L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

L'ÂGE DES AIGLES (FIRE & FURY NAPOLEONICS)

Royaume de Wurtemberg


Organisation de l'armée

1805

 

Après avoir conclu la paix avec la France en 1802, Frédéric duc de Wurtemberg signe un traité d'alliance avec elle. En vertu de ce traité, le Wurtemberg met à sa disposition un contingent de :

 

4 bataillons d'infanterie

2 bataillons de chasseurs à pied (Jäger)

Le régiment des Leib chevau-légers

2 batteries à 8 pièces.

 

En 1805, deux régiments de chasseurs à cheval de création nouvelle viennent s’y ajouter.

 

Le Wurtemberg entre dans la Confédération du Rhin en juillet 1806. En contre-partie, Frédéric de Wurtemberg est élevé au rang de roi et ses possessions augmentées par l’incorporation de principautés mineures de l’ancien Saint Empire Romain Germanique.

 

L'armée du royale est composée à cette époque des forces suivantes :

 

1 escadron de Gardes du Corps (100 hommes)

Bataillon des gardes à pied (697 hommes)

7 bataillons d'infanterie de ligne

2 bataillons de chasseurs à pied (Jäger)

2 bataillons d'infanterie légère

2 régiments de chevau-légers

2 régiments de chasseur à cheval

1 batterie d'artillerie à cheval

2 batteries d'artillerie à pied.

 

Infanterie

Le bataillon des gardes à pied comprenait cinq compagnies de 140 hommes chacune. Tous les autres bataillons de troupes à pied, quelles qu'elles soient, comprenaient quatre compagnies de 170 hommes chacune.

 

Infanterie de ligne du Wurtemberg

 

Les bataillons de ligne avaient une compagnie de grenadiers et trois de mousquetaires, tandis que les bataillons d’infanterie légère et de Jäger étaient composés quatre compagnies identiques : il n'y avait pas de compagnies d'élite. Les Jäger étaient armés de fusils rayés, l'infanterie légère utilisait le fusil standard. Ces différences d'armement mises à part, ils étaient identiques.

 

Cavalerie

Tous les régiments comprenaient trois escadrons pour un effectif réglementaire total de 400 hommes par régiment.

Artillerie Chaque batterie alignait quatre canons de 6 et deux obusiers de 7.

 

1809

 

La contribution du Wurtemberg à la Confédération du Rhin fut fixée à 12.000 hommes. Afin de répondre à cette exigence, l’armée fut accrue entre 1806 et 1808. Les bataillons d’infanterie de ligne furent amalgamés en trois régiments à 2 bataillons, la structure du bataillon restant la même. Comme de nouvelles unités avaient été levées en 1806 grâce à l'acquisition des nouveaux territoires, au début des hostilités la composition de l'armée était maintenant la suivante :

 

Garde

Bataillon de la garde à pied à cinq compagnies.

Régiment de cavalerie Leibgarde. Ce régiment était divisé en trois escadrons de 100 hommes :

1er : Leib Chasseurs

2e : Garde du Corps

3e : Grenadiers à cheval.

 

Infanterie de ligne

6 régiments de ligne

1 régiment d'infanterie légère (carabiniers)

2 bataillons Jäger

2 bataillons légers

 

Tout au long des guerres napoléoniennes, chaque régiment restera composé de deux bataillons à quatre compagnies chacun, les bataillons de ligne à 700 hommes, les bataillons légers à 600 hommes.

 

Cavalerie de ligne

2 régiments de chevau-légers

2 régiments de chasseur à cheval.

 

Chaque régiment comprenait quatre escadrons de 125 hommes pour un effectif total de 500 hommes.

 

Artillerie

2 batteries d'artillerie à cheval (la première appartenait à la Garde)

2 batteries d'artillerie à pied.

 

Les batteries d'artillerie à cheval avaient chacune quatre canons de 6 et deux obusiers de 7. Des deux batteries à pied, l'une avait quatre canons de 6 et deux obusiers de 7, l'autre mettait en œuvre quatre canons de 12 et deux obusiers.

 

Auxiliaires

1 bataillon de garnison (quatre compagnies)

12 bataillons de Landwehr (seulement cinq mobilisés)

Cavalerie de Landwehr

Gendarmes

 

1812

 

L’armée du Wurtemberg est alors composée des unités suivantes :

 

Garde

Bataillon de la Garde à pied

Régiment des Gardes à cheval

Batterie d'artillerie à cheval.

 

Infanterie

8 régiments d'infanterie de ligne

2 bataillons Jäger

2 bataillons légers

1 régiment de garnison.

 

Cavalerie de ligne

1 régiment de dragons

2 régiments de chasseurs à cheval 2 régiments de chevau-légers

 

Artillerie

3 batteries d'artillerie à pied

2 batteries d'artillerie à cheval

1 batterie d'artillerie de réserve

3 compagnies d'ouvriers

1 bataillon du Train.

 

Pour l'invasion de la Russie, le Wurtemberg mobilisa :

4 régiments d'infanterie

2 bataillons de Jäger

2 bataillons de d'infanterie légère (carabiniers)

4 régiments de cavalerie

2 batteries à 2 pied

2 batteries à cheval, au total 15.800 fantassins, 3.400 cavaliers, 32 pièces.

 

Au cours de la campagne, les Wurtembergeois seront à Smolensk et à Borodino, mais ils seront décimés pendant la retraite, et seuls 527 hommes rentreront, dont 277 valides et 250 malades.

 

1813

 

Pour reconstruire une nouvelle Grande Armée, le Wurtemberg est sollicité à hauteur de 13.000 hommes. Un régiment d'infanterie (n° 8) est dissous pour donner des cadres à deux autres. Les bataillons de Jäger et d'infanterie légère (carabiniers) sont reconstitués en un régiment de chaque. Ces régiments prennent les numéros 9 et 10 dans la ligne. La Garde, trois régiments de ligne, le régiment de dragons et deux batteries de 6 sont conservés dans le royaume pour en assurer la défense. Ces troupes sont complétées par deux bataillons de dépôt mobilisés. Mais le coeur n'y est plus, et pendant la bataille de Leipzig la cavalerie et l'artillerie désertent. Le 23 octobre, par le traité de Fulda, le Wurtemberg passe dans le camp des Alliés.

 

Du contingent engagé dans la Grande Armée, seuls 1.000 hommes, 180 chevaux et 2 canons regagnent le royaume. Le cabinet se met immédiatement en devoir de reconstruire une armée à partir des dépôts et de 6 bataillons de Landwehr constitués au printemps. Un régiment d'infanterie détruit à Grossbeeren est d'abord dissous, puis reconstitué. Un 9e régiment est formé à partir des deux bataillons de Jäger et un 10e à partir des deux bataillons légers. Les deux régiments de cavalerie qui avaient changé de camp à Leipzig sont licenciés puis reconstruits. La levée d'un 5e régiment de cavalerie est ordonnée. Fin novembre, presque toutes les pertes sont réparées et 8 nouveaux régiments de Landwehr ont été levés.

 

L'armée comprend maintenant :

 

21 bataillons d'infanterie

8 bataillons de Landwehr

28 escadrons

7 batteries.

 

Les bataillons d'infanterie comprennent toujours 4 compagnies pour un effectif total de 1.434 hommes, ceux de la Landwehr 5 compagnies pour 1.035 hommes. Les régiments de cavalerie sont à 4 escadrons de 580 hommes chacun. Les batteries à pied comptent chacune 138 hommes, les batteries à cheval 154 et armées de quatre canons de 6 et deux obusiers de 7. À la fin du mois d’octobre, 2 régiments d’infanterie, 2 compagnies d'infanterie légère (carabiniers), un régiment de cavalerie et une batterie à pied sont prêts à rejoindre les Alliés, mais trop tard pour participer à la bataille de Hanau. Deux autres compagnies d'infanterie légère (carabiniers) rejoindront en novembre. En décembre, le contingent wurtembergeois rejoint l'armée coalisée avec 4 régiments d'infanterie, 2 régiments de cavalerie et 3 batteries supplémentaires, son effectif total maintenant porté à 12.000 hommes.

 

1814

 

Pour continuer la lutte contre la France, les Alliés sollicitent du Wurtemberg un contingent composé des unités suivantes :

 

La Garde

10 régiments d'infanterie

1 régiment d'infanterie légère (carabiniers)

7 régiments de Landwehr

4 régiments de cavalerie

6 batteries d'artillerie, au total 24.115 fantassins, 2.958 cavaliers et 48 pièces.

 

La Garde et un régiment de landwehr demeurent dans le royaume et le reste de l'armée est regroupé dans le IVe corps commandé par le prince héritier de Wurtemberg, composé d'une division d'infanterie et d'une division de cavalerie.

 

1815

 

Pour la campagne visant à débarasser définitivement l'Europe de Napoléon, le Wurtemberg fournit 3 divisions d'infanterie et une division de cavalrie formant le IIIe corps de l'armée de Schwartzenberg, et comprenant :

 

9 régiments d'infanterie

1 régiment de carabiniers

3 régiments de Landwehr

4 régiments de cavalerie

1 compagnie de pionniers

5 batteries d'artillerie (deux de 6 à cheval, deux de 6 à pied, une de 12 de réserve), au total : infanterie 21.178 fantassins, 3.700 cavaliers et 40 pièces.

La bataille de Waterloo mit fin à la campagne avant que cette armée n'ait eu à intervenir.

 


28/01/2019
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