souvent aux débutants et parfois même aux joueurs expérimentés, voici une tentative de définition générale de tous les échelons rencontrés pendant les guerres napoléoniennes. Nous évoquerons superficiellement les échelons inférieurs au régiment (bataillon et compagnie) qui n'ont aucune existence dans L'ÂGE DES AIGLES. Les règles de niveau tactique et sub-tactique en traitent généralement avec clarté et compétence.

 

LE RÉGIMENT

Placé au niveau intermédiaire de la chaîne de commandement, le régiment était généralement l'échelon de base des forces armées nationales, composé d'une seule arme : infanterie, cavalerie ou artillerie. Il était aussi l'entité administrative la plus adaptée à la gestion des hommes et du matériel. Le recrutement et les approvisionnements étaient géré par les régiments. Chaque régiment était par exemple en garnison dans une ville, laquelle était le point de destination de tous les conscrits qui avaient reçu leur feuille de route. C'est là qu'ils étaient formés et en temps de guerre, qu'ils attendaient de partir rejoindre leur régiment, formant en attendant un bataillon dit "de dépôt", réservoir de troupes destinées à combler les pertes de leur unité. Dans les régiments de cavalerie, c'est également là qu'étaient stationnés les chevaux de remonte, la remonte étant la réserve de bêtes formées au combat qui attendaient de rejoindre, exactement comme les hommes. Dans les régiments d'artillerie, c'est là qu'étaient stockées les pièces de rechange, les chevaux d'attelage et les personnels formés au service des canons. En campagne, le régiment d'artillerie n'avait pas d'utilité, sinon administrative, car les compagnies d'artillerie ou batteries, opèraient et étaient affectées individuellement un peu partout dans l'armée.

 

Le chef de corps du régiment était en général un colonel. Avant la Révolution française, et dans la plupart des armées monarchiques européennes, le régiment était acheté par un noble qui prenait le titre de colonel, et qui en qualité de propriétaire, avait la charge de son entretien. Celui-ci espèrait ainsi obtenir des faveurs du monarque. Ce système permettait aux monarchies de faire des économies importantes sur l'entretien des troupes. Le colonel-propriétaire ne paraissant pour ainsi dire jamais au régiment, le commandement étant délégué à un lieutenant-colonel, appointé par le colonel-propriétaire pour gérer et commander sur le terrain. Certains régiments étaient mieux entretenus que d'autres, les colonels-propriétaires et les colonels étant plus ou moins généreux avec leur bien, les économies, détournements et malversations étant monnaie courante.

 

En France, à partir de la Révolution, le système fut aboli. Les régiments, baptisés du nom révolutionnaire de "demi-brigade", étaient propriété de la Nation, qui en confiait la gestion à des commissaires des guerres, officiers publics et payeurs du Trésor, qui détennaient les fonds nécessaires, ou estimés nécessaires, à l'entretien des troupes. Napoléon aura toujours des démélés avec ces gens-là, généralement avares, corrompus, escrocs et truands de tout acabit, n'hésitant pas à détourner sans vergogne les fonds publics. Plus d'un y perdra sa tête pendant la Révolution, ou sera fusillé sous l'Empire. Malgré tout, le système perdurera au détriment des pauvres troupiers. Ce qui expliquera la réputation des soldats français : chapardeurs et voleurs, malheureux en guenilles et crevant de faim, réduits à vivre sur le pays. Napoléon fondera du reste le ravitaillement de ses troupes sur la débrouillardise bien connue du soldat français, à défaut de pourvoir compter sur un système logisitique à la hauteur. Partout où passeront les armées françaises, les campagnes seront vidées de tout ce qui ce mange, y compris la viande sur pieds.

 

Les régiments français portaient sous l'Ancien Régime le nom de leur propriétaire, exception faite des "petits vieux", régiments les plus anciens appartenant au roi et portant des noms de provinces (Picardie, Navarre, Champagne, etc). La Révolution leur attribuera des numéros. En Grande-Bretagne, les régiments portaient un numéro et un nom de comté ou de "parrain", généralement un membre de la famille royale ou affilié, parfois le nom du fondateur du régiment (les Anglais sont attachés à la tradition et ces régiments existent toujours). Partout ailleurs, le régiment portait le nom de son colonel et parfois un numéro, mais généralement il n'était pas utilisé. C'est nous aujourd'hui qui utilisons ces numéros plus ou moins officieux, afin d'identifier plus facilement les régiments qui changeaient assez fréquemment de propriétaire et donc de nom. C'était l'un des inconvénients de cette identification nominative. La Russie donnait à ses régiments des noms de villes ou de provinces, et à de rares exceptions des noms de personnes ou d'institutions.

 

LES RÉGIMENTS D'INFANTERIE

Le régiment était constitué de bataillons, en nombre très variable selon le pays et l'année, généralement de 1 à 6. Par exemple, en Grande-Bretagne le régiment ne comprenait en général que deux bataillons, parfois un seul voire même jusqu'à 8. En France on en comptera 3 à 5. Le régiment était commandé au combat par un colonel, un lieutenant-colonel voire un major. Son effectif variait de 500 à 1500 hommes. Les manuels tactiques étaient fondés sur le bataillon et non sur le régiment. C'était le bataillon qui était la pierre angulaire de la manoeuvre sur le champ de bataille.

 

Les bataillons étaient composés de 3 à 10 compagnies. La compagnie était placée sous les ordre d'un capitaine et comprenait de 50 à 200 hommes. La tactique de manoeuvre des compagnies reposait principalement sur les évolutions destinées à délivrer un feu de salve aussi efficace que possible. Les compagnies étaient à leur tour subdivisées en échelons plus petits qui sortent largement du cadre de cet article. Dans la plupart des armées, l'association de deux compagnies était fréquente sur le terrain et était appelée "division", à ne pas confondre avec la division échelon constitutif du corps d'armée.

 

LES RÉGIMENTS DE CAVALERIE

Les régiments de cavalerie étaient organisés en escadrons. Un régiment pouvait en compter 2 à 10, dont l'effectif variait de 60 à 200 cavaliers. L'escadron était l'échelon de manoeuvre tactique de la cavlerie. Le régiment était commandé au combat par un colonel, un lieutenant-colonel voire un major comme dans l'infanterie. L'escadron était normalement commandé par un major ou commandant, et se décomposait en pelotons, dont nous ne parlerons pas, mais qui étaient les équivalents des compagnies dans l'infanterie. Dans la cavalerie aussi, l'association de deux escadrons était fréquente sur le terrain et était appelée "division", comme dans l'infanterie.

 

LES RÉGIMENTS D'ARTILLERIE

Dans l'artillerie, l'unité de manoeuvre tactique était la batterie à pied ou à cheval, qui alignait entre 2 et 12 pièces, organisées pour emploi en sections de 2 à 4. La batterie était servie par une compagnie de canonniers et déplacée par une compagnie du Train d'artillerie. Cette dernière était formée des hommes les moins bien entraînés, les plus robustes, courageux et calmes. Le service du train était particulièrement pénible, la manoeuvre d'un attelage demandant de la force physique et un grand courage pour affronter, souvent à l'arrêt, le bombardement de l'artillerie ennemie, privilégiant les cibles imposantes qu'étaient les caissons de munitions, dont l'explosion causait évidemment de nombreuse victimes. Pendant le temps où la compagnie était mise en batterie pour tirer, les hommes du train se tenaient à l'arrière et souvent, aidaient au service des pièces. En temps de paix, la compagnie du train était réduite à son encadrement. La compagnie d'artillerie au contraire était maintenue à plein effectif. Le but de cette réduction drastique des effectifs était de faire des économies de maintenance. Mobilisée, la compagnie du train était formée de conscrits et affectée à une compagnie d'artillerie pour en assurer le transport. L'usage était courant de désigner l'ensemble batterie + compagnie de canonniers + compagnie du Train par le terme de "compagnie d'artillerie".

 

Au début des guerres de la Révolution, la plupart des armées européennes conservaient la pratique de distribuer des sections de 2 pièces dans les régiments d'infanterie pour augmenter leur puissance de feu. Ces canons régimentaires devaient être manoeuvrables à bras, raison pour laquelle leur calibre était de 3 ou 4 livres. Mais la pratique française d'emploi de l'artillerie en batteries entières pour les regrouper en masse aux points critiques, démontra l'inanité des canons régimentaires. En 1809, l'emploi de l'artillerie en batteries sera universelle. Ce qui n'empêchera pas Napoléon de réintroduire les canons régimentaires pour la campagne de Russie ! L'augmentation du nombre des pièces disponibles le permettait et cette dotation n'impacta en rien celle des corps d'armée.

 

Napoléon utilisa aussi l'artillerie en grandes masses, les "Grandes batteries", capables de délivrer une puissance de feu énorme sur un objectif limité, telle la Grande batterie de Senarmont à Friedland ou celle de Drouot à Waterloo.

 

LES ÉCHELONS SUPÉRIEURS

 

La brigade - La brigade, placée sous les ordres d'un général de brigade, était formée de 2 ou 3 régiments, en général de la même arme. Les brigades devant opérer indépendamment se voyaient dotées d'une batterie d'artillerie. Certaines armées comme la Suède, en raison d'une mission particulière ou de la faiblesse des effectifs engagés, constituaient parfois des brigades rassemblant les 3 armes. La plupart du temps, l'infanterie composait la majorité de l'effectif. Leur mission était en général la reconnaissance ou l'avant-garde, mais pouvait parfois être une opération à mener de façon autonome.

 

La division - Dans la plupart des armées la division, placée sous le commandement d'un général de division, était l'unité de manoeuvre opératique de base. C'est à son niveau que les joueurs de L'ÂGE DES AIGLES doivent penser et réaliser leur plan de bataille. Elle regroupait deux à 4 brigades, généralement de la même arme, appuyées par une batterie d'artillerie. Mais les divisions interarmes étaient monnaie courante.

 

Le corps d'armée - La France fut la première à créer des corps d'armée permanents. Ces grandes unités étaient l'échelon de manoeuvre stratégique ordinaire de Napoléon. Commandés par des maréchaux, les corps d'armées regroupaient 2 à 4 divisions, dont une de cavalerie et une réserve d'artillerie de plusieurs batteries de calibre différents et complémentaires et notamment de 12. Chaque division était accompagnée d'une de ces batteries selon son arme. D'autres armées ne procédaient pas de la même manière. Par exemple les Autrichiens et les Russes préféraient constituer des corps d'infanterie et des corps de cavalerie séparés. Le corps français était une armée miniature capable d'opérer et de combattre seule pendant 24 heures, temps généralement suffisant pour permettre l'arrivée des renforts. Avant l'institution du corps, les armées étaient constituée d'un assemblage de divisions, plus ou moins nombreuses selon la mission.

L'armée - L'armée éatit placée sous les ordres d'un maréchal et constituée de plusieurs corps. Contrairement à toutes les autres nations, la Russie utilisait l'armée comme un échelon opératique regroupant plusieurs corps, et plusieurs armées étaient regroupées sous le commandement d'un généralissime, à Borodino par exemple.

 

La légion - La légion était un échelon supérieur mais d'une structure hybride. Elle pouvait être constituée de très diverses manières, regroupant une ou plusieurs armes réparties en bataillons et/ou régiments. La plupart du temps elle était un groupement de bataillons, escadrons et batteries. Les légions étaient en général recrutées parmi des étrangers qui cherchaient à combattre un ennemi commun avec leur nation d'accueil. Ces légions d'étrangers, formées de volontaires extranationaux qui adhèraient aux principes de 1789 et voulaient combattre aux côtés de l’armée française ou, dans le cas des Polonais par exemple ou des Hanovriens, continuer la lutte contre les puissances qui se s'étaient partagées leur pays. Appararurent ainsi, les légions batave, helvétique, germanique, belge, liégeoise, polonaise, grecque, italique. Mais elles ne resteront pas toujours constituées de leurs nationaux. La légion irlandaise par exemple, constituée en 1803, sera renforcée par 1.800 Polonais en 1806, puis de prisonniers de guerre de nationalités diverses à partir de 1809. Autre exemple : en 1803, le royaume de Hanovre fut envahi par les troupes françaises. L’armée hanovrienne fut dissoute mais de nombreux hanovriens voulaient continuer la lutte contre Napoléon et émigrèrent en Angleterre. Ils furent regroupés en une Légion allemande du Roi (la King's German Legion ou K.G.L.). À sa création, elle comprenait quatre bataillons d’infanterie, deux régiments de dragons et cinq batteries d’artillerie. Ces effectifs continuèrent à augmenter par la suite jusqu'à atteindre leur maximum en 1812, avec 18.000 hommes répartis en deux régiments de dragons, trois de hussards, huit bataillons d'infanterie de ligne, deux d'infanterie légère et six batteries d'artillerie. La K.G.L. était une unité d'élite.

 

Les articles consacrés aux armées nationales reviendront sur le sujet et examineront en détail les structures et tactiques des différentes armes.

 


08/04/2018
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Ordre de bataille de l'armée danoise en mars 1808

1ère division : Prince Frederick von Hessen

 

Brigade de cavalerie : Prince Kristian von Hessen

Lifgardt chevau-légers

Lifregement

Batterie d'artillerie à cheval de 3

 

1ère brigade : Baudissin

Lifgarde Regiment

Kronprinz Regiment

Régiment de Holstein

 

2e brigade : Prince Kristian Frederiks

Norwegien Lifregement

Prince Kristian Frederiks Regiment

 

3ème brigade : FaIbe

Danske Lifregement

Marine Regiment

 

Artillerie

Brigade d'artillerie Danska (2 batteries à pied de 6)

 

2ème division : Castenschjold

 

1er régiment d'infanterie du Jutland (compagnie de chasseurs)

Regiment de cavalerie de Seeland (1 esc.)

Regiment de cavalerie du Schleswig (1 esc.)

 

Détachement Holstein

2e régiment d'infanterie du Jutland

Regiment de cavalerie de Seeland (1 esc.)

1 batterie à cheval de 3

 

Brigade Kardorff

3e régiment d'infanterie du Jutland

Regiment de cavalerie de Seeland (2 esc.)

Régiment de hussards (1 esc.)

 

Détachement Ewalds

Bataillon de chasseurs du Schlwesig

Bataillon de chasseurs de Seeland

1er & 2e bataillons légers de Seeland

Bataillon léger du Schleswig-Holstein

Régiment des dragons légers de la garde

Régiment de hussards (4 esc.)

1 batterie à pied de 6

 

Troupes non endivisionnées

 

À Kronborg : Stricker

Konigs Regement

 

En Seeland : Vahrendorff

Régiment d'infanterie du Schleswig

Régiment de dragons du Prince Frederick Ferdinand

 

En Fyen :

1er régiment d'infanterie du Jutland (1 bn)

2 / Régiment d'Infanterie de Fionie

2 batteries à pied de 6

 

Dans le Fastland : Teallequist

1 / Régiment d'Infanterie de Fionie

Régiment de dragons du Jutland (2 esc.)

1 batterie à pied de 6

 

À Sodra

Kommando composé d'une compagnie de grenadiers et

du régiment de cavalerie du Holstein (1 esc.)

 

À Rendsborg

Kommando formé du régiment d'infanterie d'Oldenburg et de la batterie d'artillerie à pied de 6 Holstein

 

À Kiel

Kommando formé d'un détachement de chaseurs et du

régiment d'Infanterie de Fionie

 

À Frederiksort

1 compagnie de garnison

 

À Altona

1 compagnie de garnison

 

À Neustadt : Hedemann

Kommando formé du régiment d'infanterie Funen (cie de chasseurs), du régiment de cavalerie du Holstein (1 esc.) et du régiment des hussards

du Holstein (2 esc.)

 

À Gluckstadt

Régiment d'infanterie Drottningens Leib

 

À Tonning

Régiment de cavalerie du Holstein (1 esc.)

 

Source :

Generalstabens Krigshisstoriska Afdelning,

Sveriges Krig Aren 1808, 1809, Stockholm, 1890

 


24/09/2018
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Ordre de bataille de la division du lieutenant-général Ewald, juillet-octobre 1812

Commandant-en-chef : Lieutenant-général Ewald

 

Brigade Wegener

1/, 2/, 3/, 4/Régiment d'infanterie d’Oldenburg, 2.726 hommes

1/, 2/, 3/Régiment d'infanterie légère de Schleswig & Holstein, 965 hommes

2/6/Régiment de hussards, 332 hommes

1/2/Régiment de dragons du Jutland, 304 hommes

 

Brigade Dorrien

Régiment d'infanterie de la Reine, 1.069 hommes

Régiment d'infanterie de Fionie, 904 hommes

3/Régiment d'infanterie du Schleswig, 551 hommes

3/Régiment d’infanterie du Holstein, 575 hommes

2/Régiment de chasseurs à pied du Schleswig, 537 hommes

1/, 2/, 3/, 4/ Régiment de cavalerie du Holstein, 615 hommes

 

Artillerie : Muck

1ère batterie d’artillerie à pied, 8 pièces, 220 hommes

2e batterie d’artillerie à pied, 6 pièces, 150 hommes

1ère batterie d’artillerie à cheval, 6 pièces, 190 hommes

2e batterie d’artillerie à cheval, 6 pièces, 185 hommes

3e batterie d’artillerie à cheval, 6 pièces, 177 hommes

 


10/09/2018
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Organisation de l'armée

Le double royaume du Danemark et de Norvège, dirigé par le roi Christian Frédéric, réussit tenir une politique de stricte neutralité jusqu’à la fin de 1807, où les événements le dépassèrent. Lors de l'entrevue entre Napoléon et le tsar à Tilsit, il fut convenu que le Danemark serait intégré au système continental. Mais avant que la France n'ait pu faire quoi que ce soit, la Grande-Bretagne attaqua. Craignant que la flotte danoise ne tombe aux mains des Français, elle envoya une force expéditionnaire à Copenhague pour saisir ou détruire la flotte danoise. L'armée danoise, à cette époque, comprenait les unités suivantes :

 

1 régiment d'infanterie de la garde

2 régiments de Leib infanterie (grenadier)

12 régiments d'infanterie de ligne

Le Corps des fusiliers du roi

1 régiment de Leib cavalerie (cavalerie lourde)

3 régiments de cavalerie lourde

1 régiment de Leib dragons légers

2 régiments de dragons légers

1 régiment de hussards

1 régiment bosniaque

 

Infanterie

Chaque régiment comprenait deux bataillons. Chaque bataillon était composé de cinq compagnies dont quatre de mousquetaires. Dans le premier bataillon du régiment, l’élite se composait de grenadiers, tandis que dans le 2e, elle était composée de Jäger. L'effectif moyen du bataillon était de 650 hommes. Le Corps des fusiliers du roi a été formé lors de l'invasion britannique en 1807. Seules deux compagnies furent formées alors que quatre étaient initialement prévues. Chaque compagnie contenait environ 100 hommes. Ceux-ci se sont bien battus à Copenhague en 1807 et étaient les seules unités non régulières à être maintenues. Il y avait un grand nombre d'unités de milice en 1807. Cependant, celles-ci se tinrent très mal au combat en général, et ont furent dissoutes.

 

 

Cavalerie

Le régiment des gardes du Corps comprenait deux escadrons de 60 hommes chacun. Le 1er escadron était connu sous le nom de Leib Escadron. Le régiment des hussards se composait de six escadrons tandis que le reste des régiments de cavalerie comptait chacun quatre escadrons. L'effectif réglementaire d'un escadron était de 160 hommes, mais en 1807 ce nombre n'a jamais été atteint. Les Bosniaques étaient une cavalerie légère irrégulière, un peu comme les Cosaques.

 

Artillerie

Les Danois employaient principalement des canons de 3 et 6 livres, avec des canons de 12 comme artillerie de réserve.

 

Les combats de Copenhague avaient pris fin avant que l'armée ne soit complètement mobilisée et amenée du Jutland où elle stationnait. La menace de bombardement a amené le Danemark à se plier aux conditions britanniques et la flotte fut détruite. Fortement irrité, le Danemark a cherché à se rapprocher de la France et est resté en guerre avec la Grande-Bretagne jusqu'en 1814. Dans le cadre du double royaume, la Norvège a levé plusieurs régiments d'infanterie, dont l'un des régiments Leib. À ceux-ci se trouvaient une ou plusieurs compagnies de troupes à skis.

 

1808

Lorsque la Suède refusa de rejoindre le système continental, une attaque venue simultanément du Danemark et de la Norvège par des troupes alliées (françaises) devait la force à se plier. L'offensive sud fut interrompue par la révolte du corps espagnol de La Romana, qui devait y participer. L'attaque nord fut quant à elle prévenue par une attaque préemptive suédoise. Les troupes norvégiennes, qui comptaient environ 17.000 hommes s'y opposèrent, mais après une campagne indécise, une trêve fut signée fin de 1808.

 

1809

Dans l'intervalle, l'armée danoise avait été renforcée par les mesures suivantes :

1. Un régiment de Leib Jäger créé avec deux nouveaux corps de fusiliers. Il était composé de deux bataillons à cinq compagnies.

2. Les Bosniaques avaient été convertis en un régiment de uhlans.

3. Les meilleurs hommes des unités de milice dissoutes formèrent les 3e et 4e bataillons des régiments d’infanterie. Ces bataillons avaient une organisation similaire à celle du 2e bataillon : quatre compagnies de mousquetaires et une compagnie de Jäger.

 

Lorsque la guerre éclata avec l'Autriche, le Danemark fournit un petit contingent pour aider à protéger la côte baltique. Il s'agissait d'un régiment d'infanterie à deux bataillons, d'un bataillon d'un autre régiment d'infanterie, de deux compagnies d'un des nouveaux corps de fusiliers, d'un escadron de cavalerie et eux de hussards. À cette force était attachée une batterie de 3 comprenant 8 pièces. Quand le major prussien von Schill prit Stralsund, les troupes danoises participèrent à la bataille pour reprendre la ville. Ce fut la seule action à laquelle participèrent les troupes danoises au cours de cette campagne.

 

1812

La France demanda au Danemark de lui fournir un contingent pour la Grande Armée, en vue de l'invasion de la Russie, mais elle put l'éviter avec des excuses. En retour, elle fournit une force auxiliaire, sous le prince Frederick de Hesse, pour servir en Allemagne du Nord. Elle se composait des unités suivantes :

 

4 régiments d'infanterie,

2 bataillons de Jäger,

6 escadrons de dragons légers,

2 escadrons de hussards

4 batteries d'artillerie.

 

1813

À l'approche des armées alliées, le Danemark augmenta son contingent subordonné aux forces françaises à Hambourg. Une division était rattachée au XIIIe Corps de Davout. La division danoise comportait une avant-garde et deux brigades. L'avant-garde comprenait trois bataillons de fusiliers, deux escadrons de hussards et une batterie de 3. Chacune des brigades avait trois régiments d'infanterie (cinq bataillons en tout), un régiment de cavalerie et une batterie de 6. Il y avait une batterie de 3 en réserve divisionnaire.

 

Par le traité de Kiel, signé en janvier 1814, le Danemark fit la paix avec les Alliés sans se retourner contre la France. Il lui en coûta la plupart de ses possessions étrangères, y compris la Norvège, qui fut donnée à la Suède. La Norvège mobilisa alors 20.000 hommes pour obtenir l'indépendance plutôt que la domination suédoise, mais en vain, car la Suède était soutenue par la Grande-Bretagne et la Russie.

 

 


03/09/2018
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Organisation de l'armée

Par Confédération du Rhin, nous entendons les États dont les unités durent généralement être amalgamées pour constituer des unités combattantes. Leurs ressources humaines étant insuffisantes, leur contribution était adaptée à leurs capacités. Voici la liste de ces États :

 

Grand-duché de Francfort ;

Grand-duché de Wurzbourg ;

Duché de Mecklembourg-Schwerin ;

Duché de Mecklembourg-Strelitz ;

Duché d'Anhalt-Bernbourg ;

Duché d'Anhalt-Dessau ;

Duché d'Anhalt-Kothen ;

Duché d'Arenberg ;

Duché de Saxe-Cobourg ;

Duché de Saxe-Gotha ;

Duché de Saxe-Hildburghausen ;

Duché de Saxe-Meiningen ;

Duché de Saxe-Weimar ;

Principauté de Hohenzollern-Hechingen ;

Principauté de Hohenzollern-Sigmaringen ;

Principauté d'Isenbourg-Birstein ;

Principauté de la Leyen ;

Principauté de Liechtenstein ;

Principauté de Lippe-Detmold ;

Principauté de Reuss-Ebersdorf ;

Principauté de Reuss-Greiz

Principauté de Reuss-Lobenstein ;

Principauté de Reuss-Schleiz ;

Principauté de Salm-Salm (Salm-Salm et Salm-Kirbourg) ;

Principauté de Schaumbourg-Lippe ;

Principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt ;

Principauté de Schwarzbourg-Sondernshausen ;

Principauté de Waldeck.

 

1806

 

Francfort

1 bataillon d'infanterie de ligne à 9 compagnies de 134 hommes,

1 détachement de 20 hussards.

 

Collège des princes

– Nassau-Usingen,

– Arenberg,

– Nassau-Weilburg,

– Salm-Salm,

– Salm-Kyrburg,

– Hohenzollern-Sigmaringen,

– Hohenzollern-Hechingen,

– Isenbourg-Birstein,

– Liechtenstein,

– La Leyen,

s'engagent ensemble à fournir un contingent de 4.000 hommes.

 

Wurzbourg

s'engage à fournir un contingent de 2.000 hommes.

 

Saxe-Weimar, de Saxe-Gotha, de Saxe-Meiningen, de Saxe-Hilburghausen, de Saxe-Coburg

s'engagent ensemble à fournir un contingent de 2.000 hommes.

 

1807

Les ducs d'Anhalt-Bernburg, d'Anhalt-Dessau et d'Anhalt-Coethen fournissent 700 hommes.

Le prince de Waldeck fournit 400 hommes.

Les princes de Lippe-Detmold et de Schaumburg-Lippe fournissent 650 hommes.

Les princes de Schwarzbourg-Rudolstadt et de Schwarzbourg-Sondershausen fournissent également 650 hommes.

Les quatre princes de Reuss-Greitz, Reuss-Ebersdorf, Reuss-Schleitz et Reuss-Lobenstein fournissent ensemble 400 hommes.

 

Le 4e régiment de la Confédération est formé avec :

1 bataillon d'infanterie légère (Saxe-Weimar) à 4 compagnies de 78 hommes et

1 bataillon d'infanterie de ligne à 4 compagnies de mousquetaires dont 3 de Saxe-Gotha et 1 de Saxe-Meiningen, toutes de 122 hommes.

 

1808

Le duc de Mecklembourg-Strelitz entre dans le Collège des princes et doit fournir 400 hommes.

 

Le duc de Mecklembourg-Schwerin entre lui aussi dans le Collège des princes et doit fournir 1.900 hommes.

Il dispose en outre de :

1 bataillon de grenadiers de la Garde à 2 compagnies de 160 hommes ;

1 escadron de gardes à cheval à 120 hommes.

 

Pour l'Espagne est constitué un régiment d'infanterie (qui deviendra le 3e régiment de la Confédération) organisé come suit :

1 bataillon d'infanterie de ligne (Francfort) à 6 compagnies de 142 hommes.

1 bataillon d'infanterie de ligne comprenant

         1ère compagnie (Schwartzbourg-Sondershausen) de 100 hommes ;

         2e compagnie (Schwartzbourg-Rudolstadt) de 120 hommes ;

         3e compagnie (Lippe-Detmold) de 150 hommes ;

         4e compagnie (Lippe-Buckebourg) : 150 hommes ;

         5e compagnie (Reuss) de 150 hommes ;

         6e compagnie (Waldeck) de 130 hommes.

 

Wurzbourg

1 régiment de mousquetaires à 2 bataillons de 4 compagnies à 120 hommes ;

1 régiment de dragons puis chevau-légers à 2 escadrons de 165 hommes

1 compagnie d'artillerie à pied à 6 pièces de 6.

 

1809

 

Duchés saxons

 

4e régiment d'infanterie des Princes (duchés saxons) à 3 bataillons organisés comme suit :

         1er bataillon : 1 compagnie de grenadiers (Saxe-Hildburghausen) à 130 hommes;

                                4 compagnies de mousquetaires (Saxe-Gotha) à 120 hommes ;

                                1 compagnie de chasseurs (Saxe-Cobourg) à 200 hommes.

         2e bataillon : 1 compagnie de grenadiers (Saxe-Gotha) à 130 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Saxe-Hildburghausen) à 120 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Saxe-Meiningen) à 150 hommes ;

                               1 compagnie de chasseurs (Saxe-Cobourg) à 200 hommes.

         3e bataillon : 5 compagnies de carabiniers (Saxe-Weimar) à 120 hommes ;

                               1 compagnie de carabiniers (Saxe-Hildburghausen) à 120 hommes.

         1 compagnie de sapeurs (Saxe-Cobourg) à 140 hommes.

 

5e régiment d'infanterie des Princes (Anhalt-Lippe) à 3 bataillons organisés comme suit :

         1er bataillon : 6 compagnies de mousquetaires (Lippe) à 120 hommes ;

         2e bataillon :  2 compagnies de mousquetaires (Anhalt-Dessau) à 175 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Anhalt-Köthen) à 110 hommes ;

                               2 compagnies de mousquetaires (Anhalt-Bernberg) à 120 hommes ;

         3e bataillon : 2 compagnies de mousquetaires (Lippe-Detmold) à 150 hommes ;

                               1 compagnie de mousquetaires (Schaumbourg-Lippe) à 150 hommes ;.

 

6e régiment d'infanterie des Princes (Schwarzbourg-Reuss-Waldeck) à 2 bataillons organisés comme suit :

         1er bataillon : 4 compagnies de mousquetaires (Schwarzbourg-Sondernshausen) à 100 hommes ;

                                2 compagnies de mousquetaires (Schwarzbourg-Rudolstadt) à 120 hommes.

         2e bataillon : 3 compagnies de mousquetaires (Reuss) à 150 hommes ;

                               3 compagnies de mousquetaires (Waldeck) à 120 hommes.

 

Mecklembourg-Schwerin

8e régiment d'infanterie de la Confédération à 3 bataillons dont 2 à 6 compagnies et 1 à 4 compagnies, toutes à 120 hommes ;

1 compagnie d'artillerie à pied à 6 pièces de 6.

 

Mecklembourg-Strelitz

1 bataillon de mousquetaires à 4 compagnies de 100 hommes.

 

1810-1811

Le 7e régiment de la Confédération (Wurzbourg) est réduit à 1 bataillon.

 

1812

Francfort

Un nouveau 3e régiment de la Confédération à 3 bataillons de 6 compagnies à 130 hommes est formé.

 

Wurzbourg

Un nouveau 7e régiment de la Confédération à 4 bataillons de 6 compagnies à 137 hommes est formé.

 

1813

Au retour de Russie où ils ont beaucoup souffert, les 4e, 5e et 6e régiments de la Confédération sont amalgamés en un seul.

 

Anhalt

1 régiment de chevau-légers à 2 escadrons de 130 hommes.

 

Erfurt

3 bataillons à 6 compagnies de 130 hommes.

 

Francfort

2 bataillons d'infanterie à 6 compagnies de 130 hommes.

 

Mecklembourg-Schwerin

1 régiment de hussards à 4 escadrons de 125 hommes.

 

Saxe-Gotha et Saxe-Gotha-Altenburg

1 bataillon (dit de marche de Thuringe) à 4 compagnies de 107 hommes.

 

Wurzbourg

Le 7e régiment de la Confédération est réduit à un seul bataillon et un nouveau est formé (qui prend symboliquement le n°5).

 

Note :

Les 1er et 2e régiments de la Confédération sont ceux de Nassau,

Le 3e régiment de la Confédération est celui de Francfort,

Le 7e régiment de la Confédération est celui de Wurzbourg,

 

1814

Les princes rejoignent les Alliés avec un enthousiasme mitigé. C'est pourquoi leurs unités seront affectées aux sièges et aux garnisons.

 

Francfort

3 bataillons d'infanterie à 6 compagnies ;

3 bataillons de Landwehr à 5 compagnies ;

2 compagnies de chasseurs (toutes les compagnies sont à 130 hommes).

1 escadron de chasseurs à cheval de 150 hommes.

 

Lippe-Detmold

1 bataillon de mousquetaires à 150 hommes.

 

Mecklembourg-Schwerin et Strelitz

1 régiment de chasseurs à 3 bataillons de 6 compagnies à 130 hommes ;

1 régiment de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes ;

1 compagnie d'artillerie à pied de 6.

 

Saxe-Cobourg, Saxe-Meiningen et saxe-Hildburghausen

1 bataillon de chasseurs volontaires à 6 compagnies de 120 hommes.

 

Saxe-Weimar

1 bataillon de chasseurs volontaires à 6 compagnies de 120 hommes.

 

Schaumbourg-Lippe

2 compagnies de mousquetaires à 150 hommes.

 

Waldeck

3 compagnies de mousquetaires à 120 hommes.

 

1815

 

Unités amalgamées

1 régiment à 4 bataillons (Reuss, Francfort, Isembourg, Fulda) de 4 compagnies ;

1 régiment ainsi composé :

         2 bataillons de mousquetaires (Saxe-Weimar) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Anhalt-Dessau) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Anhalt-Bernbourg).

1 régiment ainsi composé :

         2 bataillons de mousquetaires (Saxe-Gotha) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Schwarzbourg).

1 régiment ainsi composé :

         2 bataillons de mousquetaires (Lippe) ;

         1 bataillon de mousquetaires (Waldeck).

 

Mecklembourg-Schwerin-Strelitz

2 régiments de mousquetaires à 3 bataillons,

1 régiment de hussard à 4 escadrons de 125 hommes,

1 demi-compagnie d'artillerie à pied de 6.

 

Saxe-Cobourg, Saxe-Gotha, Saxe-Hildburghausen, Saxe-Meiningen et Saxe-Weimar

1 régiment de mousquetaires à 4 bataillons,

1 bataillon de chasseurs.

 

Les bataillons de mousquetaires sont à 4 compagnies de 160 hommes.

Les bataillons de chasseurs sont à 4 compagnies de 120 hommes.

 


17/05/2018
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Organisation de l'armée

1808

La contribution du duché d'Oldenbourg à la Confédération du Rhin n'est levée qu'en 1808, le duc Pierre étant parvenu jusque là à l'éviter.

Le contingent consiste en :

1 bataillon d'infanterie de ligne à 6 compagnies de 133 hommes.

 

1811

Le duché d'Oldenbourg est incorporé à la France. Le territoire est partagé entre les départements des Bouches-du-Weser et de la Sarre.

Les états hanséatiques sont également incorporés et leurs territoires partagés entre les départements des Bouches-de-l'Elbe (Hambourg & Lübeck) et des Bouches-du-Weser (Brême).

Ils lèvent trois régiments prenant rang dans l'armée française :

Hambourg & Lübeck : 127e régiment d'infanterie de ligne ;

Brême : 128e régiment d'infanterie de ligne ;

Oldenbourg : 129e régiment d'infanterie de ligne.

Chaque régiment est à 2 bataillons de 6 compagnies de 133 hommes sauf le 129e qui est à 3 bataillons.

 

1812

Les rescapés de la campagne de Russie sont appelés à reformer les 127e et 128e régiments, le 129e étant dissous.

 

1813-1815

Le duché passe dans le camps des Alliés et lève

1 régiment à 2 bataillons, le 1er d'infanterie régulière, le 2e de Landwehr, chacun à 4 compagnies de 200 hommes.

Une Légion hanséatique est levée par Hambourg & Lübeck passées dans le camp des Alliés, et composée de :

1 régiment d'infanterie de ligne à 3 bataillons de 4 compagnies à 200 hommes,

8 escadrons de uhlans à 200 hommes,

2 batteries de 6.

 

1814

Les villes hanséatiques lèvent :

 

Hambourg

2 bataillons d'infanterie de ligne à 4 compagnies de 200 hommes,

1 compagnie de chasseurs à 103 hommes,

6 escadrons à 200 hommes,

2 batteries de 6,

Garde civile (Hamburger Bürgermilitär)

10 bataillons

1 bataillon de chasseurs à 4 compagnies de 125 hommes,

2 compagnies d'artillerie à pied de 6.

 

Lübeck

1 bataillon d'infanterie de ligne,

2 escadrons à 200 hommes,

Garde civile (Lübecker Bürgergarde)

4 bataillons de la à 4 compagnies à 200 hommes, 2 bataillons n'ayant que 2 compagnies,

5 bataillons de Landsturm à 3 compagnies de 184 hommes.

 

Brême

1 bataillon d'infanterie à 4 compagnies de 200 hommes

1 compagnie de chasseurs à 120 hommes (Freiwillige Bremische Jäger-Korps),

1 escadron à 200 hommes.

 


15/05/2018
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Organisation de l'armée

Le duché de Berg est créé en novembre 1808. Son territoire est constitué des anciens territoires prussiens de Kleve & Wesel, et des possessions bavaroises d'Ansbach et Berg. Le trône en est initialement donné à Murat.

 

1806

L'armée de Berg commence avec 1 régiment d'infanterie, levé en avril à Berg avec des locaux et des ressortissants français. Il comprend 4 bataillons à 8 compagnies chacun. L'effectif réglementaire de la compagnie est fixé à 100 hommes. Ce régiment est opérationnel fin 1806.

  

1808

Avec la formalisation du duché et l'expansion de ses terres, l'armée est renforcée par l'incorporation d'unités d'États voisins. Ces unités comprennent le 11e régiment d'infanterie bavarois, un bataillon d'infanterie et un détachement de hussards d'Orange-Nassau. En octobre 1808, l'armée comprend :

 

3 régiments d'infanterie

1 régiment de chevau-legers

1 bataillon d'artillerie

1 unité de gendarmes

 

Infanterie

Chaque régiment comprend 3 bataillons de campagne et 1 bataillon de dépôt. L'organisation suit le nouveau modèle français. Le bataillon de campagne est donc à 6 compagnies de 120 hommes chacune dont 1 de grenadiers. Le bataillon de dépôt n'a que 4 compagnies.

 

Cavalerie

Le régiment de chevau-légers comprend 4 escadrons organisés selon le modèle français, savoir 160 hommes, la 1ère compagnie du 1er escadron étant une compagnie d'élite.

 

En février 1808, 3 escadrons du régiment sont envoyés en Espagne. Ils deviendront le 1er régiment de chevau-léger-lanciers.

 

Artillerie

Le bataillon d'artillerie comprend :

 

1 compagnie à cheval de 6

1 compagnie à pied de 6

1 compagnie du train

1 compagnies de mineurs, sapeurs et pontonniers

 

1809

Le régiment de chevau-légers-lanciers devient un régiment de lanciers en récompense de ses brillants étas de service. Il est doté de la lance, arme dont il était dépourvu jusque là, malgré son titre.

 

1812

Le nombre de régiments d'infanterie passe à 4 en réduisant le nombre des bataillons à 2.

Un 2e régiment de lanciers à 3 escadrons est également levé. Chacun de ses escadrons comprend 250 hommes.

Le contingent de Berg sera engagé en Russie où  il sera virtuellement annihilé. Très peu de survivants rentreront chez eux.

 

1813

2 régiments d'infanterie et 1 régiment de lanciers sont graduellement reconstruits à Berg. L'infanterie sera utilisée à des misions de garnison et ne participera pas à la campagne. En revanche, le régiment de lanciers sera pratiquement détruit à Possendorf, et ses rescapés seront présents à Leipzig.

 

1814-1815

Le duché de Berg est occupé par l'armée prussienne en 1813. En avril 1814, il devient une province prussienne. Les 2 régiments d'infanterie sont réorganisés sur le modèle prussien savoir

 

1 bataillon de fusiliers

2 bataillons de mousquetaires

2 compagnies de grenadiers

 

Les bataillons sont à 4 compagnies et chaque compagnie est à 135 hommes. Les régiments sont incorporés dans l'armée prussienne sous les numéros  28 et 29.

Le régiment de lanciers devient le 11e hussards prussiens, moins un de ses escadrons qui est versé au 5e uhlans de création nouvelle.

 


07/07/2018
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Organisation de l'armée

La Bade fut contrainte à faire la paix avec la france en juillet 1796, acte qui sera ratifié à la Paix de Paris. Comme compensation aux territoires perdus sur la rive droite du Rhin, la Bade obtint des parcelles du Saint Empire Romain, situées sur la rive gauche. En outre, son souverain, le margrave Charles Frédéric Ier de Bade, est élevé au statut de prince-électeur en 1803.

 

En conséquence de ces modifications territoriales, l'armée badoise fut réorganisée comme suit :

 

Infanterie :

Leib Infanterie Regiment Kurfurst ;

Infanterie Regiment Markgraf Louis ;

Infanterie Regiment Kurprinz ;

Garnison Regiment von Lindenheim.

 

 

 

 

 

Bataillon de grenadiers von Stetten à 4 compagnies de 170 hommes ;

Bataillon de chasseurs von Bekke à 2 compagnies de 170 hommes.

 

Cavalerie :

Compagnie des Gardes du Corps à 60 hommes ;

1 peloton de hussards à 48 hommes ;

1 régiment de dragons à 4 escadrons de 120 hommes.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6.

 

1806

L'armée badoise accroît ses effectifs et ses unités prennent de nouveaux noms.

 

Infanterie

Leib Grenadier Garde Bataillon à 5 compagnies de 170 hommes ;

Leib Infanterie Regiment Großherzog ;

Infanterie Regiment Erbgroßherzog ;

Infanterie Regiment Markgraf Louis ;

Infanterie Regiment von Harrant ;

Garnison Regiment von Olizy ;

Garnison Regiment von Roder ;

Garnison Regiment von Biedenfeld.

 

Cavalerie

Compagnie des Gardes du Corps à 60 hommes ;

1 régiment de hussards à 4 escadrons de 120 hommes ;

1 régiment de dragons à 4 escadrons de 120 hommes.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6 ;

1 compagnie à cheval à 6 pièces de 6.

 

1806-1807

Le régiment d'infanterie badois conserve ses 2 bataillons à 4 compagnies, mais son effectif est maintenant de 1300 hommes.

Le bataillon de chasseurs Lingg (ex-von Bekke) passe à 5 compagnies de 120 hommes.

 

1808

 

Le régiment d'infanterie badois adopte le modèle français :

 

 

 

 

1809

 

Infanterie

4 régiments d'infanterie ;

1 bataillon de grenadiers de la Garde à 5 compagnies de 150 hommes ;

1 bataillon de chasseurs à pied à 5 compagnies de 150 hommes ;

3 régiments de garnison servant de dépôts aux régiments d'infanterie.

 

Cavalerie

Compagnie des Gardes du Corps à 60 hommes ;

Régiment de hussards à 4 escadrons de 120 hommes ;

Régiment de dragons légers à 4 escadrons de 120 hommes.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6 ;

1 compagnie à cheval à 6 pièces de 6.

 

1813

Du contingent badois de 7.600 hommes envoyé en Russie, seuls revinrent 1.500 hommes. Ils furent employés comme cadres pour lever à la hâte de nouveaux régiments.

 

Infanterie

Leicht Infanterie Regiment n° 1 von Stockhorn ;

Leicht Infanterie Regiment n° 2 von Hochberg ;

Leicht Infanterie Regiment n° 3 Großherzog ;

Leicht Infanterie Regiment n° 4 von Neuenstein.

 

 

Leib Grenadier Garde Bataillon à 6 compagnies de 150 hommes ;

Jäger Bataillon à 5 compagnies de 150 hommes ;

Les régiments de garnison sont supprimés.

 

Cavalerie

Régiment de dragons légers n° 1 von Freystedt à 4 escadrons de 120 hommes ;

Régiment de dragons légers n° 2 von Genson à 5 escadrons de 120 hommes ;

Régiment de chasseurs à cheval volontaires à 4 escadrons de 120 hommes.

La compagnie de Gardes du Corps et le régiment de hussards sont licenciés.

 

Artillerie

2 compagnies à pied à 6 pièces de 6 ;

1 compagnie à cheval à 6 pièces de 6.

 

1814

Après Leipzig, la Bade fut envahie par les Coalisés et forcée de se joindre à eux le 20 novembre 1813. À cette date, 8 nouveaux bataillons de Landwehr et un second régiment de chasseurs à cheval furent levés. Mais seuls le Leib Grenadier Garde Bataillon et la compagnie d'artillerie à cheval, affectés à la Garde alliée, prirent une part active à la campagne.

 

 

 

 


23/05/2018
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Organisation de l'armée

1795

 

Infanterie

7 demi-brigades d'infantrie de ligne à 3 bataillons de 9 compagnies dont 1 de grenadiers à 83 hommes et 1 batterie à pied de 6 pièces de 4 ;

4 bataillons de chaseurs de 7 compagnies dont 1 de carabiniers à 60 hommes ;

5 régiments étrangers à 2 bataillons de 6 compagnies à 103 hommes.

 

Cavalerie

2 régiments de cavalerie lourde à 4 escadrons ;

1 régiment de dragons légers à 4 escadrons ;

2 régiment de hussards à 2 escadrons ;

Les escadrons sont à 110 hommes.

 

1805

 

Infanterie

Les demi-brigades d'infantrie de ligne deviennent régiments. Leur structure reste inchangée.

Création d'un bataillon de grenadiers de la Garde à 8 compagnies (prélevées dans chaque régiment d'infantrie de ligne).

 

Artillerie

4 batteries d'artillerie à pied à 6 pièces de 8 ;

2 batteries d'artillerie à cheval à 6 pièces de 4.

Troupes coloniales (colonie du Cap et Indes orientales)

1 bataillon étranger d'infantrie (Waldeck) à 7 compagnies dont 1 de grenadiers à 60 hommes ;

1 bataillon étranger de chasseurs (Jägers) à 4 compagnies de 50 hommes ;

2 batteries d'artillerie à pied à 6 pièces de 8 ;

Contigent de la milice locale des Indes orientales à 200 hommes ;

2 équipages de marins français à 120 hommes chacun ;

Contingent de cavalerie boer à 400 hommes.

 

1806-1808

L'armée batave devient armée royale hollandaise.

 

Infanterie

9 régiments d'infantrie de ligne (dont 1 de grenadiers de la Garde) ;

2 régiment de chasseurs à pied (dont 1 de la Garde) ;

Les régiments sont à 4 bataillons de 6 compagnies à 120 hommes.

 

Cavalerie

2 régiments de cuirassiers, dont 1 (Gardes du Corps) à 4 escadrons et 1 à 3 escadrons ;

2 régiments de hussards, dont 1 (de la Garde) à 4 escadrons et 1 à 3 escadrons ;

1 régiment de grenadiers à cheval à 2 escadrons.

Les escadrons restent à 160 hommes.

 

Artillerie

3 bataillons de 7 compagnies à pied ;

1 brigade d'artillerie à cheval à 2 compagnies (dont une de la Garde) ;

3 compagnies d'artillerie côtière ;

1 compagnie de mineurs-sapeurs à 120 hommes ;

1 compagnie de pontonniers à 120 hommes ;

1 compagnie du train ;

1 bataillon d'artisans à 2 compagnies de 120 hommes.

Les batteries à pied sont à 6 pièces de 8, les batteries à cheval à 6 pièces de 4.

 

1809

L'artillerie est réorganisée comme suit :

21 compagnies d'artillerie à pied ;

4 puis 3 compagnies d'artillerie à cheval ;

Le bataillon d'artisans passe à 5 compagnies ;

2 compagnie du génie à 120 hommes ;

1 bataillon du train à 4 compagnies.

 

1810-1814

Le royaume de Hollande n'existe plus. Ses troupes sont absorbées par l'armée française.

 

1814

 

Troupes métropolitaines - Infanterie

20 bataillons d'infanterie de ligne ;

7 bataillons de chasseurs ;

20 bataillons de milice.

Les bataillons sont à 6 compagnies de 116 hommes.

 

Troupes métropolitaines - Cavalerie

1 régiment de chevau-légers ;

1 régiment de hussards.

Les régiments sont à 4 escadrons de 100 hommes.

 

Troupes métropolitaines - Artillerie

4 batteries d'artillerie à pied de 6 et 9 ;

2 batteries d'artillerie à cheval.

 

Troupes coloniales - Indes orientales

1 régiment européen d'infanterie de ligne à 2 bataillons de 6 compagnies ;

6 bataillons indigènes d'infanterie de ligne à 6 compagnies ;

6 bataillons indigènes de garnison à 6 compagnies ;

1 régiment de hussards à 2 escadrons européen et 1 escadron indigène ;

9 batteries d'artillerie à pied dont 2 indigènes ;

1 batterie d'artillerie à cheval ;

1 bataillon de pionniers à 5 compagnies dont 1 européenne.

 

Troupes coloniales - Indes occidentales

2 bataillons de chasseurs ;

3 batteries d'artillerie à pied.

 

1815

L'armée devient armée royale néerlandaise.

 

Infanterie

14 régiments d'infanterie de ligne ;

4 régiments étrangers d'infanterie ;

8 régiments d'infanterie coloniale (Indes orientales) ;

1 régiment de dépôt des troupes coloniales ;

6 bataillons de chasseurs ;

2 bataillons de chasseurs coloniaux (Indes occidentales) ;

1 bataillon de garnison ;

45 bataillons de milice.

Les régiments sont à 1 bataillon, parfois 2.

Les compagnies sont à 116 hommes.

 

Cavalerie

3 régiments de carabiniers ;

2 régiments de hussards ;

2 régiments de dragons légers.

Les régiments sont à 4 escadrons de 103 hommes.

 

Artillerie

6 batteries à pied de 6 pièces de 9 ;

1 batterie à cheval de 8 pièces de 6.

 


13/05/2018
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Organisation de l'armée

1803

Création d'une Garde présidentielle (qui deviendra royale l'année suivante) comprenant :

1 bataillon de grenadiers à 8 compagnies de 100 hommes ;

1 bataillon de chasseurs à 8 compagnies de 100 hommes ;

1 escadron de grenadiers à cheval à 60 hommes ;

1 escadron de chasseurs à cheval à 60 hommes ;

1 compagnie d'artillerie à cheval ;

1 compagnie du train d'artillerie.

 

1806

L'armée comprend :

 

Garde royale

1 régiment de grenadiers à pied à 2 bataillons de grenadiers à 4 compagnies de 200 hommes et 1 bataillon de vélites à 5 compagnies de 170 hommes ;

1 régiment de chasseurs à pied à 2 bataillons de chasseurs à 4 compagnies de 200 hommes et 1 bataillon de vélites à 5 compagnies de 170 hommes ;

1 régiment de dragons à 2 escadrons de 2 compagnies à 60 hommes ;

5 compagnies de Gardes d'honneur à cheval de 100 hommes chacune ;

1 batterie d'artillerie à cheval.

 

Infanterie

Toutes les compagnies sont à 120 hommes.

6 régiments d'infanterie de ligne à 2 bataillons de guerre à 8 compagnies et 1 bataillon de dépôt à 4 compagnies ;

1 régiment d'infanterie de ligne dalmate à 4 bataillons de 8 compagnies ;

3 régiments d'infanterie légère à 2 bataillons de guerre à 8 compagnies et 1 bataillon de dépôt à 4 compagnies ;

1 régiment d'infanterie légère dalmate (esclavons) à 2 bataillons de 8 compagnies ;

1 bataillon de chasseurs d'Istrie (dalmate) à 8 compagnies de 100 hommes.

 

Cavalerie

2 régiments de dragons à 4 escadrons de 160 hommes ;

2 régiments de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes.

 

Artillerie

1 régiment d'artillerie à pied à 11 batteries de 6 et 3 batteries de 12 ;

1 régiment d'artillerie à cheval à 6 batteries de 4 ;

1 bataillon de sapeurs à 8 compagnies.

 

1808

Les régiments d'infanterie passent à 3 bataillons de 6 compagnies plus un bataillon de dépôt à 4 compagnies.

 

Sont créés :

1 régiment d'infanterie de ligne ;

Le bataillon de la Garde civique de Venise à 9 compagnies de 140 hommes.

 

1809

Le bataillon de chasseurs d'Istrie est dissous pour mutinerie.

 

En plus des unités existantes, sont créés :

1 régiment d'infanterie légère ;

1 régiment d'infanterie coloniale ;

5 régiments d'infanterie de réserve départementale ;

1 régiment de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes ;

3 régiments de gendarmes à 8 compagnies ;

1 bataillon du train ;

1 bataillon de sapeurs à 8 compagnies.

 

1810

 

Garde royale

Le bataillon des chasseurs devient bataillon des carabiniers ;

Le bataillon des vélites-chasseurs devient bataillon des vélites-carabiniers ;

Sont créés :

1 régiment de conscrits à 2 puis 4 bataillons à 5 compagnies ;

1 batterie de 12.

 

Infanterie

Les régiments passent de 3 à 4 bataillons à 6 compagnies plus un bataillon de dépôt.

Le bataillon de chasseurs d'Istrie est reformé et incorporé au 3e régiment d'infanterie légère français.

 

Cavalerie

1 nouveau régiment de chasseurs à cheval à 4 escadrons de 160 hommes est créé.

 

1812

 

Garde royale

Les 2 bataillons de vélites sont réunis en un régiment.

Sont créés :

1 compagnie de Gardes d'honneur à cheval de 60 hommes ;

2 compagnies du train.

 

Infanterie

Le régiment d'infanterie légère dalmate passe de 3 à 4 bataillons de 6 compagnies ;

Le bataillon de la Garde civique de Venise devient un régiment à 2 bataillons.

Sont créés :

1 régiment d'infanterie légère ;

Le bataillon de la Garde civique de Milan ;

1 bataillon de vétérans à 3 compagnies.

 

Artillerie

1 bataillon du train des équipages.

 

1813

4 nouveaux régiment d'infanterie de ligne sont créés.

 

1814

Le régiment des grenadiers de la Garde est dissous.

 

 


06/05/2018
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Organisation de l'armée

La Westphalie, constituée avec les territoires de Hesse-Cassel, de Bunswick et de Hanovre, est fondée en 1807 et dissoute en 1814.

 

1808

 

Garde royale

Gardes du corps, escadron à 150 hommes

Grenadiers à pied, bataillon à 640 hommes en 8 compagnies de 80 hommes

Chasseurs à pied, bataillon à 640 hommes en 8 compagnies de 80 hommes

Chasseurs-carabiniers, bataillon à 400 hommes en 4 compagnies

Chevau-légers-lanciers, régiment à 400 hommes en 3 escadrons

 

Infanterie

6 régiments d'infanterie de ligne (n°1 à 6) à 2 bataillons chacun en 6 compagnies de 120 hommes (4 de fusiliers, une de grenadiers et une de voltigeurs)

1 bataillon d'infanterie légère à 6 compagnies de 120 hommes (4 de chasseurs, une de carbiniers et une de voltigeurs)

8 compagnies départementales à 50 hommes chacune

8 compagnies de vétérans à 50 hommes chacune

 

Cavalerie

1 régiment de cuirassiers à 4 escadrons de 80 hommes (1 compagnie d'élite)

1 régiment de chevau-légers à 4 escadrons de 80 hommes (1 compagnie d'élite)

2 escadrons de gendarmes d'élite à 80 hommes

 

Artillerie

1 régiment d'artillerie à 3 batteries à pied de 6 canons et 2 obusiers

1 compagnie du Train

 

1809

 

Infanterie

Création des 7e et 8e régiments d'infanterie de ligne

Création du 2e bataillon d'infanterie légère

Création de 8 bataillon de milice

 

Cavalerie

Création du 2e régiment de cuirassiers

 

1810

Cavalerie

Création de 2 régiments de hussards

 

1811

Infanterie

L'effectif des compagnies d'infanterie de ligne passe à 140 hommes

Les 2e et 7e régiments d'infanterie de ligne reçoivent un 3e bataillon

Création du 3e bataillon d'infanterie légère

 

1812

 

Garde royale

Création du régiment des Gardes de la reine à pied

Les chasseurs-carabiniers passent à 6 compagnies de 103 hommes

Création d'une batterie à cheval

 

Infanterie

Chaque régiment d'infanterie reçoit 2 pièces d'accompagnement de 6#

Création du 9e régiment d'infanterie de ligne

Création du 4e bataillon d'infanterie légère

 

Cavalerie

L'effectif des régiments de cuirassiers passe à 700 hommes (175 par escadron)

Création du 2e régiment de chevau-légers

 

Artillerie

Création de la 4e batterie à pied

Création d'une batterie à cheval

Création d'une compagnie de sapeurs

Création de 4 compagnies du Train supplémentaires

Création d'une compangie d'ouvriers

 

1813

Garde royale

Création d'un régiment de hussards à 4 escadrons de 150 hommes (1 compagnie d'élite)

 


25/04/2018
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Organisation de l'armée

La Bavière, gouvernée par les Wittelsbach, avait traditionnellement pratiqué une politique diplomatique d'équilibre entre la France, l'Autriche et la Prusse. Au cours des guerres précédentes, elle s'était alliée alternativement à l'une de ces trois nations. Cependant, vers la fin du XVIIIe siècle, les relations avec l'Autriche s'étaient tendues à cause du projet de l'Autriche d'échanger ses possessions belges contre la Bavière. Pour éviter cela, la Bavière avait formé une alliance avec la France et la Prusse.

 

L'armée bavaroise avait subi des réformes importantes dans la dernière partie des années 1700. Celles-ci avaient été confiées au comte Rumford (un Américain). Les efforts pour reconstruire et moderniser l'armée se poursuivirent au début des années 1800 sous la direction de l'électeur Maximilien-Joseph. À cette époque, l'infanterie était modelée sur l'armée prussienne.

 

1805

La Bavière refuse de rejoindre la 3e Coalition contre la France, et, en fait, signe un traité secret d'alliance avec la France. À ce moment, ses forces disponibles étaient :

 

12 régiments d'infanterie

6 bataillons d'infanterie légère

 

2 régiments de dragons

4 régiments de chevau-légers

 

1 régiment d'artillerie

 

Infanterie

L'infanterie de ligne et les bataillons légers étaient identifiés à la fois par le nom de leur propriétaire et par leur numéro séquentiel.

 

 

Cavalerie

Chaque régiment comprenait 6 escadrons d'environ 100 hommes chacun, bien que l'effectif théorique ait été de 180. Pour la campagne de 1805 en l'occurrence, seulement 4 escadrons par régiment furent mobilisés, soit un effectif régimentaire de 400 hommes. Les 2 autres escadrons servaient de dépôt.

 

Artillerie

Le régiment d'artillerie était composé de 3 bataillons pour un total de 11 compagnies d'artillerie et 1 compagnie d'ouvriers, soit au total 1.837 hommes. Les calibres de campagne employés étaient le 12, le 6, le 4 et le 3 avec des obusiers de 7. Il n'y avait pas de batteries à cheval à cette époque. Pour la campagne contre l'Autriche, la Bavière engagea 4 batteries de campagne, chacune à 2 pièces de 12, 8 pièces de 6 et 2 obusiers. Quand Vienne fut occupée, la Bavière obtint 2 batteries à cheval autrichiennes qui furent rééquipées en batteries à pied de 6 pieces de 6. À la fin de 1805, un bataillon de transport fut créé, comprenant de 8 compagnies totalisait environ 1.000 hommes.

 

1806-1808

Avec le traité de Pressbourg, mettant fin à la guerre de la Troisième Coalition, la Bavière reçoit des territoires supplémentaires, y compris le Tyrol et le Vorarlberg, pris à l'Autriche. Cependant, la Bavière doit également céder Wurzburg et d'autres territoires du nord, pour créer le duché de Berg. Cela entraîne la perte des 11e et 12e régiments d'infanterie, ce dernier licencié pour mutinerie. La force des compagnies d'infanterie est augmentée à 185 hommes. La Bavière rejoint la Confédération du Rhin le 12 juillet 1806. En récompense de son adhésion au parti de Napoléon, Maximilien-Joseph est élevé au rang de roi.

  

En 1807, le 11e régiment d'infanterie est reformé, et un bataillon de chasseurs tyroliens est levé. Celui-ci reçoit le n°7, organisé en 5 compagnies, pour un effectif total de 888 hommes. Mais cet effectif théorique ne sera jamais atteint, en raison de l'impopularité de la Bavière au Tyrol. De plus, 2 corps de sécurité de montagne sont créés dans les régions alpines. Chacun contenait environ 1.000 chasseurs et 25 cavaliers. Une réserve de 6.000 hommes et 150 cavaliers est également organisée.

 

Un arrêté royal du 3 avril 1807 institue une garde nationale. Chaque cité et chaque ville doivent former des compagnies de 60 hommes. Quatre compagnies dont une désignée comme grenadiers forment un bataillon.

 

1809

Dans la perspective d'une reprise des hostilités avec l'Autriche, la Bavière devait faire face à deux problèmes :

a) défendre sa frontière avec l'Autriche et tenir jusqu'à l'arrivée du gros des forces françaises ;

b) défendre le Tyrol et y maintenir l'ordre, la province étant stratégiquement importante, et sur le point de se révolter contre la Bavière. En outre, le Tyrol contrôlait les communications avec l'Italie et menaçait le flanc d'une avance française en direction de la vallée du Danube.

 

La contribution de la Bavière à la Confédération du Rhin sera fixée à 30.000 hommes. En plus des garnisons, elle mettra en service 32.525 hommes en 34 bataillons, 26,5 escadrons et 13 batteries avec 78 pièces.

 

L'armée bavaroise consistait alors en :

 

13 régiments d'infanterie de ligne

6 bataillons d'infanterie légère (y compris les chasseurs tyroliens)

8 compagnies de garnison

 

2 régiments de dragons

4 régiments de chevau-légers

 

1 régiment d'artillerie

1 bataillon du train d'artillerie

 

Infanterie de ligne

Les hommes de la garde nationale furent triés pour fournir 6 (plus tard 12) bataillons de réserve, destinés à augmenter les effectifs des régiments d'infanterie de ligne. Chaque bataillon avait 4 compagnies de 135 hommes. Les bataillons de ligne et légers furent réorganisés comme décrit ci-dessous. Les régiments de ligne étaient numérotés de 1 à 14 (le numéro 12 vaquant) et les bataillons légers de 1 à 7.

 

 

Infanterie légère

Les bataillons légers étaient numérotés de 1 à 7, et étaient également connus sous le nom de leurs propriétaires. Quatre compagnies de fusiliers, une de grenadiers et une de Schutzen (élite) constituaient un bataillon de campagne. Pour la gestion administrative, une compagnie de dépôt était également considérée comme faisant partie du bataillon. L'effectif d'une compagnie était également de 150 hommes.

 

 

Cavalerie

Tous les régiments avaient quatre escadrons de campagne et deux escadrons de dépôt. L'effectif d'un escadron en campagne était d'environ 120 hommes.

 

Artillerie

Le régiment d'artillerie était divisé en 3 bataillons, chacun composé de :

 

1 batterie à cheval

2 batteries à pied

1 batterie de 12

 

Chaque batterie contenait 4 pieces de campagne et 2 obusiers, sauf celle de 12 qui disposait de 12 pièces. Un dépôt fut créé dans chaque bataillon.

 

Troupes auxiliaires

Au cours de la campagne, de nouvelles unités durent être levées, la situation dans le Tyrol se détériorant, et les unités de ligne envoyées loin à l'est. Ces nouvelles unités étaient :

 

1 bataillon de chasseurs volontaires (Freiwillige Jäger)

1 corps de fusiliers de montagne (équivalant à un bataillon), augmenté à 7.500 hommes par 3 bataillons supplémentaires

2 compagnies de pontonniers, chacune de 73 hommes.

 

Les Jäger et fusiliers de montagne étaient organisés comme l'infanterie légère.

 

1811-1812

En 1811, plusieurs changements eurent lieu dans l'armée.

 

Infanterie

Les 7e et 11e régiments d'infanterie furent dissous et un nouveau 14e régiment prit le numéro 13. La structure régimentaire était maintenant de 2 bataillons de campagne (chacun à 6 compagnies comme en 1809) et d'un dépôt de 4 compagnies. Les bataillons légers étaient également à 6 compagnies. L'effectif d'une compagnie était d'environ 150 hommes. Les chasseurs Tyroliens furent dissous. Enfin, 5 compagnies de garnison furent levées.

 

Cavalerie

Les 2 régiments de dragons furent convertis en chevau-legers, ce qui donna un total de 6 régiments. L'effectif régimentaire était de 1.068 hommes et 875 chevaux.

 

Artillerie

L'artillerie fut réformée en un Corps Royal d'Artillerie composé d'une brigade d'artillerie, d'un bataillon de transport et d'une compagnie d'ouvriers. La brigade d'artillerie comprenait 4 bataillons de 5 compagnies (1 à cheval et 4 à pied), 1 compagnie de réserve et 1 compagnie de sécurité (de 50 hommes) chargée de protéger les pièces.

 

1813

Après le désastre de Russie, la Bavière prit immédiatement des mesures pour reconstruire son armée.

 

Infanterie

Les dépôts et les 2e bataillons furent utilisés pour reconstruire les 1er bataillons des régiments de ligne. Les bataillons d'infanterie légère n'avaient plus que 3 compagnies, la première formée avec les meilleurs soldats survivants. La garde nationale fut rappelée pour constituter des bataillons à 4 compagnies de 165 hommes chacune.

 

Cavalerie

Les régiments n'avaient que 2 escadrons de 100 hommes chacun. Un nouveau régiment de cavalerie nationale (2 escadrons de 136 hommes) fut levé et renommé plus tard 7e chevau-légers.

 

Artillerie

Le régiment d'artillerie fut reconstitué à 20 compagnies, avec des hommes anciennement libérés des obligations militaires.

 

Changement d'alliance

Pendant l'armistice (du 4 juin au 20 juillet), le contingent bavarois quitta l'armée française, puisque la Bavière planifiait secrètement de changer de camp. Les Bavarois rentrèrent chez eux pour être remis en état. Un contingent autrichien les rejoignit. L'armée ne participera pas aux combats de la campagne de 1813, y compris Leipzig.

 

De nouveaux bataillons, de Landwehr cette fois, furent levés et incorporés dans les régiments de ligne. Ces bataillons comptaient 4 compagnies d'environ 120 hommes chacune.

 

L'artillerie fut une fois de plus réorganisée pour produire 4 batteries à cheval, 4 batteries à pied et 4 batteries de 12. En réserve, 2 batteries de 12, 1 batterie de 6 obusiers lourds et un train de pont.

 

En décembre, 3 nouvelles unités seront créées :

 

1 régiment de hussards (n°1)

1 régiment de chasseurs à cheval volontaires

1 régiment de uhlans à 8 escadrons de 125 hommes chacun.

 

À l'origine, les hussards et les chasseurs n'avaient chacun que 4 escadrons, mais furent augmentés plus tard à 6.

 

Enfin, un parc de siège sera formé comprenant 4 pièces de 24, 8 de 18, 12 de 12, 6 de 10, 4 de 7, 4 obusiers de 60 et 4 de 30.

 

1814

De nouvelles unités firent leur apparitions, mais aucune après l'abdication de Napoléon :

 

14e régiment d'infanterie de ligne

Régiment des grenadiers de la Garde royale

 

Le régiment des grenadiers fut organisé en 3 bataillons à 6 compagnies chacun, à partir des compagnies de grenadiers des régiments de ligne. Celles-ci seront remplacées dans les bataillons par une 5e compagnie de fusiliers.

 

Avec la récupération de Wurzbourg, le 12e régiment de ligne fut rétabli.

 

1815

De 1813 à 1815, l'organisation des unités de l'armée restera celle de 1809. Mais avec le retour de l'île d'Elbe et les 100 Jours, le risque d'être impliquée dans une nouvelle guerre amena la Bavière à mobiliser, mais l'opération ne sera pas achevée avant Waterloo. Néanmoins, de nouvelles unités avaient été formées :

 

1 régiment de ligne (n°15)

2 régiments de chasseurs à cheval

1 régiment de hussards (n°2)

1 régiment de cuirassiers

1 régiment de gardes du Corps (à cheval)

 

Tous les régiments de cavalerie étaient passés à 6 escadrons.

 


28/06/2018
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