L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

Royaume d'Espagne


Organisation de l'armée

Après avoir été la grande puissance du 16ème siècle, l'Espagne était en récession et proche du sous-développement, d'une part à cause d’un état de guerre presque permanent, d'autre part en raison de la politique de dépenses des réserves d'or sans souci de renouvellement ni de développement des activités manufacturières. Au début des guerres de la Révolution, les réserves étaient épuisées et le pays ruiné. Les Bourbon régnaient sur l'Espagne. Charles III était parvenu à amorcer une reprise économique, mais son successeur Charles IV n'était pas aussi capable.
 

Lorsque la Révolution française éclate, l'Espagne déclare la guerre à la République afin de rétablir les Bourbon ??sur le trône français. Les armées espagnoles, très peu opérationnelles, parviennent à s'avancer dans le sud de la France avant la signature de la paix à San Ildefonso en 1796. À partir de cette date, et jusqu'en jusqu'en 1808, l'Espagne restera un allié symbolique de la France. Ce choix lui coûte la plupart de ses colonies des Caraïbes que la Grande-Bretagne s'empresse de lui prendre. En 1805, les Espagnols perdront la majeure partie de leur flotte à Trafalgar. Il est important de savoir que le véritable souverain de l'Espagne était Manuel Godoy, soi-disant "prince de la paix", ami intime du roi et amant de la reine. Francophile, Godoy maintient l'alliance franco-espagnole, malgré une forte opposition interieure. L'héritier du trône d'Espagne était Ferdinand, prince des Asturies, un homme faible et sans esprit. Il voulait déposer son père et se débarrasser de Godoy.

L'armée espagnole à cette époque comprenait les unités suivantes :

 

Garde royale

Compagnie des Hallebardiers (152 hommes)

Régiment des Gardes espagnoles

Régiment des Gardes Wallonness

Garde du corps

Carabiniers royaux

 

Infanterie

35 régiments d'infanterie de ligne

12 régiments d'infanterie légère

10 régiments étrangers d'infanterie

 

Cavalerie

12 régiments de dragons

6 régiments de hussards

6 régiments de chasseurs

 

Artillerie

4 régiments d'artillerie

1 bataillon de sapeurs et mineurs

 

Garde

La compagnie Hallebardiers était composée de gardes du palais royal et n'était pas une troupe de combat. Les régiments des gardes espagnoles et wallonnes comprenaient chacun trois bataillons de quatre compagnies, pour un effectif régimentaire d'environ 3.000 hommes. Ces hommes étaient d'excellentes troupes et combattront généralement très efficacement dans la guerre à venir. Un régiment wallon était traditionnellement recruté dans les Pays-Bas autrefois espagnols, mais cette époque étant révolue, presque tous les hommes étaient des Espagnols.

Chacun des régiments des Garde du corps et des Carabiniers royaux, régiments de cavalerie, se divisaient en cinq escadrons. En 1808, les Garde du Corps comptaient 615 hommes et les Carabiniers 540 hommes.

 

Infanterie

 

 

 

Les régiments étaient identifiés par leur province d'origine. Chaque bataillon était composé de quatre compagnies de mousquetaires, à l'exception du premier qui comprenait deux compagnies de mousquetaires et deux compagnies de grenadiers. Il n'y avait pas d'infanterie légère intégrée ; en théorie, huit hommes par bataillon étaient formés comme tirailleurs pour la reconnaissance et l'escarmouche. L'effectif des régiments variait énormément, allant de 600-800 hommes par bataillon à quelques centaines par régiment. Le troisième bataillon servait de dépôt. L'infanterie légère était levée dans les provinces de Catalogne, de Navarre et de Valence. En retour, ces provinces étaient exemptées de certaines autres obligations militaires. Ces troupes étaient organisées en régiments d'un seul bataillon à six compagnies. En général, ces bataillons étaient maintenus à 1 200 hommes.

 

Régiments étrangers

L'armée espagnole intégrait dix régiments étrangers : 3 irlandais, 6 suisses et 1 napolitain.

 

Les régiments irlandais avaient été levés à l'origine avec des opposants à la domination britannique en Irlande. Avec le temps, ces régiments furent de temps en temps complétés avec d'autres étrangers et des espagnols. Chaque régiment était composé de trois bataillons, la structure du bataillon étant identique à celle des bataillons d'infanterie légère. L'effectif variait de 350 à 850 hommes par régiment.

 

Les régiments suisses étaient recrutés dans les cantons suisses. Chaque régiment était composé de deux bataillons, la structure du bataillon étant aussi celle des bataillons d'infanterie légère. L'effectif de ces régiments variait de 1700 à 2100 hommes.

 

Le régiment napolitain quant à lui, était un vestige de l'époque où l'Espagne avait des possessions en Italie. C'était un régiment à bataillon unique comptant 300 hommes. Mais il était en réalité composé principalement d’étrangers de nombreuses origines.

 

Cavalerie

Cette arme était probablement la moins distinguée de l'armée espagnole et souffrait d'un manque chronique de chevaux. Chaque régiment comprenait cinq escadrons pour un effectif de 700 hommes. Habituellement, quelques centaines d'hommes à la fois pouvaient être montés.

 

Artillerie

L'artillerie était la meilleure composante de l'armée espagnole et celle qui combattait le mieux. Chacun des quatre régiments contenait dix batteries de campagne. Cela représentait un total de 34 batteries de campagne, 6 batteries à cheval et 21 batteries de garnison. Les calibres utilisés étaient de 24, 16, 12, 8 et 4 livres. Chaque batterie était dotée de quatre à six canons et de deux obusiers.

 

Troupes de deuxième ligne

La menace d'invasion britannique (qui eu lieu en 1800) avait entraîné la mobilisation d'une milice, maintenue sous les armes depuis lors. Ces troupes se répartissaient en milice nationale et milice urbaine.

 

Milice nationale

4 régiments de grenadiers

43 régiments de milice

 

Les régiments de grenadiers comprenaient deux bataillons soit 1600 hommes en tout. Les bataillons de la milice devaient en principe être composés de six compagnies de 100 hommes chacune. Ces bataillons portaient le nom du district d'où ils étaient originaires. En général, leur effectif était plus fourni que ce qu'exigeait le règlement.

 

Milice urbaine

Il y avait 240 compagnies en tout :

114 portuaires et de fortifications côtières

41 d'invalides

85 de garnison.

 

En 1806, lorsque Napoléon s'engagea contre la Prusse, Godoy lança un appel aux armes national qui semblait être dirigé a priori contre les Français, en prélude à un changement de camp. Mais après Iéna, cette mesure fut annulée à la hâte, mais Napoléon n'en fut pas dupe. À partir de ce moment, l'Empereur fut déterminé à chasser les Bourbons du trône d'Espagne.

 

En octobre, un accord entre l'Espagne et la France fut signé à Fontainebleau. Celui-ci comprenai deux dispositions principales :

 

1. L'Espagne devait fournir un corps devant rejoindre les forces françaises en Allemagne, où se préparait une invasion de la Suède. Ce corps fut placé sous le commandement du marquis de la Romana et était formé d'unités d'Espagne et de la garnison espagnole à Rome. Ces unités ne purent être constituées que par d'importants prélèvements sur d'autres régiments. Le corps arriva en mai 1807, mais l'invasion n'eu jamais lieu. En conséquence, le corps fut chargé de surveiller la côte de la mer du Nord.

 

Le corps de La Romana était composé des unités suivantes :

 

Provenant d'Italie :

1 régiment d'infanterie (3 bataillons totalisant 2300 hommes)

1 régiment d'infanterie (2 bataillons totalisant 1504 hommes)

1 bataillon d'infanterie légère (1200 hommes)

2 régiments de dragons (540 hommes chacun)

1 régiment de chasseurs (540 hommes)

1 batterie d'artillerie à pied

1 batterie d'artillerie à cheval

 

Provenant d'Espagne :

2 régiments d'infanterie (chaque régiment était composé de 3 bataillons totalisant 2300 hommes par régiment)

1 bataillon d'infanterie légère (1200 hommes)

1 bataillon d'infanterie (780 hommes)

2 régiments de dragons (540 hommes chacun)

1 régiment de chasseurs (540 hommes)

1 batterie à pied

1 batterie à cheval

217 ingénieurs

 

2. L’Espagne et la France passèrent à un accord concernant l’invasion du Portugal. La France souhaitait éliminer le dernier bastion de la Grande-Bretagne sur le continent et combler ainsi un vide dans le système continental, tandis que l'Espagne espérait depuis longtemps annexer le Portugal. L’Espagne devait permettre le passage d’un corps français en route pour attaquer le Portugal et l'appuyer avec trois divisions espagnoles. En retour, Godoy recevrait le sud du Portugal comme principauté. Chacune des divisions espagnoles devait compter cinq à six régiments (chacun un ou deux bataillons) et un bataillon d'infanterie légère, pour un total de 5500 hommes. L'invasion eu lieu en octobre et novembre 1807 sans incident. Le Portugal fut rapidement battu et occupé.

 

1808-1815

 

L'abdication forcée du roi et de son fils provoquèrent le soulèvement de l'Espagne. Une guerre sanglante et impitoyable qui allait durer jusqu'en 1814 venait de commencer. Outre l'armée espagnole, les forces disponibles furent les suivantes de 1808 à 1814 :

 

UNITÉS D'INFANTERIE DE LIGNE

 

 

UNITÉS D'INFANTERIE LÉGÈRE

 

 

UNITÉS DE CAVALERIE

 

 


02/03/2019
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