L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

Électorat de Hanovre


Organisation de l'armée

Électorat puis royaume à partir de 1814, le Hanovre a toujours entretenu des liens étroits avec la Grande-Bretagne depuis 1714, année de l’installation de la Maison de Hanovre sur le trône des deux états, créant ainsi une union personnelle entre eux. Aux côtés de la Grande-Bretagne, le Hanovre se battra contre la France jusqu'à la paix d'Amiens en 1802. En 1803, quand les hostilités reprirent entre les deux nations, le Hanovre sera rapidement envahi par les troupes françaises. Entre 1789 et 1803, son armée était composée ainsi :

 

Régiment d'infanterie de la garde

Régiment de cavalerie de Leibgarde

15 régiments d'infanterie de ligne

10 régiments de cavalerie

Régiment d'artillerie

Corps du génie

Total : 17.000 hommes et 4.000 chevaux

 

Les régiments d'infanterie avaient un effectif total de 776 hommes dont 152 grenadiers, répartis en 2 bataillons composés chacun de 1 compagnie de grenadiers et 5 de mousquetaires.

 

La cavalerie comprenait le régiment de Leibgarde, 4 régiments de cavalerie (lourde), 4 régiments de dragons et 2 régiments de dragons légers. Chaque régiment avait 4 escadrons pour 380 hommes.

 

Le régiment d'artillerie alignait 2 batteries à cheval, 3 batteries à pied, 1 batterie lourde et 1 batterie de forteresse, chaque batterie étant équipée de 6 pièces chacune.

 

Le corps du génie comprenait une compagnie de pionniers-pontonniers et une compagnie de sapeurs-mineurs.

 

En 1803 le Hanovre est occupé par la France. Puis en 1805, il est cédé à la Prusse en échange de sa neutralité dans la 3e Coalition. Enfin en 1807, suite à la défaite de la Prusse, le Hanovre est absorbé par la Westphalie. Un grand nombre de soldats hanovriens s'échappent alors en Angleterre, où ils forment la "King's German Legion" (Légion allemande du roi). La France tente de son côté de lever une Légion hanovrienne, mais le peu de volontaires obligera à recruter des Allemands (régiment de Prusse), et même avec cet apport, la Légion ne représentera jamais plus qu'un maigre bataillon.

 

1813-1815

 

Quand les troupes russes et prussiennes envahissent le Hanovre au début de 1813, le recrutement de nouvelles troupes commence aussitôt pour rejoindre les armées coalisées. Au début sont levés 3 régiments d'infanterie et 2 de hussards, plus un détachement de Jäger, au total 16.000 hommes. Ces troupes augmenteront régulièrement jusqu'au rétablissement du royaume proclamé en novembre 1813. À cette époque, les forces hanovriennes alignent :

 

3 bataillons d'infanterie de ligne

6 bataillons d'infanterie légère

Feld Jäger Korps

30 bataillons d'infanterie de Landwehr

3 régiments de hussards

1 batterie d'artillerie

 

Les bataillons d'infanterie comprennent 4 compagnies sur le modèle prussien. Les régiments de hussards sont à 4 escadrons de 150 hommes chacun. Au printemps 1814, la Landwehr est amalgameé avec les unités de ligne pour former 10 régiments d'infanterie. Les Jäger rejoignent le 10e régiment.

 

1815

 

 

La plupart des hommes n’étant pas suffisamment entraînés pour la campagne qui allait débuter, 2 compagnies de la KGL furent versées dans chaque bataillon, tous les bataillons comptant alors 6 compagnies de 120 à 160 hommes chacune. Un bataillon, celui de Lunebourg, fut désigné comme infanterie légère et reçut en conséquence des compagnies de fusiliers. Les régiments de hussards conservèrent leurs 4 escadrons à 150 hommes chacun. Une deuxième batterie à pied fut ajoutée à l'artillerie, qui par ailleurs fut intégralement rééquipée de canons britanniques de 9.

 

Pour la campagne, les bataillons d'infanterie furent organisés en 9 brigades de trois à six bataillons chacune. Quatre de ces brigades formèrent une division du corps de réserve de l'armée de Wellington, le reste étant réparti dans les divisions allemandes. Les 3 régiments de hussards formeront une brigade de la réserve de cavalerie de l'armée des Pays-Bas. Si deux d'entre eux se comporteront très bien au combat, un autre, les hussards de Cumberland, cèderont à la panique à un moment critique, tourneront casaque et prendront la fuite pendant la bataille de Waterloo, galopant jusqu'à Bruxelles en annonçant la défaite de Wellington !

 

 


11/03/2019
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